Le jardin secret de Violette de Lyliane MOSCAT

Je remercie les éditions PRESSES de la CITE, l’auteure, Lyliane MOSCAT, via NETGALLEY, pour cette jolie lecture, nous ramenant au contact de nos régions et de notre passé. Ces livres TERRES de FRANCE sont toujours délicats et profondément touchants. Merci.

Le résumé des éditions PRESSES de la CITE – 25 mars 2021 : Pour subvenir aux besoins de son foyer, la jeune Violette est contrainte de quitter son nourrisson et son mari sans travail, pour  » partir en nourriture  » à Paris. Un roman qui évoque la mémoire des femmes morvandelles, nourrices prisées dans la capitale à la fin du XIXe siècle. 1885. Dans l’attente de son premier enfant, Violette cultive un bonheur simple avec son mari Bertin. Même s’ils vivent de peu dans leur masure morvandelle, et qu’elle est souvent seule quand lui, galvacher, s’en va des mois durant avec ses bœufs pour se louer. Mais Bertin est las de sa vie itinérante. Il a une idée en tête… Que sa douce épouse aille  » en nourriture  » chez des bourgeois à Paris. En effet, les nourrices y sont choyées un an ou plus, puis rentrent avec un joli pécule. Au prix d’un lourd sacrifice : se séparer de leur enfant. Bientôt, l’argent vient à manquer et Bertin peine à trouver du travail. La jeune mère doit se résoudre à partir, et confie sa fille aux bons soins de sa sœur. Devenue une nourrice appréciée, elle va faire dans la capitale une rencontre qui la bouleversera à jamais… Qu’en sera-t-il de Violette, loin des siens ?

A l’image de la couverture, ce livre est doux et romantique. Il présente un contexte passé, celui d’une jeune campagnarde qui doit gagner l’argent de son foyer en s’expatriant sur Paris. Elle est déracinée, séparée de sa famille, de son mari et de son jeune enfant. Expérience douloureuse qui lui apportera la considération d’un autre monde, tantôt cruel, tantôt valorisant par la richesse culturelle qu’il apporte. J’ai passé un agréable moment, serein et vrai, au coeur d’une époque oubliée mais ravie de renouer avec mes racines et un monde rural que je ne connais pas vraiment.

L’auteure possède une écriture que j’apprécie. Le présent de narration donne un peu de dynamisme à l’histoire. Le temps file : les jours passent, les mois s’écoulent, les paysages s’enchaînent. Je ne me suis pas ennuyée, j’ai même dévoré les pages. Un bon moment de lecture !

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Violette est une héroïne qui possède de nombreuses qualités. Elle est combative, loyale, honnête. Elle aime sa famille. Elle est jeune, se mariant tôt, enfantant une petite Alexine. C’est une paysanne qui se démarque par ses capacités à maîtriser la langue orale et écrite. Elle sait s’exprimer en français (un atout pour la ville de Paris), elle peut délaisser les accents du patois. Elle est éduquée. Elle a un fond noble et pur. Elle change des héroïnes contemporaines. Sa problématiques est aussi tout autre. C’est plaisant de varier de cadre et d’atmosphère. Me voici plongée dans un autre siècle au coeur de la campagne française.

Elle rencontre le beau Bertin. Ils se marient dans la foulée. Violette accepte sa vie sans trop se questionner, un mari brutal, buveur, pas très courageux dans l’ensemble. Elle se démène pour tenir les rênes de son foyer. Elle se soumet aux exigences de son époux, presque aveuglément, allant jusqu’à « donner la nourriture » à l’enfant d’une famille aisée qu’elle découvre. C’est l’événement qui va la métamorphoser et qui va chambouler sa vie. Déchirée, elle va devoir « abandonner » sa petite Alexine pour gagner l’argent du foyer si loin de sa région natale, le Morvan, quittant sa sœur, ses parents et Bertin. Décision qu’elle choisit en se sacrifiant, pour le bien et la survie de tous… Elle va passer dix-huit mois dans un contexte tout à fait différent où elle sera choyée, dorlotée et payée.

Les rencontres sont diverses dans cette aventure, toute précieuses et riches d’expériences. La famille d’accueil n’a pas de malveillance. Elle évolue à sa manière et dans ses règles. J’ai aimé le contraste entre les deux parents du petit Pierre, le lien entre la nourrice et l’enfant, le rapport entre Violette et les autres domestiques. La galerie de personnages est bien réalisée. Il n’y a pas de traits de caractère trop marqués, juste des personnalités qui se différencient et qui participent à l’évolution de Violette.

J’ai anticipé certains destins malheureux, j’ai apprécié voir évoluer la jeune femme dans un milieu qui la valorisait enfin. Je suis satisfaite de cette découverte. Décidément, cette édition et cette collection d’œuvres  » du terroir » m’émeuvent et me touchent beaucoup. Expérience à renouveler, donc.

A bientôt pour d’autres aventures…

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