Si la lune éclaire nos pas de Nadia HASHIMI

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 21 octobre 2016 : Fereiba sait aller de l’avant, depuis toujours. Elle a appris cela dès sa plus tendre enfance. Elle n’a pas choisi son mari, mais découvre finalement en lui son hamsar, son alter ego. De leur mariage naissent Salim, Samira et Aziz. Hélas, son époux n’assistera pas à la naissance du dernier : les talibans se chargent de faire disparaître cet ingénieur considéré comme un ennemi du régime. Alors que l’étau se resserre autour de sa famille, Fereiba décide de rejoindre sa sœur à Londres. Sans autre ressources que son courage et sa détermination sans faille, elle espère pouvoir compter sur le soutien de ceux qu’elle croisera sur les chemins de l’exil. Mais la route est longue et semée d’embûches avant d’attendre cette Europe qui leur promet des lendemains meilleurs…

Les évènements actuels m’ont amenée à ouvrir ce roman. Enfin ! me direz-vous… il était temps. Cinq ans après sa parution…

La lune éclaire les pas de Fereiba… Nadia HASHIMI éclaire notre vision du monde avec ses romans sur l’Afghanistan et sur l’Orient. Je ne suis jamais sortie tout à fait la même après la Coquille et la perle ( et cliquez encore ici …) ou après ces beaux récits remplis d’espoirs. J’aime les histoires de femmes fortes ou qui s’affirment au gré des évènements. Ce roman appartient à cette catégorie. Nul doute qu’il était fait pour me plaire. Il fallait que j’attende le bon moment pour l’ouvrir.

L’auteure nous présente le tableau de l’existence de Fereiba, en Afghanistan, enfant et jeune fille avant l’arrivée des Talibans au pouvoir. C’est une enfance terrible où les rêves sont encore possibles. A force de persévérance, il semblerait que Fereiba aurait pu être heureuse. Elle aurait pu avoir une vie d’enseignante.

Puis, Nadia HASHIMI nous narre le périple de cette femme pour fuir le joug des Talibans, protégeant ses enfants. Par force et par contrainte, elle quitte son pays natal, traverse multiples pays et épreuves pour atteindre son but : l’Europe. Les épreuves attendent cette famille orpheline d’un père (et d’un mari), séparent mère et fils. Deux points de vue s’imposent alors et rythment la deuxième partie du roman : celui de Fereiba et celle de son fils aîné. Nous accompagnons ces deux voix dans le dur périple de l’immigration et de la clandestinité.

J’ai mis de longs jours à lire cette aventure (le mois de septembre est toujours un mois compliqué pour moi). Soirée après soirée, chapitres après chapitres, accompagnée de l’actualité, j’ai vécu cette inquiétude et cet espoir fou d’un renouveau. La fin me laisse un peu sur ma faim. Il m’a manqué une ouverture sur cette nouvelle vie tant attendue. Dans l’ensemble, ce voyage a été clément. Chaque point de chute a apporté son lot de bienveillance et d’espérance. On espère ne jamais vivre cette solitude et ce rejet.

Mon évaluation : L’enfance de Fereiba (la première partie du livre) m’a vraiment beaucoup plu.
C’est un roman touchant, moins troublant que d’autres (Les hirondelles de KaboulLes cerfs-volants de Kaboul) mais intéressant et d’actualité. A lire, à méditer… ♡ ♡ ♡

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