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M’asseoir cinq minutes avec toi de Sophie JOMAIN : un juste COUP de COEUR !

Le résumé des éditions CHARLESTON – 20 avril 2022 : Claire et Julien se sont follement aimés. Un coup de foudre, un mariage et enfin, une fille, Pauline, belle, parfaite… et différente. Ils étaient prêts, ils la voulaient de toutes leurs forces, mais est-on jamais préparé à faire face au handicap d’un enfant ? Comment rester un couple uni, quand être parent prend toute la place ?
Ce roman est l’histoire de Claire qui voit partir l’homme de sa vie, de Julien qui étouffe sous le poids de la culpabilité, de Pauline qui voudrait que son papa et sa maman s’aiment de nouveau. Un roman intime et puissant, qui nous plonge dans la réalité d’une famille déchirée que seul l’amour saurait guérir.

Il ne m’a fallu que quelques heures pour lire ce roman : une soirée et un réveil très matinal. Il était impossible de le lâcher et de ne pas connaître la destinée de Claire, de Pauline et de Julien.

D’abord inquiète face au thème, angoissée d’aborder cette réalité qui me touche profondément, j’ai poursuivi La nuit des Anges par ce fil conducteur sensible et délicat : avoir un enfant touché par le trouble du spectre autistique. Comment Sophie JOMAIN allait aborder le handicap ? Elle que je connais dans des situations moins dramatiques et certainement plus légères, comme par exemple dans Fais-moi taire si tu peux ou Et tu entendras le bruit de l’eau (deux COUPS de COEUR et deux merveilleuses lectures qui sont encore bien présentes dans mes souvenirs)…

Sophie JOMAIN a merveilleusement bien réussi l’écriture de ce livre, passionnant. Elle a apporté de justes émotions, une réalité conforme à mes représentations, une dose de tensions émouvante et équilibrée, un récit de vie assez représentatif de parents confrontés à l’image idéale de l’enfant qu’ils n’ont pas forcément.

J’ai aimé le dialogue entre les deux parents, leurs ressentis personnels que l’auteure explicite en utilisant leur personnalité. J’ai trouvé les questionnements du couple et des parents intéressants et justes. J’ai apprécie l’évolution de Claire et de Julien. J’ai senti la maîtrise de l’écrivain, de la maman qui a longuement réfléchi à des problématiques qui peuvent à échapper à tous. L’analyse est profonde et sensible. Bref, ce roman est un nouveau COUP de COEUR pour moi.

Mon évaluation : COUP de COEUR ! ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

L’épouse ennemie de Penny WATSON-WEBB : conquise !

Quant à lire une romance, autant la rechercher dans une édition connue (HARLEQUIN, pour ne pas la citer) et se fier aux chroniques élogieuses des blogs. Je me suis arrêtée sur cette série Héritiers des larmes.

Ce n’est pas forcément ce tome-là que j’avais envie de découvrir en première intention mais, à priori, il valait mieux commencer par le début pour s’immerger dans les aventures de ces héritiers et combattants… C’est donc ce que j’ai fait : j’ai commencé par l’épouse ennemie.

Cette entrée sceptique (et un peu « forcée » par les avis bienheureux des lecteurs/lectrices) a été une belle expérience ! Oui, un bon moment de lecture ! Le tempérament de Brune, ses réparties, ses contre-attaques, ont apporté de la légèreté à ma période de vie mais aussi de la surprise, de l’humour au point que j’avais très envie de connaître la suite de ses actes : comment allait-elle rendre la monnaie de sa pièce à tous ces ennemis qui ne l’acceptaient pas et qui la harcelaient ? J’ai parcouru les pages et les chapitres avec une certaine avidité, une frénésie passionnée.

La relation de Conan et de Brunhilde est une rencontre, comme un accident mais, tout de suite, charmante et prometteuse. C’est une révélation pour eux deux… Cependant, l’auteure entrave les amoureux avec le procédé « Roméo et Juliette » : impossible de s’aimer et de s’unir puisque leurs deux familles sont ennemies, deux clans guerriers qui se détestent et se détruisent avec force et violences. Les premiers paragraphes sont sanguinaires, c’est surprenant dans une romance… mais la tension est haute, si élevée que j’étais captive de l’histoire.

Stratagèmes, attaques, menaces, complots et ripostes sont toutes les méthodes que vont mener les deux protagonistes pour (nous) se séduire. Ce roman est divertissant et amusant. Chaque page nous offre une nouvelle bataille : je suis conquise et agréablement surprise. Les personnages suivent une ligne de conduite et n’y dérogent que parce que l’amour est plus fort que tout (Et oui !). J’adore ce premier tome et j’avoue que je me laisserai bien tenter par le troisième et le quatrième volets…

J’ai été séduite jusqu’au climax et au dénouement où, là, la romance change un peu de ton, Brune varie ses objectifs, Conan est davantage conduit par sa raison et laisse ses premières impulsions de côté pour « sauver » sa famille et son clan. Les ennemis se raisonnent. J’ai eu comme une impression de volonté de clore ce volet alors que l’auteure aurait pu encore s’amuser de situations drôlesques et de péripéties rigolotes.

Je me suis divertie avec cette première partie. J’ai passé un agréable moment. J’ai aimé les jeux des deux protagonistes. Ce fut une lecture légère mais enjouée que j’ai trouvée délicate et amusante. Expérience à renouveler, donc… à poursuivre.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Le résumé des éditions HARLEQUIN – 1er septembre 2017 : Héritiers des larmes TOME 1  Face à la reine de France, Brunhilde sent son cœur battre à tout rompre. La souveraine lui a accordé le droit de choisir son époux, et attend à présent sa réponse. Brunhilde sait que tout le monde souhaite qu’elle désigne, sur l’ordre de son frère, l’arrogant seigneur de Valcoudray, dont l’alliance renforcerait sa famille. Ce noble normand est même prêt à passer outre le baiser qu’il a surpris la veille entre elle et Conan de Ker Glenn, leur ennemi breton. Conan, l’homme à qui Brunhilde a caché son identité et qui lui lance aujourd’hui des regards noirs. Si c’est lui qu’elle choisit, il la méprisera, elle le sait, et la traitera comme une étrangère dans sa propre demeure. Mais la paix entre Bretons et Normands serait désormais actée. Consciente des regards qui pèsent sur elle, Brunhilde lève enfin les yeux, déterminée. Elle sait ce qui lui reste à faire.

La nuit des anges d’Anna TOMMASI

Je remercie les éditons PRELUDES, ainsi que l’auteure et NetGalley pour cette lecture découverte.

Le résumé des éditions PRELUDES – 2 mars 2022 : Alice, jeune mère divorcée, décide après dix ans d’absence de revenir à Perros Guirec, la ville de son enfance. Elle espère en profiter pour retrouver sa famille,  des paysages familiers, et laisser derrière elle un passé douloureux. Mais dans ce coin de Bretagne chargé de souvenirs, l’angoisse s’installe rapidement : ses parents sont devenus des étrangers, son amour de jeunesse  est obsédé par l’enlèvement de sa sœur, qui a eu lieu vingt-cinq ans plus tôt, et les visages jadis connus  ne sont plus que des fantômes. Bientôt, c’est toute la ville qui est secouée d’un vent  de panique avec la disparition d’une fillette. Le début  du cauchemar pour Alice, embarquée malgré elle dans une enquête à double vitesse, entre le passé et le présent…

J’ai choisi ce livre dans le catalogue NetGalley pour sa couverture et son titre. J’aime ce mystère qui se dégage, cette sobriété dans le paysage et cette inquiétude que l’on devine. De ce fait, je pensais lire un roman purement policier ou thriller. En fait, ce récit se situe à mi chemin entre différents genres : la romance et le policier, le récit de vie.

Alice est le personnage qui mène l’intrigue : elle recueille les indices du présent qu’elle noue au passé pour livrer le secret de la disparition de Victoire, son amie d’enfance.
Elle est accompagnée de son garçon, un enfant en situation de handicap, atteint d’un trouble du spectre autistique. Cette figure est réaliste et donne de la profondeur et de l’intérêt à cette histoire : il a retenu mon attention.
Alice retourne dans son village natal et retrouve des personnes de son passé dont ses parents, Teddy (l’amour de jeunesse) et des camarades et leur famille.

L’auteure a voulu nous offrir des souvenirs du passé, images floues et tronquées, que, nous, lecteurs, on soupèse. On évalue avec le personnage principal, Alice, la part de vérité dans chacun des protagonistes et la transformation de ces enfants (anges ou démons ?) devenus adultes. L’idée est bonne. J’aime fouiner dans les évènements du passé, faire le tri avec le personnage, du vrai du faux, du ressenti de la réalité… C’est un style de roman qui m’intéresse toujours et que je recherche. Mais, dans La nuit des anges, la trame bâtie ne m’a pas séduite.

J’ai trouvé Teddy troublant et déroutant, pas forcément attachant : séducteur mais virulent parfois (désagréable, aussi).
La première partie m’a semblé longue avec une mise en place difficile : s’y installent plutôt la romance et le récit de vie pour, en deuxième partie, s’axer sur les indices, l’intrigue principale, la recherche du coupable.
Je n’abandonne pas mes lectures mais je me suis posée la question pour celle-ci. J’avais pris un engagement, j’ai poursuivi ma découverte.
Ce qui m’a déçue : le dénouement qui présente un coupable machiavélique et assez caricatural.

Ce n’est pas une lecture que j’ai appréciée. Mes attentes n’ont pas été satisfaites : manque d’actions ? de tension ? de consistance dans les personnages ? Cette histoire n’a pas suscité d’émotions chez moi. C’est dommage mais cela arrive…
Mon évaluation : ♥ ♥

La libraire de Dachau de Shari J. RYAN

Impossible de ne pas poursuivre le thème de mes lectures actuelles (l’Holocauste et la 2ème guerre mondiale) et de faire suite à Ce que disent les hirondelles. J’ai voulu entrer dans le roman de Shari J. RYAN, La libraire de Dachau pour deux raisons principales :
– La première est indiquée en introduction : il fallait que j’aille « voir » ce qui se passait en Allemagne vers les années 1941. Henri, le personnage de Ce que disent les hirondelles, a éta témoin de la montée du nazisme. Son fils Fanfan a vécu l’enfer… Dachau est l’une des facettes de cet enfer.
– La deuxième raison est liée au titre. J’étais bien curieuse de découvrir un nouvel univers des livres dans ce lieu, un des premiers camps de concentration mis en place, si synonyme de crimes et de maltraitance.
Je pourrais ajouter que les avis des lecteurs m’ont aussi convaincue que cette lecture devait être découverte.
J’ai beaucoup de craintes à entrer dans cet univers des camps. Je suis passée, souvent, à côté des romans du même genre et du même thème, tels Le violoniste d’Auschwitz, le tatoueur d’Auschwitz, Le magicien d’Auschwitz, la bibliothécaire d’Auschwitz… et j’en manque beaucoup. Pourtant, les titres de ces ouvrages sont notés dans ma PAL…

Le résumé de CITY EDITIONS -23 mars 2022 : Aux États-Unis, à l’aube des années 2020, la vie de Grace bascule lorsqu’on lui annonce qu’elle vient d’hériter d’une librairie à Dachau, en Allemagne. L’endroit lui a été légué par une grand-mère biologique dont elle ignorait complètement l’existence. Grace décide de traverser l’Atlantique et se lance dans une véritable enquête pour combler les silences de l’extraordinaire et douloureuse histoire de Mathilda, sa grand-mère. Une histoire qui débute dans l’Allemagne crépusculaire des années 1940. Hans, l’amour de toujours de Mathilda, est en danger parce qu’il est juif. La jeune femme n’hésite pas une seconde et le cache dans son grenier. Pendant des mois, ils vivent à la lueur des bougies. Jusqu’au jour où Hans est trahi et déporté au camp de Dachau… Dès lors, Mathilda est poussée par la rage de survivre et par une promesse : un jour, ils vivront libres et heureux.

C’est un roman très touchant que je termine. Je me sens nauséeuse, pas très à l’aise avec les atrocités que j’ai côtoyées durant ce récit. J’ai revu nettement les documentaires que j’ai visionnés dans mon passé (Nuit et brouillard, par exemple). Je reste incrédule face à cette barbarie, atterrée face aux actes des hommes. La lecture est difficile dans certains passages mais l’auteure, Sahi J. BRYAN, « l’allège » et encadre nos émotions avec cette double narration. C’est habile et fort utile pour le lecteur.

Grace est la voix du présent. C’est la plus « légère », celle qui nous offre un souffle d’espoir. Mathilda, quant à elle, a vécu l’horreur malgré ses qualités humaines, son amour de l’autre, sa tolérance, sa charité… Hans est son ami d’enfance, son amoureux aussi, celui qui vit toutes ces horreurs. Mathilda ne survit que pour retrouver Hans qu’elle cache, qu’elle suit jusqu’au camp de Dachau pour perdre totalement sa trace.

La narration de Mathilda est tout à fait différente de celle de mes représentations. Je pensais que les livres et la librairie auraient un autre rôle dans l’histoire. Ce décalage entre mes attendus et ma lecture rend cette lecture plus précieuse et plus intrigante. C’est un lieu de recueil et je n’en dirai pas plus pour ne pas « spoiler » toute l’intrigue.

J’ai aimé ce livre pour son réalisme, mais aussi pour cette pointe de magie que seul, l’écrivain, peut écrire. Forcément, la réalité est dépassée pour donner une histoire où les personnages « vont gagner » quelque chose. C’est peu concevable dans ces circonstances ; j’apprécie de pouvoir rêver et de posséder l’espérance malgré tout. J’ai du mal à classer ce roman dans mes COUPS de COEUR car : peut-on aimer lire toute cette tragédie ? Ce que je peux vous dire c’est qu’il a hanté mes jours et mes nuits. Difficile de se détacher de ces évènements…

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Ce que disent les hirondelles de Catherine BOISSEL

Le résumé des éditions PRESSES de la CITE – 07 avril 2022 : Une belle chronique familiale en Normandie incarnée par des personnages attachants avec leurs doutes et leur courage. Et une éclairante page d’histoire qui couvre les années 1930 et fait suite aux romans Les Portes du bonheur et La Chanson de Julien.
En Normandie, Henri et Pauline forment un couple uni. Mais, en ces années 1930, la vie n’est pas simple. La crise économique a ruiné leur élevage de chevaux, Henri est devenu agriculteur. Un changement qu’il accepte avec philosophie grâce à la tendresse de son épouse. Leurs trois enfants grandissent dans une atmosphère heureuse, et Fanfan, l’aîné, connaît bientôt l’émoi du premier amour.
Mais un événement inattendu vient ébranler leur quotidien. Invité par un ami, Henri part pour Berlin ; dans son journal, il consigne sa découverte horrifiée de l’Allemagne nazie. La déclaration de guerre confirme ses pires appréhensions.
Tandis que sa famille subit l’Occupation, Fanfan, enrôlé le jour de ses vingt ans, est fait prisonnier à Dunkerque. Évadé, résistant, il va tenter de traverser cette période douloureuse en restant fidèle aux valeurs des siens. La guerre les épargnera-t-elle ?

En choisissant ce roman dans le catalogue de NETGALLEY, je n’ai pas fait attention au fait qu’il s’agissait du 3ème tome d’une saga familiale. En effet, Ce que disent les hirondelles fait suite aux Portes du bonheur et à La Chanson de Julien. Je ne pense pas qu’il s’agisse là d’un problème mais je pense que la suite de cette histoire familiale aurait gagné en attrait et en intérêt si j’avais lu l’ensemble des aventures des personnages. Certains protagonistes auraient été plus réels, la profondeur de leurs sentiments et émotions m’auraient davantage émue.

Dans cette troisième partie, nous sommes à la veille du 2nd conflit mondial, en pleine montée du nazisme en Allemagne. Le voyage d’Henri auprès de son ami allemand (dont je fais connaissance mais qui semble être un protagoniste principal des Portes du bonheur) en témoigne. Berlin apparaît comme incompréhensible, irréelle aux yeux de ce normand. J’assiste à un tableau que je ne connaissais pas (malgré mes nombreuses lectures sur cette période historique). Je suis, comme Henri, impuissante et heurtée par tant de gestes, de lois et de paroles à l’encontre des autres.

Pauline, sa femme, est restée en Normandie. Leur fils, François, surnommé Fanfan, fait l’expérience des premières amours. Il est touchant de gravité, de désespoirs et de désœuvrement. On entre dans le roman par lui, par sa désillusion. C’est un personnage auquel je me suis attachée. Et c’est tant mieux car il est l’un des personnages phare de ce troisième volet.

J’ai beaucoup aimé les aventures qui ponctuent ce final. L’auteure, Catherine BOISSEL, a une belle plume. Son objectif est de conclure sa saga, elle tisse les derniers fils de ses intrigues avec une expertise remarquable. Malgré mon ignorance du départ, j’ai été touchée par l’ensemble du récit, par le dénouement savamment raconté.

Voila qui me donne une belle impression de cette auteure et de ses livres que j’essaierai de ne pas manquer à l’avenir.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Avant de vous jeter sur ce joli roman, je vous conseille de commencer la saga au tout début des aventures de Pauline :

Le résumé du 1er tome – Les Portes du bonheur : La Première Guerre mondiale racontée sous un angle inédit : le rôle primordial des chevaux sur le front, aux côtés des soldats. Une prise de conscience que vit Pauline, infirmière issue du monde rural, qui a quitté son village de Normandie et les siens parce qu’il lui semblait avoir tout perdu…
Intense et volontaire. Telle est Pauline, dix-sept printemps, qui a hérité de son père l’amour de la terre et des bêtes. Dans ce village du Calvados, la Grande Guerre, comme partout, a mobilisé les hommes mais aussi les chevaux. Ainsi, Pompon, fier percheron avec lequel Pauline a grandi, est sur le front pour tirer les trains d’artillerie. Une déchirure pour la jeune fille.
C’est aussi le cœur chaviré qu’elle revoit par hasard Henri, amour secret et impossible, la veille de son départ pour la Somme.
Une lettre du jeune homme qui va décider de son destin…
En côtoyant au plus près la guerre et tout ce qu’elle pulvérise – l’espoir, les vies, les familles –, Pauline, enrôlée comme infirmière, peut-elle encore croire aux miracles ?

Le résumé du 2ème tome – La Chanson de Julien : En 1927, dans l’Eure. Pauline, épouse d’un ancien soldat au visage dévasté, et mère comblée, découvre les autres ravages de la Grande Guerre… Qui occupe la ferme familiale et prétend s’appeler Julien, comme son frère adoré ?
Eté 1927. Unie à Henri par une passion toujours intacte, Pauline mène une vie douce entre les siens et le haras des Tilleuls, un des plus réputés de l’Eure. Seule ombre : la crainte mêlée d’aversion de Fanfan envers son père en raison de son visage mutilé par la Grande Guerre. Ce bonheur presque tranquille vole en éclats pour Pauline lorsqu’elle intercepte une lettre de l’hôpital Sainte-Anne à Paris : un patient amnésique et paralysé à la suite d’un traumatisme de guerre affirme s’appeler Julien Vautier. Dès lors, d’anciens soupçons de Pauline renaissent : celui qui habite la ferme familiale, Julien, son frère chéri, serait-il un imposteur ?
Pour la première fois depuis son mariage, Pauline agit en cachette d’Henri. Bientôt, la jeune femme est placée devant un cruel dilemme…

Je remercie très sincèrement le blog NetGalley et les éditions PRESSES de la CITE que j’apprécie beaucoup, ainsi que l’auteure, Catherine BOISSEL, pour ce service de presse. Merci infiniment…

C’est mon blog’anniversaire…

2015 : Je crée mon blog…

J’étais déjà une dévoreuse de livres avant cette volonté de publier… A l’époque de l’école élémentaire, j’étais passionnée des Contesse de Ségur, du Club des Cinq et des Alice détective mais aussi des contes de Grimm et de Perrault. Je détestais être forcée à lire tel ou tel roman…

Le collège et les lectures obligées m’ont un peu poussée à la paresse et au rejet des livres… Puis, l’âge adulte m’a rendu ma liberté de choix. Je suis tombée dans les romans de Mary HIGGINGS CLARK, ceux de Ruth RENDELL. Je me suis aussi tournée vers les classiques : Alexandre DUMAS, et aussi vers Daphné du MAURIER… Je me souviens du temps que je passais dans les librairies et aussi, dans les bibliothèques municipales.

Avec la création de mon blog, je me suis essayée à beaucoup de genres, tous les genres… J’ai cherché à découvrir des auteurs, d’autres blogs, d’autres lecteurs et lectrices (via les commentaires). La question à cette époque était ; « Vais-je tenir ce journal sur le long terme ? »

2016 : Mon blog a un an.
Je suis fière de moi : j’arrive à publier régulièrement et à tenir à les engagements que je me suis fixés : je teste des publications hebdomadaires, je participe à des tags. C’est un peu la frénésie. J’adore écrire, mon passe-temps est la lecture. Je cherche la nouveauté. Je suis mes écrivains préférés… Je sens que j’ai tout un nouvel univers à parcourir. Internet est à moi et avec moi : partages, sources d’inspiration et lieu de publication de mes chroniques. C’est chouette d’être lue, de commenter, de partager !

2017 : 2 ans. La nouveauté devient un rendez-vous quasi quotidien. Je lis, je donne mon avis, je programme…
2018 : 3 ans. 2019 : 4 ans… Les années défilent.

Et 2022 : 7 ans.
Mon blog a sept ans ! Aujourd’hui, j’ai un rythme de lecture plus modéré (environ un livre par semaine, des fois davantage… parfois, moins). J’ai diversifié mes plaisirs et je suis revenue à ceux que j’ai toujours aimés : la romance, les récits de vie et quelques policiers et thrillers. J’ai abandonné la fantasy, l’imaginaire trop fictionnel, les romans pour jeunes adultes. Je reviens souvent vers les mêmes thèmes (reconstruction de soi) et les mêmes périodes historiques (XIXème et seconde guerre mondiale, époque contemporaine).

Je n’ai plus cette envie de lire vite, de lire beaucoup. La lecture suit mon rythme de vie, mes envies et les pauses que je m’accorde. Par contre, je ne me déplace rarement sans ma liseuse. J’ai toujours une histoire en cours… J’abandonne rarement une lecture. Je suis les conseils des blogs qui m’accompagnent depuis longtemps. Je fouine toujours autant à la recherche d’une nouvelle édition, d’un auteur montant ou inconnu. Je me fie aux couvertures, aux résumés, aux premières pages… aux avis de mes « ami(e)s » des blogs.

Il y aura certainement une année 2023… Je continue cette expérience, d’abord, pour moi, pour mon plaisir et parce que le blog est une manière comme une autre de garder en mémoire mes expériences de lecture, mon parcours littéraire. C’est aussi une super manière de contacter et de réaliser des échanges avec des personnes variées et diverses.
Je m’efforce à être respectueuse, bienveillante. J’essaie de ne pas juger négativement tout en gardant mon avis personnel. L’important pour moi est de ne froisser personne, d’être une référence mais pas une vérité. Chacun a ses goûts. Les envies varient beaucoup en fonction de l’humeur.

Bref, vous l’avez compris, j’ai très envie de poursuivre l’aventure à vos côtés… A très bientôt, alors !

La petite boutique aux poisons de Sarah PENNER

Comment suis-je arrivée jusqu’à ce livre ? J’ai découvert les Editions faubourg Marigny que je trouve fort sympathiques.
Dans la présentation de cette maison, on m’évoque la Louisiane, 10 romans publiés par an : j’ai été charmée par l’édition à taille humaine, « exotique » puisque venant de loin.
Sur la dizaine de romans présentés, les couvertures de cinq d’entre eux m’attiraient énormément. Diversifiés, des titres accrocheurs, des présentations raffinées, les romans semblent prometteurs ; je n’ai pas dit mon dernier mot et certainement, vous entendrez encore parler de cette maison d’édition et de quelques uns de ses livres et auteurs dans l’avenir.

Le résumé des éditions FAUBOURG-MARIGNY – 12 octobre 2021 :
Règle 1 : le poison ne doit jamais être utilisé pour blesser ou tuer une autre femme.
Règle 2 : le nom de la meurtrière et celui de sa victime doivent être notés dans les registres de l’apothicairerie.
Lors d’une froide soirée de février 1791, à l’arrière d’une sombre ruelle londonienne, dans sa boutique d’apothicaire, Nella attend sa prochaine cliente.
Autrefois guérisseuse respectée, Nella utilise maintenant ses connaissances dans un but beaucoup plus sombre : elle vend des poisons parfaitement « déguisés » à des femmes désespérées, qui veulent tuer les hommes qui les empêchent de vivre. Mais sa nouvelle cliente s’avère être une jeune fille de 12 ans, Eliza Fanning.
Une amitié improbable va naître entre elles, et entraîner une cascade d’événements qui risquent d’exposer toutes les femmes dont le nom est inscrit dans le registre de Nella…
De nos jours à Londres, Caroline Parcewell passe son dixième anniversaire de mariage seule, encore sous le choc de l’infidélité de son mari.
Lorsqu’elle découvre sur les bords de la Tamise une vieille fiole d’apothicaire, elle ne peut s’empêcher de faire des recherches et va découvrir une affaire qui a hanté Londres deux siècles auparavant : « L’apothicaire tueuse en série ». Et alors qu’elle poursuit ses investigations, la vie de Caroline va heurter celles de Nella et d’Eliza. Et tout le monde n’y survivra pas…

Cette double narration a été plaisante mais pas exceptionnelle malgré mon engouement pour l’apparence du livre. Le résumé est conforme au contenu du livre.

Nella et Eliza sont les voix du passé, empoisonneuses du XVIIIème siècle, complices alors que l’une est une adulte mature et la première, une fillette de 12 ans. J’ai eu quelques difficultés à savoir qui témoignait. J’étais parfois forcée de relire le début du chapitre pour me faire à la voix de l’adulte et à celle de l’enfant. Quelquefois, j’ai trouvé Eliza trop adulte et trop réfléchie… avec des réactions peu appropriées à son peu d’expérience et à son jeune âge.
Caroline est la voix du présent, une femme qui décide de s’écarter de son mari en entreprenant, seule, le voyage d’anniversaire de noces qu’ils avaient préparé.

Londres est le point de rencontre des deux histoires, plus précisément, la Tamise où Caroline fouine une fiole avec une étrange empreinte sur le verre poli. A partir de cette découverte, la femme part en quête d’un mystère historique, une histoire dans l’Histoire.
Les indices pour la reconstitution de l’énigme sont donnés un par un jusqu’à ce que les deux intrigues se répondent et se complètent.

La trame du roman est bien construite : elle alterne les époques et les points de vue, abordant des thèmes tels la place et le pouvoir de la femme, la relation amoureuse (entre trahison et fidélité) et ses répercussions.
Il faudrait pourtant que je relise ces deux histoires mêlées pour être persuadée que cette construction ne présente pas de défauts. J’avoue ne pas avoir trop cherché toute la vraisemblance des informations, de peur de trouver une faille… J’ai certainement manqué de confiance en l’auteure.

Pour mon goût personnel, il m’a manqué de l’action dans ce roman (des courses poursuites, des découvertes mystérieuses, des corps à corps, des complots à plus grande échelle… que sais-je ?). On est bien souvent plongé dans les pensées des personnages. Il y a quelques redondances et répétitions. La relation Caroline/son mari ne m’a pas permis d’apprécier le personnage féminin et, dans l’autre époque, les relations Nella/Eliza ou Nella et ses clientes manquaient aussi de dynamiques, de peps et de conflits.

Globalement, c’est une lecture en demi-teinte., ni négative (au point de l’ignorer), ni passionnante (au point que je m’en souvienne durablement). Mon évaluation : ♥ ♥ ♥

Pour moi, c’est une première entrée dans l’univers de cette maison d’édition. Je commence l’aventure parmi elle.
Voici quelques couvertures de romans que j’aimerais bien lire prochainement…

Dans les brumes de Capelans d’Olivier NOREK

Le résumé des éditions Michel LAFON – 07 avril 2022 : Une île de l’Atlantique, battue par les vents, le brouillard et la neige…
Un flic qui a disparu depuis six ans et dont les nouvelles missions sont classées secret défense…
Sa résidence surveillée, forteresse imprenable protégée par des vitres pare-balles…
La jeune femme qu’il y garde enfermée…
Et le monstre qui les traque.

Olivier NOREK est un auteur que j’aime beaucoup : ses enquêtes ont toujours su me convaincre. Nul doute que les Brumes de Capelans allait atterrir dans ma pile de livres à lire. J’ai profité de la nouveauté pour découvrir le dernier roman de cet auteur. Une belle découverte en Outre-Mer, sur une île où j’aimerais poser le pied… un jour.

Comme pour tous ses livres, le rythme est omni présent. Les chapitres défilent, courts et percutants, tels des scènes de cinéma. En quelques mots, l’auteur plante le décor, il donne le ton et l’ambiance, il va droit au but. L’enquête avance sans une once d’ennui ou de répit.

Avec les Brumes de Capelans, je suis dans une intrigue classique : un prédateur, des victimes, un enquêteur (pour les fans, c’est le retour du célèbre Victor Coste). Olivier NOREK mise sur le côté psychologique et profiler des personnages. L’action est présente, inconditionnelle et nécessaire. Mais…

Mais… (et oui, pour moi, il y a un « mais »)… le thème de l’histoire est moins profond et moins engagé…. presque manquant (à mon goût) pour garder la force des précédents romans.
L’écriture est éloignée de l’actualité de Entre deux mondes (la jungle de Calais), de l’état d’agressivité des premiers romans Code 93, Territoires, Surtensions, romans qui m’avaient littéralement charmée par le réalisme et bouleversée par la violence des personnages au centre des banlieues parisiennes, au même titre que Bac Nord, le film français co-écrit et réalisé par Cédric Jimenez, sorti en 2020.
D’où mon idée d’intrigue policière « plus classique »… et moins engagée.

J’aime quand même ce livre et je le recommande. Il m’a fait passé un bon moment. Il n’est pas celui que je placerai en haut de ma liste de mes préférés. Il a l’avantage de nous plonger dans un cadre différent : Saint-Pierre (de St-Pierre-et-Miquelon) et auprès de personnages particuliers et à multiples facettes : victime-prédateur ou prédateur-victime, le roman est bien construit avec une structure attendue (un prologue intéressant et 4 parties) et un épilogue bien pensé, progressif : une version officielle et une version off.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Après l’océan de Laurence PEYRIN : magnifique récit narré avec un talent incontestable

J’adore Laurence PEYRIN : son écriture, ses héroïnes, ses trames, ses histoires, les ambiances et les contextes qu’elle décrit.
Son dernier roman a été, pour moi, un COUP de COEUR. En effet, Une toute petite minute m’a autant étonnée qu’il m’a charmée avec son héroïne sortie de prison. J’ai aussi beaucoup aimé par Ma Chérie, L’aile des vierges, Les jours brûlants.

Dans cette nouvelle histoire, Après l’océan, j’y retrouve un clin d’œil à La cuisinière, qui avait transmis la typhoïde dans son entourage avec un aveuglement touchant mais aussi le bal des folles (série qui m’a assez remuée par son sujet et le traitement infligé aux malades). Que de romans (et films) poignants et étonnants, de beaux récits de vie que je vous invite à lire et à découvrir (si ce n’est déjà fait).

Aujourd’hui, je découvre un autre décor.
Deux sœurs rescapées du naufrage du Titanic débarquent à New York, cette ville cacophonie, écrasante et anonyme. L’auteure a le don de construire l’ambiance, de reconstituer les angoisses de Molly, mutique depuis la catastrophe et le décès de ses parents, de son frère et de l’époux de Letta.
Letta tente de recréer un contexte de vie favorable à la guérison de sa petite sœur, essayant d’aller au-delà de son deuil. Elle se bat pour deux contre tous les obstacles qui se dressent sur le chemin de leur reconstruction : elles sont les proies des journalistes, des inconnues perdues dans un New York réaliste et historique, elles luttent contre un système qui malmène les malades déprimés ou traumatisés, elles vivent sous l’influence du pouvoir et de l’argent, de la bêtise humaine et de la modernité d’une époque qui les dépasse.

La direction de ce roman est particulière, singulière. Entre la psychologie de ces femmes désœuvrées et le dépassement d’elles-mêmes, on avance pas à pas, dans un récit atypique. Ce n’est pas un roman d’amour mais une histoire de construction, d’une re-construction de soi dans un nouvel univers féroce, d’un relèvement ou d’un dépassement. On y parle de différences, d’exclusion et de rejet de l’autre, d’égalité et d’inégalités, d’exploitation des plus faibles ou des minorités. C’est un roman moderne qui se déploie dans les toutes premières années du XXème siècle, en mai 1912, qui appelle des idées et des réflexions actuelles… des questions que l’on se pose encore.

Ainsi Laurence PEYRIN va encore plus loin avec sa plume, autrefois romantique, constructive et voyageuse, combattante, féministe .
Son héroïne, Letta (Natalie aussi) est aujourd’hui poignante, comme tous les portraits féminins qu’elle a sus dresser. Les personnages qui entourent Letta, Molly, Natalie, sont nuancés, fins, terriblement réalistes : ils ont des préjugés, des opinions, des valeurs, des faiblesses, des combats. Ils persuadent les protagonistes mais ils sont aussi à destination des lecteurs. Je me suis sentie interrogée et questionnée par ses mots.

Dans un New York vivant et écrasant, l’auteure invoque des messages profonds dans une histoire peu commune et réflexive. J’aime particulièrement l’écriture de Laurence PEYRIN parce qu’elle me conduit vers un univers que je ne soupçonne pas, que je ne devine jamais à la lecture des premières lignes. J’ai été transportée par les chapitres, ballotée par les épreuves, submergée par les obstacles, déchirée par des à priori que je combats.

Je pense qu’on peut ne pas apprécier le contexte et le sujet de ce livre mais on ne peut pas (de toute évidence) rester insensibles à la profondeur de ses thèmes. Bonne découverte.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡

Le résumé des éditions CALMANN LEVY – 06 avril 2022 : Rescapées du Titanic, que deviendront les deux sœurs Alistair, seules dans un New York inconnu ?
En ce printemps 1912, parmi d’autres naufragés hagards tirés de l’océan, Letta Alistair, 24 ans, serre contre elle sa petite sœur Molly en regardant approcher la statue de la Liberté.
Elles sont les deux seules survivantes de leur famille, engloutie comme 1491 personnes avec « l’insubmersible » Titanic.
Les sœurs Alistair ont tout perdu. Leur père, Charles, dit le roi de la tourte, célèbre pour ses pâtes brillantes, ses viandes moelleuses mêlées d’oignons caramélisés,
avait embarqué famille et biens pour développer son savoir-faire à New York. Letta ne peut même pas s’autoriser le désespoir, car Molly l’inquiète, plongée depuis le drame dans un profond mutisme.
Le naufrage du Titanic est un événement majeur qui secoue toute l’Amérique, et les victimes sont prises en charge, logées à l’hôtel, examinées à l’hôpital.
Et après ? Letta va devoir puiser très loin en elle pour survivre dans ce New York qu’elle n’aime pas et qu’elle ne comprend pas.
Et se battre pour sauver sa petite sœur bientôt qualifiée de « folle » dans un siècle qui traite mal les fous…

Les recettes des dames de Fenley de Jennifer RYAN

Non, je n’ai pas lu La chorale des dames de Chilbury mais le roman est dans ma pile à lire.

Apprenant la sortie du deuxième récit (en français) de Jennifer RYAN, je me suis motivée pour l’acheter en me disant qu’il serait temps de lire le premier si celui-ci me plaisait. J’ai toujours une appréhension quand un roman a beaucoup de succès : est-il dans le contexte et dans l’ambiance de lecture qui me conviennent ? Ai-je envie de le découvrir en même temps que les autres ? Tant d’éloges vont-elles être à la hauteur de mes attentes ? Bref… je diffère parfois l’entrée dans de nombreux récits pour être le moins influencée possible.

Les recettes des dames de Fenley est sorti le 2 mars, c’est tout récent… j’ai la prime découverte (ou presque).

D’autre part, je lis en ce moment beaucoup d’histoires autour du Blitz et du bombardement de Londres. Celui-ci est dans la lignée de Farleigh Field, (on est dans l’espionnage…) mais aussi de La librairie des rêves ensevelis (ici, c’est dans les livres qu’on s’évade…) et encore du Le parfum de nos souvenirs. Je continue dans cette ambiance d’espérances, d’évasion du quotidien et, comble d’ironie, alors que le rationnement est présent et obligatoire, je me plonge dans un concours de cuisine en temps de guerre.

Le résumé des éditions ALBIN MICHEL – 02 mars 2022 :
Angleterre, 1942. La résistance féminine s’organise… derrière les fourneaux !
Prenez des femmes déterminées, des prisonniers de guerre et des hommes malveillants, ajoutez quelques recettes excentriques, saupoudrez d’une bonne dose d’humour typiquement british… Après le succès de La Chorale des dames de Chilbury, Jennyfer Ryan nous ouvre l’arrière-cuisine de la Seconde Guerre mondiale : un régal !
Epuisée par le conflit, ravagée par le Blitz, confrontée à une terrible pénurie alimentaire, l’Angleterre de Churchill invite les ménagères à participer à un concours de cuisine via les ondes de la BBC. La gagnante deviendra la première femme à coanimer une émission radiophonique. Lancées à corps perdu dans la compétition, quatre participantes vont révéler des trésors d’habileté et de ruse. Car l’enjeu est de taille, et ce concours, qui avait pour but de resserrer la communauté, risque de la diviser…

La narration commence par Audrey, une mère de famille, veuve, qui a du mal à joindre les deux bouts. Puis, Lady Gwendoline prend le relai : elle est la sœur cadette d’Audrey. Elle semble avoir conçu un mariage réussi, financièrement et pour l’estime d’elle-même : illusion ou réalité ? La jeune domestique Nell, balbutiante, fébrile, entre dans la partie tandis qu’une cheffe de cuisine, Zelda Dupont, tente sa chance, écrasante de supériorité et d’expériences.

Laquelle de ces femmes a ma préférence ? Laquelle va vous charmer ? Sommes-nous influencé(e)s par cet ordre d’apparition ? Absolument pas car le talent de l’auteure consiste à bâtir une intrigue où nous allons avoir affaire à un combat qui tourne à la coalition et à l’entraide. J’ai sous les yeux un livre magnifique où la solidarité et l’amitié dominent les obstacles et les douleurs liées à la guerre. Ces quatre femmes, issues de vie et d’horizons différents vont s’allier par la force du destin, contre des hommes, pour une cause noble : la survie. C’est bouleversant, beau, noble… J’en redemande !

Mon évaluation : ♥ ♥   . Un roman plein d’humanité, d’espoirs et de bons sentiments pour des femmes remarquables de courage. J’ai adoré la construction de cette histoire, le rassemblement de ces quatre personnalités, l’unicité de leur existence et le projet commun, la force de leur union. Un beau récit !