Le bruit des pages : fantastique !

La couverture de ce livre n’est pas seulement belle. Elle invite à la lecture. Cette première page du livre a beaucoup d’atouts pour me plaire : le titre en référence aux livres, cette jeune femme virevoltante dans ce temps indéfinissable, entre présent et début XXème, la légèreté, la délicatesse et une promesse que l’auteure a su tenir : des moments de lecture intenses.

Deux héroïnes se partagent cette œuvre : une jeune femme à la marge d’une société où elle ne semble pas s’intégrer parfaitement. Rêveuse, en quête d’idéaux, romancière, aventurière d’un passé russe révolutionnaire, c’est Eva… Mais aussi, Apollinariva, son alter égo du passé, à son image, passionnée, idéaliste aussi, en quête d’un amour impossible.

La magie de ce roman réside dans le choc des rencontres, impalpables, irréalistes. Seules les écritures peuvent créer ce monde fictionnel qui fonctionne parfaitement entre les mains de Livia MEINZOLT.

Les références littéraires sont nombreuses et pertinentes. Comme dans La Bibliothécaire de GUDULE (œuvre de littérature pour les plus jeunes), on savoure les entrées dans d’autres pensées et d’autres romans avec un plaisir immense.

Le bruit des pages est très agréable à découvrir mais ce qui est fantastique (le mot est assez pertinent dans ce contexte), c’est cette ouverture vers d’autres… d’autres auteurs, d’autres siècles, d’autres mondes et d’autres pensées.

L’histoire d’amour est touchante, unique, magique, tragique. Le contexte est un petit bijou d’anecdotes et de faits. Les descriptions ne manquent ni de détails, ni d’intérêt. J’ai savouré cette histoire pour le fond et pour la forme, pour l’intrigue, la passion, les idées… Bref ! Je n’ai pas boudé mon plaisir. Je reviendrai vers cette auteure, incontestablement.

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Le résumé des éditions CHARLESTON : 2016, Paris Éva hérite d’une librairie dans le quartier de la Butte aux Cailles. Les exigences du vieux propriétaire avec lequel elle s’était liée d’amitié ? Que la librairie ne soit jamais vendue et qu’Éva y conserve un tableau représentant une jeune femme, penchée sur un carnet, aux pieds d’un acacia majestueux. Bientôt, elle se prend à imaginer la vie de la femme du tableau, Apollinariya Ivanovna Lubiova, une jeune aristocrate russe, vibrante de rêves et d’idéaux au coeur de l’été 1916. Mais tandis que les mois passent, fiction et réalité semblent se confondre… Et si la librairie renfermait des mystères insoupçonnés ? Le voyage d’Éva à Saint-Pétersbourg pourrait-il l’aider à comprendre le lien étrange qui l’unit à Apollinariya ?

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