Ce que disent les hirondelles de Catherine BOISSEL

Le résumé des éditions PRESSES de la CITE – 07 avril 2022 : Une belle chronique familiale en Normandie incarnée par des personnages attachants avec leurs doutes et leur courage. Et une éclairante page d’histoire qui couvre les années 1930 et fait suite aux romans Les Portes du bonheur et La Chanson de Julien.
En Normandie, Henri et Pauline forment un couple uni. Mais, en ces années 1930, la vie n’est pas simple. La crise économique a ruiné leur élevage de chevaux, Henri est devenu agriculteur. Un changement qu’il accepte avec philosophie grâce à la tendresse de son épouse. Leurs trois enfants grandissent dans une atmosphère heureuse, et Fanfan, l’aîné, connaît bientôt l’émoi du premier amour.
Mais un événement inattendu vient ébranler leur quotidien. Invité par un ami, Henri part pour Berlin ; dans son journal, il consigne sa découverte horrifiée de l’Allemagne nazie. La déclaration de guerre confirme ses pires appréhensions.
Tandis que sa famille subit l’Occupation, Fanfan, enrôlé le jour de ses vingt ans, est fait prisonnier à Dunkerque. Évadé, résistant, il va tenter de traverser cette période douloureuse en restant fidèle aux valeurs des siens. La guerre les épargnera-t-elle ?

En choisissant ce roman dans le catalogue de NETGALLEY, je n’ai pas fait attention au fait qu’il s’agissait du 3ème tome d’une saga familiale. En effet, Ce que disent les hirondelles fait suite aux Portes du bonheur et à La Chanson de Julien. Je ne pense pas qu’il s’agisse là d’un problème mais je pense que la suite de cette histoire familiale aurait gagné en attrait et en intérêt si j’avais lu l’ensemble des aventures des personnages. Certains protagonistes auraient été plus réels, la profondeur de leurs sentiments et émotions m’auraient davantage émue.

Dans cette troisième partie, nous sommes à la veille du 2nd conflit mondial, en pleine montée du nazisme en Allemagne. Le voyage d’Henri auprès de son ami allemand (dont je fais connaissance mais qui semble être un protagoniste principal des Portes du bonheur) en témoigne. Berlin apparaît comme incompréhensible, irréelle aux yeux de ce normand. J’assiste à un tableau que je ne connaissais pas (malgré mes nombreuses lectures sur cette période historique). Je suis, comme Henri, impuissante et heurtée par tant de gestes, de lois et de paroles à l’encontre des autres.

Pauline, sa femme, est restée en Normandie. Leur fils, François, surnommé Fanfan, fait l’expérience des premières amours. Il est touchant de gravité, de désespoirs et de désœuvrement. On entre dans le roman par lui, par sa désillusion. C’est un personnage auquel je me suis attachée. Et c’est tant mieux car il est l’un des personnages phare de ce troisième volet.

J’ai beaucoup aimé les aventures qui ponctuent ce final. L’auteure, Catherine BOISSEL, a une belle plume. Son objectif est de conclure sa saga, elle tisse les derniers fils de ses intrigues avec une expertise remarquable. Malgré mon ignorance du départ, j’ai été touchée par l’ensemble du récit, par le dénouement savamment raconté.

Voila qui me donne une belle impression de cette auteure et de ses livres que j’essaierai de ne pas manquer à l’avenir.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Avant de vous jeter sur ce joli roman, je vous conseille de commencer la saga au tout début des aventures de Pauline :

Le résumé du 1er tome – Les Portes du bonheur : La Première Guerre mondiale racontée sous un angle inédit : le rôle primordial des chevaux sur le front, aux côtés des soldats. Une prise de conscience que vit Pauline, infirmière issue du monde rural, qui a quitté son village de Normandie et les siens parce qu’il lui semblait avoir tout perdu…
Intense et volontaire. Telle est Pauline, dix-sept printemps, qui a hérité de son père l’amour de la terre et des bêtes. Dans ce village du Calvados, la Grande Guerre, comme partout, a mobilisé les hommes mais aussi les chevaux. Ainsi, Pompon, fier percheron avec lequel Pauline a grandi, est sur le front pour tirer les trains d’artillerie. Une déchirure pour la jeune fille.
C’est aussi le cœur chaviré qu’elle revoit par hasard Henri, amour secret et impossible, la veille de son départ pour la Somme.
Une lettre du jeune homme qui va décider de son destin…
En côtoyant au plus près la guerre et tout ce qu’elle pulvérise – l’espoir, les vies, les familles –, Pauline, enrôlée comme infirmière, peut-elle encore croire aux miracles ?

Le résumé du 2ème tome – La Chanson de Julien : En 1927, dans l’Eure. Pauline, épouse d’un ancien soldat au visage dévasté, et mère comblée, découvre les autres ravages de la Grande Guerre… Qui occupe la ferme familiale et prétend s’appeler Julien, comme son frère adoré ?
Eté 1927. Unie à Henri par une passion toujours intacte, Pauline mène une vie douce entre les siens et le haras des Tilleuls, un des plus réputés de l’Eure. Seule ombre : la crainte mêlée d’aversion de Fanfan envers son père en raison de son visage mutilé par la Grande Guerre. Ce bonheur presque tranquille vole en éclats pour Pauline lorsqu’elle intercepte une lettre de l’hôpital Sainte-Anne à Paris : un patient amnésique et paralysé à la suite d’un traumatisme de guerre affirme s’appeler Julien Vautier. Dès lors, d’anciens soupçons de Pauline renaissent : celui qui habite la ferme familiale, Julien, son frère chéri, serait-il un imposteur ?
Pour la première fois depuis son mariage, Pauline agit en cachette d’Henri. Bientôt, la jeune femme est placée devant un cruel dilemme…

Je remercie très sincèrement le blog NetGalley et les éditions PRESSES de la CITE que j’apprécie beaucoup, ainsi que l’auteure, Catherine BOISSEL, pour ce service de presse. Merci infiniment…

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