Si on parlait de… d’adaptations cinématographiques


Je n’avais pas prévu de parler des adaptations cinématographiques. Pourtant, je suis allée voir Hunger Games : la Révolte (2) et mon article s’est élaboré naturellement à la sortie de la salle de cinéma… Ce fut comme une révélation : j’avais matière à dire sur le sujet proposé par la tête dans les livres

Cinéma si on parlait de copie

Avant ou après la lecture ? Je n’ai jamais lu les livres d’Hunger Games. Hunger GameL’écriture de Suzanne COLLINS m’est totalement inconnue. L’histoire, par contre, je l’ai découverte sur les écrans de cinéma. Dernièrement, ce sont les épisodes de la révolte que j’ai visionnés. Je pense sincèrement que j’aurais adhéré à l’intrigue si j’avais lu les mots de cette auteure. Au cinéma, mon intérêt a été très modéré, allant même jusqu’à me lasser des aventures de ces héros. Peu crédibles, j’avoue ne pas être fan du film.

Alors, pour ce livre, je dis AVANT : il vaut mieux le lire avant que de regarder l’adaptation cinématographique.

Des livres que je ne voudrais pas voir en film ?

Pour cette idée, des livres fantastiques me plaisent énormément mais je suis persuadée Traqué tome 1que les aventures des personnages ne m’attireraient pas autant au cinéma.

Je pense à Traqué d’Andrew FUKUDA avec sa multitude de zombies ou à Martyrs d’Olivier PERU et ses fantômes. Martyrs 1

Les progrès du cinéma sont importants mais il faudra encore un peu de temps, à mon goût, pour mettre en images ces personnages irréels et leurs pouvoirs surnaturels.

Je pense que certains livres sont mieux en version texte qu’en version cinéma.

Les mots auraient-ils une force que les images briment ? 

En général, je préfère lire les livres avant de les découvrir sur les écrans. J’aime tourner les pages au fur et à mesure de mes envies. J’aime faire durer le plaisir sur plusieurs jours.voleuse de livres Un film est si court, si éphémère… pas le temps de faire une pause pour s’imprégner du monde et de ses personnages.

J’ai lu La voleuse de livres de Markus ZUSAK. Les mots étaient puissants, les émotions immenses. Cette narratrice, sous les traits de la Mort, existe et nous fait part de ses états d’âme légitime. Et dans le film, qu’en est-il ? On entend une voix off. L’adaptation est, selon moi, très réussie, mais cette kyrielle de sentiments n’a jamais été aussi forte que dans le livre.

Alors, je me pose une question : si j’avais vu le film avant de lire l’oeuvre ? Aurais-je été autant émue par l’histoire de cette enfant ? Plus ou moins ?

Les textes ont un pouvoir.

L’auteur nous parle à travers ses paragraphes et ses lignes mais il tait aussi des tas d’idées et de sentiments que le lecteur se fait une joie de découvrir. Parfois l’auteur se joue du lecteur pour le mener vers une fausse piste mais il sème des tas d’indices pour nous faire douter. Le plaisir du lecteur réside dans cette recherche. Percer le mystère avant les mots dits, quelle joie !

Lequel du film ou du livre me touche le plus ?

Un film peut être très fort Affiche officielle de Mon Roi.et il peut chambouler autant qu’un coup de cœur puisé dans un livre. J’en ai la preuve. Mon roi, film de MAÏWENN m’a secouée et j’ai toutes les peines du monde à définir ce que j’ai apprécié dans ce film où la passion est dévorante et destructrice autant que motrice. Sans nul doute, pour moi, ce film est très réussi et, pour une fois, le film suffit à lui-même…

C’est l’exception qui confirme la règle ! Je pense les livres capables de plus m’émouvoir que les films…

En général, les livres ont le don de laisser la liberté d’interprétation aux lecteurs.

J’ai lu l’ami allemand de Joseph KANON et quelques L'ami allemandannées plus après, j’ai vu l’adaptation cinématographique. Quel étonnement a été le mien d’avoir en mémoire une histoire totalement différente de la version filmée ! Mon esprit m’aurait-il joué des tours ou est-ce les mots de l’auteur qui laissaient plusieurs interprétations des faits ? Tant et si bien que j’ai assisté à deux histoires assez lointaines : le livre et le film m’ont conté deux expériences différentes et pas moins intéressantes.

L’homme qui voulait vivre sa vie de Douglas KENNEDY fut une autreL'homme qui voulait vivre sa vie expérience pour moi. Le film m’a tellement plu qu’il me semblait incontournable de découvrir l’auteur. Ce que je fis. Je fus alors surprise de découvrir la même histoire dans un monde professionnel différent et dans deux pays lointains. Beau vécu de se confronter à deux histoires d’une même intrigue !

L’un (le film ou le livre) empêche l’autre ?

Dans mon vécu, la présentation d’un film peut me mener au livre et éveiller mon intérêt pour le texte. nos étoiles contrairesL’inverse est plus rare car, une fois l’intrigue et la chute découvertes, mon intérêt est beaucoup moindre.

Je pense à nos étoiles contraires de John GREEN. La bande annonce a fait naître en moi une envie, le livre a fait jaillir mon plaisir et le film m’a permis de partager l’aventure avec mes proches. Ensemble

Le film Ensemble c’est tout d’Anna GAVALDA a prolongé mon plaisir du livre. En alternance, je lis et relis cette rencontre, je savoure le jeu des acteurs… De l’un à l’autre, je vais, je viens… j’adore !

Pour terminer, je pense que le plaisir d’un film est différent du plaisir des livres. Nos objectifs sont différents : rapides et totalement interprétés, le film répond à un plaisir satisfait immédiatement ; le livre prolonge ce plaisir dans le temps. Il suscite des images personnelles, des sentiments qui sont propres aux lecteurs. L’un et l’autre sont complémentaires… Je profite des deux et, en ce moment, plus des histoires écrites..

Bonne semaine. A bientôt !

 

 

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8 commentaires sur “Si on parlait de… d’adaptations cinématographiques

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  1. Je suis plutôt d’accord avec toi,sur le fait qu’un film ne pourra jamais retranscrire fidèlement tout ce que le livre a pu nous faire ressentir.
    J’ai tendance à lire le livre avant de voir le film depuis que j’ai le blog mais étant ado, j’ai découvert « Ensemble, c’est tout » et « Into the wild » en films et je n’arrive pas à sauter le pas vers le roman car j’ai justement peur d’être déçue dans ce sens-là.

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  2. Je m’excuse d’avance s’il y a deux commentaire : j’en ai posté un (non fini, par inadvertance), et quand j’ai voulu le modifier, il n’existait plus (« 0 commentaires » écrit sur ton article…)

    J’ai deja fait une très longue réponse ici : http://wp.me/p2KGHp-KV alors je vais parler d’un peu autre chose.
    Je préfère lire le livre après le film, ainsi je ne perds que 2h si je n’ai pas aime. Après, il m’arrive de me dire que le livre sera meilleur alors je peux tenter la lecture quand même.
    Si c’est une série, une trilogie… après avoir vu le premier film, j’enchaîne la lecture des tomes ! Comme « Le Seigneur des Anneaux », ou « Hunger Games » par exemple.
    Pour ce qui est de connaître déjà l’histoire, ça ne me dérange pas. Quant aux émotions, s’il est vrai que la finalité des mots et des acteurs est la même, je trouve qu’ils dégagent des choses très différentes. Comme dans « Avatar, le dernier maître de l’air » – et là je parle donc d’une adaptation série télé – cinéma. La série est de l’animation 2D, et le film est avec de vrais acteurs. Je vais le cantonner à une seule scène car j’aurais beaucoup à dire : la mort d’un personnage secondaire. Dans la série, je pleure encore à chaque fois que je regarde la scène (bon, OK, à force, j’ai juste les yeux très humides). Dans le film, alors que je n’avais vu la série qu’une seule fois, je suis restée de marbre. Les acteurs n’ont pas réussi à me transmettre la moindre émotion. C’est dommage car c’est une scène très forte normalement.

    Un roman dont j’aimerais voir l’adaptation, ce serait par exemple la trilogie des ténèbres de Jean-Luc Bizien.

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    1. Je suis allée lire ton commentaire en suivant le lien. Beaucoup d’idées ressortent de ce thème. C’est très intéressant !
      Il n’y a pas qu’une seule réponse, me semble-t-il… Tout dépend du livre et tout dépend du film… Peut-être que notre critique varie aussi en fonction de nos compétences. Le cinéma fait appel à plusieurs dimensions : le jeu des acteurs, celui des caméras, le décor, le scénario, les effets, les plans… Je me sens plus apte à juger les textes, je suis plus compétente dans ce domaine. Certains le sont dans les deux…
      Je discutais de critiques avec quelqu’un. Les critères ne sont pas les mêmes pour une oeuvre cinématographique que pour une oeuvre littéraire.
      D’ailleurs, cela me donne une idée de « Si on parlait de… » : Et si on parlait de nos critères d’évaluation d’un livre ?

      Aimé par 1 personne

      1. Oui et il faut dire aussi qu’en fonction de notre vécu, de nos expériences, on n’a pas forcément le même ressenti face à un texte ou aux images.
        L’adaptation, quelque soit son support, je pourrais en parler des heures !

        Les critères d’évaluation seraient aussi un bon sujet. J’avoue que déjà, là aussi, on peut commencer en parlant de notre vécu. On n’y prête pas attention au quotidien, et pourtant, il le rythme !

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