L’été des oranges amères de Claire FULLER

Le résumé des éditions STOCK – 3 juin 2020 : À 39 ans, Frances Jellico s’apprête à vivre son premier été de liberté. Enfin délivrée de son tyran de mère, Frances a été missionnée pour faire l’état des lieux du domaine de Lyntons. Jadis somptueuse propriété au cœur de la campagne anglaise, Lyntons est désormais un manoir délabré qui peine à se relever des années de guerre.
Dès son arrivée, Frances réalise qu’elle n’est pas la seule occupante des lieux : Peter et Cara, un couple aussi séduisant que mystérieux, sont déjà installés. Lorsqu’elle découvre un judas dans le plancher de sa chambre – qui lui offre une vue plongeante sur leur salle de bains – sa fascination pour eux ne connaît plus de limites.
Ses voisins se montrent très amicaux, et plus les jours passent, plus Frances se rapproche d’eux. À mesure que l’été se consume, que les bouteilles de vin se vident et que les cendres de cigarettes se répandent sur le vieux mobilier, Frances commence à entrevoir le passé tourmenté de Cara et Peter. La vérité laisse place au mensonge, les langues se délient, les souvenirs ressurgissent, au risque de faire basculer cet été 1969.

La plume de Claire FULLER est originale. Je retrouve qu’elle possède une manière spéciale de narrer, un style qui m’avait marquée dans Un mariage anglais. Tout tient à l’ambiance et au contexte. Une nouvelle fois, on se retrouve dans une propriété atypique, avec des personnages curieux et intrigants, des individus complexes et ambivalents.

L’ambiance est pesante, presque glauque, inquiétante, malsaine. Surveillance, voyeurisme, intrusion dans la vie de l’autre… J’ai du mal à exprimer mes émotions tant elles sont intriguées et parfois malmenées. Chaque chapitre a son lot de questionnements. Je reste le plus souvent sur ma faim, je n’obtiens pas les réponses à mes interrogations.

A la fin du livre, il en est de même. J’ai du mal à séparer le vrai du faux, la réalité de l’interprétation de la narratrice. Je ne pense pas avoir capté l’essentiel du caractère et du vécu de ce personnage. Certains points m’ont satisfaite comme le départ du livre qui est surprenant : une vieille femme très malade sur son lit de mort, le passage furtif de soignants et la présence de ce vicaire qui est aussi un ami du passé. D’autres points me laissent pantoise et incrédule : quels sont les dires vrais de Cara ? ceux de Frances ? Qu’est-ce qui relève de l’affabulation ou de la stricte vérité ?

Ce livre est un mystère pour moi… Je me demande si je suis restée suffisamment concentrée pour en capter toute l’essence et tous les messages qui s’en dégagent. Au final, je sors de cette lecture avec de multiples interrogations, un sentiment de malaise et un arrière-goût amer… Je ne sais pas si je rentrerai dans une nouvelle histoire de cette auteure qui « m’échappe » toujours… un peu.

Je remercie les éditions STOCK, via le site NETGALLEY, pour ce service de presse. Je suivrai avec attention les avis des autres lecteurs.

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