La prisonnière du roi de Gilbert BORDES

Je remercie des éditions PRESSES DE LA CITE, NETGALLEY et l’auteur, Gilbert BORDES pour ce service de presse.

Ce récit est une fiction historique et non une romance historique.

Il narre la vie d’Ingeburge, une princesse danoise, qui accéda au trône de France. Elle fut mariée à Philippe II. Elle ne partagea jamais la couche de ce roi de France. Elle fut répudiée et cloîtrée durant de nombreuses années dans différents couvents, traitée tantôt avec égard et le plus souvent comme une moins que rien.

La plume de l’auteur nous apporte de nombreux détails de la vie des années 1200 : les différences sociales, les relations tendues entre le roi et les papes, quelques complots politiques (notamment avec les Anglais), divers cadres de vie (les cloîtres, les châteaux, les bois comme refuges des brigands…), la cruauté des Grands et celle des populations moins privilégiées, un inventaire des objets de torture, aussi. Le travail de recherche documentaire est assez riche sans être envahissant, donné à bon escient. Ce qui est fort appréciable.

Comme il s’agit d’une fiction historique, Gilbert BORDES relate des faits, comme un historien le pratique. Au moment opportun, il explique les intentions et les pensées des personnages. La narration est à la 3ème personne. Le lecteur n’entre pas dans « la tête des personnages ». Il est tenu à distance.

J’ai éprouvé quelques difficultés à entrer dans ce récit. Il m’a manqué quelques émotions aux points clés de l’expérience de cette jeune reine. J’ai du appréhender cette manière de raconter durant la première moitié du roman. Habituée, par la suite, j’ai apprécié lire l’histoire de Ingeburge. Il m’a semblé, que la fin du roman était davantage romancé (ce que j’ai aimé).

Les faits de l’Histoire de Philippe Auguste et de la Reine Ingeburge sont vrais. Les spéculations sur l’annulation du mariage sont nombreuses.

Gilbert BORDES nous propose une version qui est (selon mon avis) fort romancée sans en avoir la tonalité. J’aurais aimé que l’illustration du roman, la plume de l’auteur et cette version soient davantage en harmonie.

J’ai néanmoins bien apprécié de connaître ces deux personnages et ce superbe roi Capétien comme en témoigne l’Histoire. Dans le roman, sa personnalité a manqué de magnificence, au moins à l’égard de sa/ses reine(s).

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡

Un article de WIKIPEDIA à lire pour les plus curieux : l’affaire du mariage.

Le résumé des éditions PRESSES de la CITE – 08 avril 2021 : Le destin hors du commun de la belle Ingeburge au cœur des secrets de la cour royale et des grands faits du royaume de France au XIIe siècle. Une vie tragique, romanesque, liée pour le pire à son époux, le roi Philippe Auguste, mais qui révèle une personnalité pleine de force, et qui sera transcendée par un amour impossible avec un chevalier troubadour.
Ingeburge, princesse danoise de grande beauté, devient reine de France le 15 août 1193. Or, dès le lendemain, le roi Philippe Auguste la répudie et la place sous la protection de Guilhem de Ventadour, colosse tonitruant, chevalier troubadour maniant aussi bien l’épée que la vielle. Ainsi commence un amour insensé entre le chevalier et la reine sans trône, enfermée dans des couvents successifs. Bientôt le pape s’en mêle et exige de Philippe Auguste qu’il reprenne son épouse. Refus du roi qui pousse l’affront jusqu’à se remarier avec Agnès de Méranie. En 1200, le pape décrète  » l’interdit  » sur le royaume de France : plus de messe, églises fermées à la prière, sacrements interdits…. A la mort d’Agnès, Philippe fait revenir Ingeburge près de lui. Mais il l’a fait enfermer dans le fort d’Etampes où elle demeurera treize longues années, très mal traitée. Durant tout ce temps, Guilhem et Ingeburge se rapprochent. N’écoutant que son sentiment, le chevalier trahit le roi pour rejoindre la prisonnière. Leur cavale amoureuse, courte, sera d’une grande intensité.
Guilhem est condamné au billot. Mais le roi lui fait grâce et Guilhem se cloître dans un monastère au bord de la Dordogne. Ingeburge elle, retrouve son sort de prisonnière jusqu’en 1213 où le roi la reprend près de lui, à sa place de reine.
Mais jamais, il ne partagera sa couche.

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