La petite bibliothèque du bonheur de Felicity HAYE McCOY

Le résumé des éditions FEMME ACTUELLE – 08 juin 2017 : C’est en Irlande qu’Hannah, l’amoureuse des livres, est bien décidée à reconstruire sa vie ! Hannah Casey menait une vie dorée, à Londres, jusqu’à ce qu’elle surprenne son mari avec une autre femme. Bouleversée, elle rentre chez sa mère, dans son village natal, sur la côte ouest de l’Irlande. Rapidement, elle trouve un poste de bibliothécaire et s’investit pleinement dans ce travail qui la passionne. Cependant, ce nouveau départ, à 51 ans, est loin d’être facile. D’autant que la cohabitation entre Hannah et sa mère tourne rapidement au vinaigre. Hannah songe alors à la maisonnette délabrée, perchée sur la falaise, que lui a léguée sa grand-tante. Elle décide de s’y installer et de rénover la bâtisse, avec l’aide de Fury, un maçon charmant et enjoué qui commence… par lui prêter une chèvre pour tondre sa pelouse ! Grâce à lui, Hannah découvre peu à peu la vie farfelue du village, les personnalités attachantes qui le composent, mais aussi les liens forts unissant ces familles isolées dans la campagne irlandaise. Quand elle apprend que la bibliothèque est menacée de fermeture, Hannah sait qu’elle pourra compter sur ses nouveaux amis pour l’aider à se battre et à surmonter cette épreuve.

La petite bibliothèque du bonheur a des atouts incontestables :

  • le cadre : une petite bourgade sur une péninsule, en Irlande. Le refuge d’Hannah se situe dans la maison de sa mère mais son petit nid qu’elle envisage de rénover est une maisonnette délabrée perchée sur une falaise qui surplombe la mer… Ne cherchez pas le nom du village sur une carte, il n’existe que dans l’esprit de l’auteure, Felicity HAYE-McCOY. Dommage !
  • Les habitants : Comme dans toutes les communautés, notamment celles qui vivent un peu éloignées des grandes agglomérations, la vie est précieuse, les relations comme celles d’une famille. Il y a les aînés, les plus jeunes, les austères et les taiseux, les aidants, les profiteurs, une bibliothécaire Hannah, sa mère Mary (pas très agréable mais très aimante malgré tout), un maçon Fury… Bref, des liens, des oppositions, des mystères et de petits complots. Ici, il est question d’immobilier, d’un nouveau site et de la disparition de la bibliothèque. C’était une bonne base, seulement, le conflit autour de la bibliothèque arrive assez tardivement dans l’histoire. Les combats pour la sauver (entre autres) se situent pendant le dénouement… J’ai l’impression que l’auteure a mis trop de temps à poser les bases de son histoire à mon goût. J’ai un peu décroché (je ne vous le cache pas).
  • Un personnage principal atypique. Hannah est bien différente des femmes que l’on trouve dans ce genre de littérature. Elle a 51 ans, c’est une femme mature qui a vécu, trahie par son mari qui l’a trompée. Durant les chapitres qui s’écoulent sous nos yeux, elle lutte intérieurement contre cet homme qu’elle a aimé et avec qui elle a eu une fille, Jazz. Par moment, je me demandais si l’histoire n’allait pas dériver vers Jazz… et bien non. Il n’y pas pas vraiment de romance dans ce livre, ni de reconstruction active de soi-même mais plutôt un long cheminement de pensées et de petits pas réalisés vers d’autres… La bibliothécaire n’est pas vraiment une femme aimée, souriante et pétillante. Aux yeux de ses compatriotes, elle est austère et fermée… Le seul éclair de joie et de vie apparaît lorsque l’auteur nous offre son point de vue… A ce moment, on l’apprécie vraiment alors qu’au travers du regard des autres, elle me paraît terne et fade.
  • Un autre personnage fort de caractère : il y en a deux précisément. Fury, le maçon, est un homme attachant par ses démarches et ses actions extra ordinaires. Illettré ? Peut-être… habile de ses mains : assurément… Intelligent, je n’en doute pas… Rétro : forcément puisqu’il ne lit, ni n’écrit aucun texto (il n’utilise pas son téléphone !). Drôle d’énergumène qui a du charme et que j’ai eu plaisir à rencontrer dans cette histoire. Il y a aussi Mary, la mère d’Hannah. Elle n’a pas la langue dans sa poche, elle ne mâche pas ses mots, elle est pleine de bon sens où sa fille est perdue et empêtrée dans son passé et ses soucis. Deux personnalités que j’ai aimées suivre.
  • Un rythme inégal qui m’a paru plus passionnant et plus palpitant dans la seconde et dernière partie, avec l’intervention du mentor d’Hannah : la Bonne Sœur. Là encore, son caractère bien trempé, sa vieillesse qui fait illusion, le punch qu’elle apporte à Hannah est intéressant… Un peu d’action, ça fait du bien. La fin du roman est une invitation au suivant mais pour moi, l’aventure va s’arrêter là. Pour l’instant, je ne compte pas lire le tome 2, ni le tome 3. Il n’y aura pas de Petit café du bonheur, ni de Petit jardin du bonheur. Pourtant , les couvertures me plaisent énormément…

En bref : La petite bibliothèque du bonheur n’est pas une lecture déplaisante mais quelques longueurs ont coupé ma lecture. Je lui reproche un manque d’actions mais j’ai aimé une galerie de personnages sympathiques. J’ai moins aimé l’objectif quasiment indéfini (ou trop peu explicite et/ou trop peu concret) de l’héroïne mais j’ai été captivée par le combat de la communauté. j’ai adoré la philosophie de cette religieuse discrète et pertinente. Je déplore un peu le portrait d’Hannah, pas très agréable à première vue, mais finalement attachante et toute mignonne dans son ambition.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡