Perfidiae de MacARTHUR : à découvrir !

Je sors d’un véritable pavé. Heureusement, que je n’avais pas conscience de cette densité avant de me jeter dans ce roman. Peut-être me serais-je découragée, à tort.

Perfidiae de G. MacARTHUR est un roman d’espionnage, très attachant. Rien que son titre est un mystère que je vous conseille. Ce livre m’a embarquée, comme dans une série télévisée, dans des contrées lointaines, dans des réflexions intéressantes, dans un tourbillon d’intérêts et de trahisons. Un énorme et bon moment de lecture.

Le résumé des éditions LIBRINOVA (auto-édition)

Alexis Kostas, soupçonné d’avoir acquis illégalement des œuvres d’art pour le compte de la Réunion des Musées Nationaux lorsqu’il en était le directeur, négocie sa remise de peine en échange de certains contacts. Plus qu’une affaire financière, les accusations portent également sur un appui à des réseaux terroristes. Mais peu après avoir révélé à son avocat les informations dont il dispose, Alexis est retrouvé mort dans sa cellule de la prison de la Santé. Rafael Cottet, alias El Toro, qui enquêtait sur le dossier Kostas, voit l’affaire prendre une tout autre dimension. Aidé de son assistante Sophie Van Raet, il s’intéresse à la veuve, Irina, dont les agissements ne sont pas d’une totale transparence… Dans le même temps, Eric Le Floch, homme d’affaires à succès, reçoit la proposition d’investir au Sud-Soudan dans le cadre d’une opération humanitaire de grande ampleur, dont les bénéfices financiers sont également prometteurs. Quel est le lien entre ces affaires ? Et en quoi cela concerne-t-il Thomas, l’ex-avocat devenu saunier sur l’île de Ré, et sa rencontre avec Maître Claire Carelli, récemment associée dans un cabinet influent ? Entre géopolitique et terrorisme, plongez dans un thriller d’espionnage haletant !

Une galerie de portraits orchestre les chapitres de cette intrigue financière. Les chapitres sont de bonne taille, chacun ayant trait à un personnage. Forcément, on s’attache à l’un d’eux, voire à plusieurs personnalités. Rapidement, je pense à Rafaël, le commandant Cottet, et sa recrue, quasi geek, Sophie. J’ai eu un coup de cœur pour l’avocate Claire, un peu moins pour son partenaire, David.

On voyage dans ce livre, de l’île de Ré, avec Thomas, l’ancien parisien devenu saunier, ou grâce à Eric Le Floch, un riche homme d’affaires, qui nous mène de Paris, au Soudan, à Miami.

Vivant en Afrique depuis plusieurs années, je retrouve ces paysages et les caractéristiques de ce continent. Le dénouement de ce livre n’échappe pas à la réalité, et j’avoue avoir apprécié d’y trouver une certaine vérité.

Cette histoire fictive m’a aussi amenée à m’intéresser à ce pays tout jeune, le Soudan et le Soudan du sud. Quelques événements prennent maintenant sens : le Darfour, le pouvoir, les réseaux terroristes. J’ai aimé la complexité de cette enquête, qui n’est jamais qu’une seule investigation mais qui impose le travail et la cohésion de différents services qui croisent (ou pas) leurs informations.

Jamais, je ne me suis sentie perdue dans les méandres de cet univers. Au contraire, j’ai suivi chaque détracteur alors que les mondes financiers, politiques et artistiques me sont plutôt inconnus.

Merveilleuse intrigue, bien documentée, riche, je n’évaluerai ce roman que positivement malgré de minimes oublis dans la correction du texte. Cela bloquera certains lecteurs. J’en fais abstraction car, auto-édité, on ne peut reprocher à G. MACARTHUR de laisser derrière ces 850 pages une petite dizaine d’imperfections comme un mot en trop, une faute de frappe ou une erreur de terminaison.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡

Je remercie l’auteur et LIBRINOVA, pour ce service de presse.