Jane AUSTEN : Raison et sentiments

Le résumé des éditions 10 x 18 : En amour, comme en tout, rien n’a changé depuis le 19eme siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s’abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l’amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ? Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire.

Je ne lis pas Jane AUSTEN comme je m’engage dans l’écriture d’un écrivain contemporain. Il me faut un temps d’adaptation pour entrer dans le contexte et l’histoire. Quelques chapitres suffisent à appréhender les discours et les dialogues, les points de vue du narrateur et de ses personnages que l’auteure nous livre sans masque. C’est une belle expérience que de vivre Raison et sentiments même si celle-ci n’est pas aussi magique et enjouée face à ma première découverte que fut Orgueil et Préjugés.

Les histoires sont similaires malgré tout. La société est décrite avec un réalisme tel qu’on s’y croirait. J’y retrouve un franc parler et des idées qui, aujourd’hui, parfois dissimulées, restent d’actualité et bien ancrées. Je pense aux influences, aux liens sociaux souvent choisis par profit, à la rumeur (médiatique), à l’opinion commune qui domine. Bref, ce récit du XIXème siècle me semble d’actualité derrière des traditions et des coutumes passées.

Cette fois, ce sont deux sœurs qui retiennent l’attention de la narratrice, impliquée assez personnellement dans le récit. Deux personnalités différentes, élevées vers l’altruisme malgré tout, le respect et l’empathie. Les demoiselles Dashwood font l’expérience de l’amour, chacune à leur manière, d’une manière réfléchie pour l’une, plus passionnelle pour la seconde. Les deux expériences semblent être des tromperies. J’apprends comme les héroïnes que la vie n’est pas toute belle, ni sombre, elle est à l’image des épreuves du destin, mitigée, faite d’obstacles et de choix que chacune affronte avec ses convictions, ses faiblesses et ses forces.

Jane AUSTEN me dresse une galerie de personnages, contrastée. Parmi toute, une figure m’interpelle et me prête un sourire indulgent : celui de la mère, Mme Dashwood, qui m’apparaît comme un vrai portrait, réaliste et contemporain. Elle (re)vit ses désirs et sa passion à travers l’amour de sa jeune fille. Elle s’y investit avec toute la force et l’émotion d’une femme aimante, aveuglée, dotée de sincérité et d’une grande innocence, comme si sa propre expérience de l’existence n’existait pas.

Ce roman est certes « fleur bleue » mais il me convient beaucoup parce qu’il dépeint des sentiments purs, un bonheur qui triomphe malgré la noirceur de personnes et d’une société impitoyable. Je ne regrette nullement cette lecture. Au contraire, elle correspondait parfaitement à mes attentes du moment : un peu de légèreté dans ce monde de conflits et de turbulences.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ 1/2 ♡

Un commentaire sur “Jane AUSTEN : Raison et sentiments

Ajouter un commentaire

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :