L’invention des ailes … Mon avis


l'invention des ailesC’est un récit à deux voix qui s’élabore dans ce roman sur fond d’esclavage, de discrimination, de conventions et d’incompréhension : la voix de Sarah, jeune fille blanche et celle de Handful, esclave du même âge. Les deux évoluent en parallèle dans deux univers complètement opposés avec des problématiques similaires : la quête de la liberté et de l’épanouissement personnel.

C’est un très beau roman que nous livre Sue MONK KIDD. L’invention des ailes est unique et, si j’ai déjà parcouru ce monde-là dans de nombreux ouvrages comme La couleur des sentiments, l’esclave aux collines, cette histoire-là présente des sentiments intenses et des situations nouvelles, à la limite du fait historique.

En effet, Sue MONK KIDD nous livre, en final, ses sources (bien existantes et réelles) et le côté fictif de son oeuvre.La couverture de ce livre présente bien un arbre d’Afrique le fameux baobab. Il n’est pas anodin et il guide spirituellement Handful. C’est l’arbre aux âmes. Les personnages enfantins aussi, existent. Ensemble, arbre et silhouettes, racontent le passé de la famille de cette jeune esclave. C’est le fameux « quilt » de la maman de Handful puisque l’écrit et la lecture leur sont inaccessibles et même interdits, ce sera par les images sur un patchwork de tissus que la mémoire de cette femme brisée sera transmise. Ces morceaux de vie reprisés représenteront l’espoir d’une vie meilleure.

Ce livre se partage en plusieurs tranches de vie. Les deux héroïnes se côtoient, tentent même une amitié mais leurs mondes les séparent tout au long de leur vie. C’est donc, chapitre après chapitre, qu’on expérimente l’existence de l’une, puis celle de l’autre, au début dans la même plantation, puis éloignées et séparées.

Dans l’enfance, les sentiments sont dépeints. On ressent les émotions, les désillusions et les déceptions. L’espoir nous guide… Puis vient le moment de l’adolescence et des ruptures définitives; puis, le monde adulte et ses obligations, ses meurtrissures et enfin, le commencement de la vieillesse.

Plus les pages se tournent, plus la vie de Sarah devient « historique » et impliquée politiquement parlant. Celle de Handful, esclave, reste très proche de son vécu. Son histoire reste charnelle et viscérale. J’ai aimé suivre leur évolution. On sent un roman bien documenté. Sue MONK KIDD a voulu nous dévoiler une vérité.

C’est un très beau roman, émouvant et riche de faits vécus. Le côté « romancé » n’est pas la priorité dans cette oeuvre. Il dépeint les prémices de l’abolitionnisme et les premiers pas vers le féminisme et les droits des femmes.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥

Publicités

2 commentaires sur “L’invention des ailes … Mon avis

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :