Kalliopée : Le dilemme d’une reine (FIN) de Koko NHAN. Bilan de la série.

Le résumé des éditions Cherry Publishing 27 novembre 2020 : TOME 3 : Le dilemme d’une reine. Bien décidée à protéger son futur enfant des projets du roi de Lapisia, Kalliopée se réfugie à Viridia.Cependant, le retour n’est pas aussi facile qu’elle l’aurait imaginé. L’absence de Karel lui pèse. Alors quand se présente une opportunité qu’elle n’aurait jamais crue possible, montrer ce dont elle est capable à son propre peuple, Kalliopée s’en empare. Peut-être pourra-t-elle oublier sa peine en se concentrant sur ce nouvel objectif.Mais parviendra-t-elle à garder ses convictions secrètes dans l’espoir d’être couronnée ou ne pourra-t-elle s’empêcher de prendre la défense des plus faibles avant d’atteindre le pouvoir ?

Je poursuis ma lecture de la série Kalliopée (cliquez ici pour lire mon avis sur le début de cette série).

Le premier tome m’a suffisamment charmée pour que je me lance dans cette histoire. Le deuxième tome m’a fait lever les yeux au ciel tant les sentiments de nos protagonistes sont répétitifs (toujours en colère, aveugles, amoureux malgré tout…) jusqu’à la chute de cet opus, dénouement qui ouvre une nouvelle situation problématique. Ce juste (et intéressant) rebondissement m’a conduite vers le troisième et dernier tome de la série, curieuse de la fin mais aussi inquiète quant à ces sentiments largement décrits dans lesquels l’auteure s’enferme pour ses personnages.

La première moitié de ce dernier tome redonne à l’intrigue du punch et de l’attrait à cette aventure. Kalliopée est face à ses responsabilités. Elle termine son voyage en retrouvant ses terres et les figures de son passé : son père, Malo son amie d’enfance, son peuple, des ennemis aussi. Elle va devoir conquérir son rôle, faire face à toutes les brimades et les injustices qu’elle a vécues jusqu’à définir de nouvelles lois pour ses sujets.

J’ai l’impression que l’auteure dépasse les émotions « primaires » pour aller au plus profond des sentiments. Je ne lis plus la rage et la colère dans chaque page, un panel d’attitudes s’offre à cette future reine. Elle fait face aux complots des siens, ceux de son père, ceux du conseil du roi, ceux de ses amis. Les dilemmes s’imposent. Isolée et trompée, elle doit se surpasser. Elle opère un véritable choix : être reine ou rester l’épouse dans l’ombre de son mari, Kared, le roi du peuple voisin.

Jusqu’à ce moment, Kalliopée a toujours été intéressée et révoltée par la condition féminine, par les « sangs mêlés » (peuple métis non reconnu), par le mariage et ses injustices. Elle doit faire ses preuves (multiples obstacles l’attendent). Elle est mise au pied du mur. Dans ce dernier opus, les ennemis et les alliés ne sont pas tout à fait reconnaissables, Kared change de visage, perd son tempérament froid et brutal pour revêtir davantage de faiblesses et de vulnérabilité. C’est un bon point pour lui puisque sa femme va s’affirmer et s’épanouir au-delà de lui.

Koko NHAN a réussi à varier sa plume et à modifier les traits de ses personnages. Ensemble (écriture et personnages), ils ont évolué pour donner un roman plus attrayant et moins prévisible.

Certains points pourraient être améliorés comme la considération et le poids d’Edana dans le choix de Kalliopée et de Karel. J’aurais aimé davantage d’actions dans les livres, moins de retours sur les pensées des personnages. La double narration n’apporte pas toujours un plus dans l’évolution du récit ; avoir le point de vue des deux protagonistes est un avantage lorsque les complots sont évoqués et dévoilés aux lecteurs/lectrices mais cachés à l’autre. Je remarque quelques erreurs comme des oublis de mots, des mots écrits pour d’autres (clause/close), des erreurs grammaticales ou d’orthographes. Les personnages secondaires prennent de l’importance dans la fin du récit, cela aurait pu être développé dans cette aventure. Dommage que ce développement arrive tardivement.

Bilan : Une série qui se lit correctement avec quelques longueurs et des imperfections. Je suis assez mitigée dans l’ensemble, pas totalement convaincue mais pas déçue non plus. J’ai vécu des moments plaisants et des moments d’ennuis (face aux répétitions des sentiments et à la résolution des problèmes du couple). L’ensemble est satisfaisant et correct malgré tout, adapté à l’insouciance des vacances et la non-prise de tête de ces moments.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡

Kalliopée (3 tomes) de Koko NHAN

Le résumé des éditions Cherry Publishing 27 novembre 2020 : TOME 1 : Le sacrifice d’une princesse. Dans un monde où le mariage signe l’asservissement des femmes, Kalliopée, la princesse de Viridia, est soulagée de se retrouver unie à Karel, son premier amour et le futur roi de Lapisia. Mais la vie est cruelle et la guerre change les hommes. Lorsqu’elle retrouve l’héritier au trône, celui-ci n’a plus rien du garçon qu’elle a connu. Karel est devenu un homme impitoyable, qui dirige son armée d’une main de fer. À ses côtés, l’amour ne semble plus avoir droit de cité. La vie de Kalliopée dans ce nouveau palais s’annonce compliquée, entre complots, vengeances et fiançailles explosives. Son coeur résistera-t-il au sacrifice de sa liberté ?

J’ai commencé cette série, au vu des commentaires enthousiastes sur les différents sites que je fréquente. Etant en vacances, l’envie de lire une série m’a prise pour faire durer le plaisir de lecture, pour être plongée plus longtemps dans l’atmosphère de l’histoire. Ainsi, j’ai débuté KALLIOPEE, le sacrifice d’une princesse.

Le premier tome est, en effet, très prenant. On y découvre la jeune princesse promise à un prince d’un autre royaume. L’alliance entre les deux territoires est fragile puisqu’ils sont en guerre, leur mariage est organisé dans le but d’acquérir la paix. Nous sommes dans une dystopie où complots et trahisons rythment les relations. Kalliopée retrouve son amour de jeunesse mais celui-ci, le prince Karel, a beaucoup changé et vit dans la rage et l’esprit de vengeance. Tout le livre laisse transparaître une tension palpable, la colère, l’amertume, le rejet de tout l’entourage du prince envers Kalliopée qui symbolise l’ennemie. La jeune femme devra vivre les humiliations que son futur époux lui fera subir, la haine de son beau-père, les regards hostiles du peuple qui l’accueille.

C’est un roman sombre, qui maltraite ces personnages principaux jusqu’à leur offrir une belle sortie de secours : le désir de l’autre et peut-être l’amour… Ce premier tome offre une jolie introduction qui m’invite à poursuivre ma lecture. Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ et 1/2 ♡.

Comme prévu, je m’attelle au deuxième tome avec envie et curiosité. Kalliopée garde son statut de princesse. Elle fait le choix de devenir l’épouse de Karel. Sans surprise et sans spoiler, il semblerait que les deux personnages éprouvent une forte attirance. Le désir se mue en amour avec beaucoup de réticences. La confiance n’est pas totale. Autour d’eux, les complots se multiplient, l’entourage les manipule et ne joue pas franc jeu. Le couple est mis à mal.

Le scénario est logique mais un peu plus faible (selon moi). Les événements peinent à me nourrir et à me satisfaire. Les émotions et sentiments de nos deux héros sont redondants. Je note les répétitions au fil des pages, toujours l’importance des regards (ils sont omniprésents), la rage et la colère qui animent (encore et encore) nos amoureux, inlassablement. Ils montent vite en pression mais se pardonnent aussitôt le mal fait.

Cette partie de l’histoire m’a beaucoup moins charmée. Il m’est pourtant impossible de lâcher la série car la chute du deuxième tome reprend en suspense et en intérêt… Le troisième tome s’amorce et promet des intrigues intéressantes. Alors, je ne lâche pas ma lecture.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡

Le résumé des éditions Cherry Publishing 27 novembre 2020 : TOME 2 : Le tribut d’une épouse. Enfin mariée au prince Karel, Kalliopée découvre le rôle cruel d’une épouse. Malgré l’amour du futur roi, les chaînes qui entravent désormais ses poignets sont plus dangereuses qu’elle ne s’y attendait. Et son statut de princesse ne lui épargne aucune souffrance. Utilisée, manipulée, blessée, Kalliopée éprouve les sorts les plus sombres que son monde réserve aux femmes. Néanmoins, des alliés de taille sont prêts à se ranger à ses côtés… Et pour prouver sa loyauté à son nouveau peuple, la princesse ne compte reculer devant rien. Pas même la promesse de la mort. Mais Karel, lui, peut-il vouer la même loyauté à sa femme qu’elle n’en témoigne à son royaume ? Ou l’ombre de son père est-elle encore trop grande ?

La Prisonnière du highlander – L’Appel du highlander

Le résumé des éditions Stone Publishing – 29 juillet 2021 : Alors qu’elle accompagne un voyage scolaire dans les Highlands, Amy MacDougall descend dans les cachots du château d’Inverlochy. Dans les profondeurs des ruines, elle touche un rocher magique et voyage dans le temps jusqu’en 1307.
Infiltrant le château, le highlander Craig Cambel emprisonne Amy. Une MacDougall, elle est l’ennemie jurée de son clan. Mais quand il est forcé d’épouser la beauté fougueuse, il cède au désir. Amy doit retourner au vingt et unième siècle, mais ses sentiments pour Craig deviennent de plus en plus forts. Les siècles les sépareront-ils, ou la destinée parviendra-t-elle à les lier à travers les âges ?

Mariah STONE a écrit une série où les héros (femmes ou hommes) sont projetés dans le temps passé. Cette idée ressemble à celle de Diana GABALDON, dans le célèbre Outlander ou Les cercle de pierre ou le Chardon et le tartan. Nous avons là, le même point de départ d’intrigue, mais un scénario différent. Les aventures de l’héroïne (ou du héros, dans le tome suivant) ne comprennent pas les mêmes obstacles.

Dans la prisonnière du Highlander, Amy MacDougall doit gagner la confiance du chef de clan qui l’a capturée, Craig Cambel. Au XIVème siècle, les deux familles sont des ennemis depuis que Majorie, la sœur de Craig, a subi des violences et depuis que des meurtres ont été commis.

La romance est classique avec une pointe de complot de trahison qui enrichit le déroulé de l’histoire. La chute est telle qu’on l’imagine, avec une fin bienheureuse comme dans tous ces livres à l’eau de rose.

La traduction (anglais vers le français) comporte quelques erreurs de pronoms qui force la relecture mais qui n’entrave pas la compréhension.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡.
Ce fut un moment plaisant et agréable. Par curiosité et pour me distraire, je pourrais facilement me laisser tenter par le deuxième tome, Le Secret de la highlander, qui est centré sur le personnage de Majorie, avec un héros masculin qui traverse le temps. Par contre, pour celles et ceux qui désirent retrouver la fameuse série OUTLANDER, la déception risque de poindre car, je ne connais pas d’auteur(e)s qui peut (peuvent) rivaliser avec le scénario de Diana GADALBON.

Plume fantôme d’Isabel Wolff

Voilà des années que j’ai envie de lire ce roman. C’est chose faite.

J’ai découvert Isabel WOLFF avec un amour vintage que j’avais adoré. J’en garde encore un très bon souvenir. J’ai lu Rose à la rescousse (cliquez ici) et Accroche-toi Anna (et ici, aussi). Celui qui manquait particulièrement à ma liste était ce roman, bien particulier, qui ne ressemble vraiment pas aux autres. Il est rangé dans la catégorie des Chick-lit… je le classerais davantage du côté des historiques.

Deux voix se partagent ce livre : celle de Klara, néerlandaise qui a vécu à Java, durant la deuxième guerre mondiale. S’ouvre l’Histoire et la noirceur des hommes puisque Klara, enfant, est enfermée avec sa mère et son petit frère Peter par les Japonais. Elle raconte ses souvenirs, terribles, au coeur des camps, souffrant des plus lourds sévices. Celle de Jenni, une jeune femme écrivaine et biographe, qui recueille les expériences de Klara. Elle a aussi sa problématique et ses traumatismes.
La rencontre des deux femmes fait ressurgir le passé, chacune affrontant ses démons. La bienveillance et l’écoute sont des appuis qui libèrent la parole. Ainsi libérées, les blessures peuvent cicatriser.

C’est un roman touchant, rempli d’espérances et de confiance en l’avenir (malgré l’horreur décrite). La vie de Klara m’a particulièrement marquée. Elle évoque un pan de l’histoire que je ne connaissais pas. Je ne verrai jamais plus les îles (notamment l’île de Java) de la même manière. Paradisiaques, mon esprit refuse d’y voir l’horreur et l’agonie.

Je suis très heureuse d’avoir régressé dans le temps (sortie en 2015 – 6 ans déjà !), d’être retournée vers ce roman qui attisait ma curiosité. Plume fantôme est une histoire plus grave qu’il n’y paraît, adoucie (en quelque sorte) par l’expérience de Jenni… Je vous laisse découvrir son spectre, son passé et ses douleurs. Bonne lecture !

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡ 

Le résumé des éditions JC LATTES – 06 mai 2015 : Jenni est ghostwriter (nègre), qui prête sa « plume fantôme » aux autobiographies de ses clients. Ce travail lui convient parfaitement – toujours hantée par une tragédie de son enfance, elle préfère se réfugier dans les souvenirs d’autrui plutôt que de ressasser les siens.
Klara, petite fille pendant la Seconde Guerre mondiale, a passé plusieurs années dans un camp d’internement à Java, sous l’occupation japonaise. Elle n’a jamais parlé de ce qu’elle y a vécu, mais à l’approche de son quatre-vingtième anniversaire, elle comprend qu’il est temps de partager l’extraordinaire récit de sa survie.
Tout en amenant Klara à raconter son enfance et à dévoiler un épisode méconnu de l’histoire mondiale, Jenni est contrainte de revenir sur son propre passé. Jenni et Klara pourront-elles s’aider l’une l’autre à apaiser leurs fantômes ?

Pour accompagner ma chronique, j’ai choisi ces deux couvertures : La première reflète la personnalité de Jenni qui est prête-plume (plume fantôme) ou ghostwriter.
La deuxième évoque davantage l’expérience de Klara, avec quelques symboles de l’île de Java : palmier, feuille de bananier, hibiscus, nature exubérante. Ma préférence revient aux éditions POCKET. Les deux silhouettes évidées sont touchantes : pleines d’amour, de complicité, de fraternité et de désir de protection. Les deux personnages résisteront-ils à cette guerre immonde ?

Des romans similaires :
– Celui de Ruta SEPETYS : Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre.
– Celui de Teresa MESSINEO, Deux femmes dans la tourmente.