Sur le toit de l’enfer d’Ilaria TUTI

Le résumé des éditions POCKET – 10 octobre 2019 : Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le cœur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut…

Ilaria TUTI est une auteure qui m’aura émue. Le thème de son livre, son héroïne, son enquêteur fraîchement accueilli dans ce village montagnard italien, son bourreau et le paysage qu’elle décrit sont autant d’arguments que de points positifs. Contrairement à tous les polars où l’injustice et l’horreur sont centraux, de ce livre, je ressors touchée.

L’ambiance est aussi oppressante que froide. J’adore cette neige qui tombe sur les indices et qui glace les victimes. La montagne est comme un labyrinthe, elle cache des pistes inconnues. Les refuges les plus étranges se dissimulent dans la végétation qui peu à peu est rognée par un dérangeant projet de domaine skiable.

Le commissaire Battaglia est un personnage atypique comme on en trouve dans les nouveaux polars. Cette fois, c’est une femme vieillissante, à la langue acérée mais de bon coeur et empathique envers les tueurs qu’elle traque. Elle se vante de connaissances dignes des plus grands profilers alors que le jeune Massimo fait pâle figure à ses cotés. Les premiers pas qui mettent en scène ce jeune enquêteur de la ville dans les premiers chapitres ne le ménagent pas et pimentent davantage cette enquête terrible. Les joutes verbales entre la supérieure et le nouvel arrivé donnent un rythme et un attrait à cette relation extra ordinaire.

Comme dans tous les villages, davantage dans les lieux reculés et quasi inaccessibles, les habitants sont hostiles aux nouveaux venus, aux touristes mais encore plus aux policiers qui ne sont pas du cru. Teresa Battaglia lutte avec force et fermeté… Elle observe, elle mémorise, elle analyse le moindre indice révélant des secrets inavouables. Quel lien voit-elle entre cette bâtisse qui surplombe la vallée, des faits passés où le silence est payé et ces êtres dépourvus de ce qui est le plus vital ? Pourquoi ces morts et ces êtres épargnés ?

Quant au bourreau, c’est un drôle d’humain, à la psychologie complexe, un visage qu’on ne peut saisir et que le commissaire nous éclaire jusqu’à le rendre compréhensible et crédible.

C’est un thriller assez atypique, angoissant et prenant que je n’oublierais pas. Il est oppressant comme tous ces policiers où l’enfermement est au centre de la problématique, terrible et éprouvant jusqu’à l’abomination.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :