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Margo: second souffle de Thomas MARTINETTI

Je ne vais pas spoiler l’histoire en vous parlant de l’histoire de Margo. Par contre, je vais donner mon avis sur la construction du roman qui me paraît remarquable et intéressante.

Je remercie l’auteur et le blog NETGALLEY pour ce service presse. Je ne pensais pas lire un roman aussi passionnant, même si je pressentais que ce premier tome serait le point de départ d’une série prometteuse. Il n’y a qu’à découvrir le profil de l’auteur pour se frotter les mains et se réjouir de ce livre et des prochains.

Mon évaluation : COUP de COEUR découverte et COUP de COEUR pour le scénario.

Merci Thomas MARTINTTI, j’ai très envie de faire plus ample connaissance avec vos chapitres et vos futures histoires.

Thomas MARTINETTI a choisi de valser entre différents lieux et différents temps de narration. Les contextes qu’il sélectionne sont de petits coups de coeur pour moi car j’en connais certains : Saint Martin de Vésubie, Nice et la promenade, Tigeaux et la vallée du Grand-Morin et l’étranger lorsqu’on est expatriés. Ces espaces, je les ai côtoyés. Ce ne sont que des bons points que j’attribue à ce roman. J’ai pris un réel plaisir à les revoir à travers les mots de l’auteur.

Quant à la chronologie non linéaire, j’avoue que quelques chapitres sont nécessaires pour s’y faire. Thomas MARTINETTI varie les années, les époques et les couples de personnages. C’est assez déstabilisant mais cela donne au scénario de cette histoire dynamisme et suspense : le présent permettant d’avancer dans les intrigues et le passé apportant des réponses aux situations vécues par les personnages. Chaque brique de l’histoire se met en place dans un récit puzzle qui devient de plus en plus palpitant au fur et à mesure que l’on se construit une représentation mentale de l’histoire.

Les points de vue des personnages sont distribués par couple : Margo et Terje, Ada et Cannelle, Agnès et Renaud, Yuila et Nae, Saska et Torstein. Chaque binôme a son vécu et son expérience, évoluant dans des problématiques diverses mais se rencontrant tous autour du thème de l’identité, de la fuite et de la reconstruction de soi. C’est vraiment très intéressant.

Ce roman est dense : vécu personnel, politique, religion, conflits et guerre se mêlent. L’auteur nous offre un prisme aux facettes multiples de notre société d’aujourd’hui et de celle de fin XXème. Je retrouve des faits historiques que j’ai vécus à travers les médias, intéressée de près ou de loin à ces événements. Dans ces pages, les liens tissés interpellent et donnent une vision nouvelle d’une époque révolue mais pas si lointaine.

Et, dernier élément qui m’implique dans ce roman : la course, le marathon, l’envie de se surpasser et de se garder en forme physique… Décidément, Thomas MARTINELLI a mis beaucoup d’ingrédients dans ce livre qui me sont chers. Je suis très heureuse d’avoir découvert cet univers. J’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Encore bravo pour ces intrigues bien construites.

A découvrir lorsqu’on aime le contexte d’espionnage et les traques.

Le résumé en autoédition – 23 décembre 2019 : Dans son village de l’arrière pays niçois, tout le monde adore Margo.
Mais Margo a un secret. Pour commencer, ce n’est pas son vrai nom.
Depuis qu’on a usurpé son identité et volé sa vie, elle a dû subtiliser celle d’une autre.
Aujourd’hui, Margo a peut-être une chance de redevenir Émeline, en confrontant celle qui lui a tout pris un an plus tôt.
Il lui faudra la traquer jusqu’au fin fond de la Norvège, en prenant le risque de tout perdre une seconde fois.

Pour découvrir l’auteur : Après un bac scientifique obtenu à Nice, il choisit finalement de suivre sa passion en intégrant une école de cinéma parisienne, où il apprend les rudiments du montage, de l’écriture, et de la production. Alternant régie et production, il participe dès 2001 aux tournages français et étrangers de nombreuses publicités, long-métrages, téléfilms, et clips musicaux, à Paris et en régions. Lorsqu’il n’est pas sur un plateau de tournage, Thomas collabore depuis 2005 avec son coauteur Christophe Martinolli, niçois comme lui.
Pour leur première diffusion TV, ils écriront 3 épisodes de la saison 2 de la série jeunesse fantastique « DEJA VU » tournée entre Singapour et le Vietnam, diffusée sur France 2, France 4, et la RTBF, puis vendue en Italie et au Canada.
Depuis 2007, il a produit une série de dix court-métrages intitulée FEMMES TOUT COURT écrits par Christophe Martinolli, dont la plupart ont été diffusés sur TV5.
Courant 2013, ils signent leur première bande-dessinée avec les Humanoïdes Associés. Il s’agit de « SEUL SURVIVANT », une trilogie fantastico-réaliste destinée aux marchés américains et européens. Aujourd’hui, Christophe et Thomas développent des projets de séries avec le romancier scénariste Samuel Delage. 2020, Thomas publie son premier roman MARGO.

Mes lectures 2020 du top au flop… Bonne année !

Je vous souhaite une joyeuse année 2021, qu’elle soit belle et harmonieuse, sereine et agréable… qu’elle vous apporte des lectures toujours plus passionnantes. Je vous souhaite de belles découvertes livresques !

Pour commencer cette année, je vous propose une petite rétrospective de mes lectures de 2020, du Top au Flop…

♡ ♡ ♡ ♡ ♡

Commençons par les coups de coeur : ils ont été au nombre de 9, dans des genres différents : historiques, romances, contemporains, cosy british mysteries… Tamara BALLIANA, Amy BELDING BROWN, Katherine CENTER, Julia CHAPMAN, Mélissa DA COSTA, Kristan HIGGINGS, Sophie JOMAINS, Gaëlle NOHANT, Kate QUINN

♡ ♡ ♡ ♡… puis les excellents moments de lecture… Mes TOPS du TOP :

♡ ♡ ♡… les lectures que j’ai trouvées agréables :

♡ et ♡ ♡… et celles avec lesquelles je n’ai pas accrochées : Mes FLOPS de 2020…

Dans l’ensemble, que du positif… Je remercie mes partenaires de lecture : les blogs que je suis et ceux que je découvre au fil de leurs parutions, BABELIO, LIVRADDICT, NetGalley, les éditions DE BOREE… Merci à tous ! Je nous souhaite de bons partenariats et des romans toujours plus fabuleux.

A très vite !

Chut ! Je lis…

Aujourd’hui, je remercie Thomas MARTINETTI pour ce service presse, via le blog NetGalley. Je suis en train de lire un thriller dont le thème principal est l’identité et l’usurpation d’identité.

Qu’est-ce qui m’a conduite vers Margo, tome 1 : Second souffle ? En premier, ce fut la couverture. J’aime cette silhouette de femme et ce paysage de montagne. D’autant plus que le point de départ de ce roman est ma région : l’arrière-pays niçois. Après le carnage de la tempête Alex et la situation sanitaire mondiale, l’auteur, Thomas MARTINETTI, a choisi de changer l’année du déroulement de cette histoire. De 2020, il a préféré l’ambiance de 2019… Des petits détails qui provoquent ma curiosité et cette lecture.

Après les romances, j’avoue avoir envie d’autre chose.

Après le Danemark, pays de Clara, la précédente héroïne de Sur ma liste de Rosie BLAKE, me voici embarquée dans un autre pays encore un peu plus au Nord de l’Europe… Les pays scandinaves, l’ambiance et la réputation des thrillers et policiers suédois me charment aussi beaucoup. Me voici donc, intriguée et plongée dans les premières pages de Margo, le tome 1, Second souffle… en espérant que ce premier opus me donne envie de suivre les aventures futures.

Mon avis dans quelque temps… A très bientôt. Si vous souhaitez me laisser un commentaire de lecture sur ce roman, je serai enchantée de vous lire.

« Pas si facile de botter les fesses de sa pire ennemie : soi-même » de Léna LUCILY

J’ai très envie d’attirer votre attention sur cette romance toute fraîche, estivale, pleine de promesses de Léna LUCILY. Son titre est assez long mais il résume la chronologie d’une expérience qui n’est pas sans charme.

Au coeur de la vie de Daphné : le tragique accident d’Alexis, son fiancé. Il est mort sur sa moto. Un drame qui fragilise l’héroïne.

Un an plus tard, Daphné survit grâce à l’amitié de deux compères attendrissants et joyeux. Un voisin et la dynamique vendeuse de tout un tas d’objets vintage dont le fameux sac croco.

Pour notre plus grand bonheur, notre lecture se dévoile autour d’un garçon issu d’une bourgade près du Touquet, le type d’Hardelot. Daphné décide de prendre sa vie en main à partir d’un drôle de hasard, un billet de train qui ne lui appartient pas mais qui va changer son destin…

J’ai beaucoup aimé ce roman, les aléas de l’existence de Daphné, ses rencontres et cette reconstruction opportune et bienvenue. Son adversaire n’est qu’elle-même : sa résistance aux changements, ses habitudes et le quotidien dans lesquels elle s’est enfermée. La vie lui met de « bons coups de pied aux fesses » et j’adore cette idée. On n’est jamais assez critique sur soi. On cherche toujours la faute aux autres… Ici, Daphné ne doit son bonheur qu’à sa remise en question et aux changements qu’elle met en œuvre dans son présent.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ 1/2 ♡

Le résumé de l’auteure LENA LUCILY (AUTO-EDITION) : « Pas si facile de botter les fesses de sa pire ennemie : soi-même. » Aujourd’hui, c’est décidé : il est temps de se libérer des tourments du passé ! Cela fait un an que Daphné cherche vainement un sens à la mort de son fiancé Alexis, tué dans un accident de moto sur une autoroute où il n’aurait pas dû se trouver. Alors qu’elle met la main sur un billet de train que l’on a oublié dans la poche intérieure d’un sac, Daphné veut croire à la bienveillance du karma et saute dans le TGV. Alors que les regards tendres d’un trentenaire local ravivent son cœur, elle n’en doute plus : c’est le destin qui l’a menée dans les ruelles du Touquet. Mais si Baptiste est si parfait qu’il n’en a l’air, pourquoi Daphné reçoit-elle des mises en garde anonymes ? Quelle vie a-t-il ravagée des années plus tôt et pourquoi ressort-on cette vieille histoire au moment précis où Daphné offre son cœur ? Au Touquet, Daphné trouve le grand air… mais une nouvelle tempête se prépare.

Jury des lecteurs LIBRINOVA : La femme en déshabillé rouge de Claire VOVELLE

L’objectif du prix des lecteurs est de lire et d’évaluer des livres d’auteurs auto-édités, de passer outre (si possible, selon les capacités et l’indulgence du lecteur) les erreurs d’un livre qui n’a bénéficié d’aucune correction de la part d’un professionnel.

Ainsi, je reçois, par mois, deux livres. La femme est déshabillé rouge est l’un d’eux pour le mois de mai 2020.

Le résumé des éditions LIBRINOVA (auto-édition)28 avril 2020 : Une mère de famille est trouvée sans connaissance par deux de ses enfants dans sa maison de campagne à Saint-Jean dans le sud de la France. Tout porte à croire qu’il ne s’agit pas d’un accident domestique, mais qu’Antoinette Sylvain a été attaquée. Il y a un tisonnier à côté d’elle. S’agit-il d’un rendez-vous galant ayant mal tourné, ce que semblerait vouloir indiquer le déshabillé rouge qui la recouvre en partie ? Juliette Wendling qui est depuis quelques mois à la tête de la brigade de proximité de Barjac, va mener l’enquête, non sans mal car dans ce genre d’affaires, on se laisse souvent fourvoyer par des conventions et des préjugés. Le mari est le premier mis en cause, rapidement libéré d’ailleurs. Puis on déclenche une chasse aux sorcières contre Charlotte Forestier, la sœur de la victime. Quel intérêt pouvait-elle avoir à tuer sa sœur ? Très vite, les langues se délient dans ce petit village où tout le monde se connaît depuis des générations ce qui ne va pas faciliter la tâche des enquêteurs. Cette affaire permet aussi de lever le voile sur la façon dont les familles s’acharnent parfois sur ceux qui refusent de se plier à leurs diktats. Elle nous apprend également qu’il n’est pas impossible d’entrer en résistance et d’échapper à cette violence si sournoise. La soif de vie et de plaisirs dont fait preuve Charlotte témoigne, en dépit de tout, de cet état d’esprit.

Vous le remarquerez, je n’ai pas publié de chroniques sur les livres du mois d’avril. Je n’ai pas réussi à lire les livres jusqu’à la dernière page, ce qui, selon moi, ne me donne pas le droit de donner un avis constructif. Pour la femme en déshabillé rouge, je suis allée jusqu’à la dernière page, la dernière ligne et le dernier mot : ouf ! Je me suis forcée à passer les 10 premiers chapitres… Voilà donc mon analyse qui, bien sûr, m’appartient et est subjective.

Ce roman qui se veut être policier et à suspense mériterait d’être débroussaillé, d’être élagué. J’entends par là qu’il met en avant des vies, des expériences et des détails qui entravent la lecture et qui ne font pas évoluer l’intrigue. Tous ces paragraphes que je juge « inutiles » devraient être enlevés.

Deuxième point qui me laisse perplexe est la question du personnage principal : qui est-il ? Est-il cette mère de famille, Antoinette Sylvain, la victime attaquée (qui meurt vers le chapitre 8) ou est-ce Charlotte, la sœur, qui paraît davantage se transformer en une « héroïne », vers la fin du roman, comme le suggère la couverture ? Est-ce Juliette, l’enquêtrice (qui n’apparaît qu’après le chapitre 10) ? J’ai l’impression que l’auteure nous a proposé des portraits de personnages selon les différents moments de son histoire. Elle a tenté de stimuler notre empathie envers l’un ou l’autre, à « emmêler » les fils de son intrigue pour nous « empêcher » de démasquer le coupable.

Troisième point : qui est le coupable ? J’avoue que je suis perplexe. Je n’ai pas trouvé la réponse dans le roman. Je me suis sans doute perdue dans le dénouement du livre. Il reste aussi la question du déshabillé rouge. D’où vient-il ? Que fait-il là, sur la scène de crime ? A quoi servait-il ? Là encore, je ne le sais pas.

Quatrième remarque : la stratégie du coupable. De nombreuses séries comme de nombreux livres utilisent une stratégie (que je n’affectionne pas particulièrement) qui consiste à apporter au lecteur (au spectateur) les indices pour inculper un personnage puis pour le disculper afin de pointer du doigt un nouveau coupable… ainsi de suite. Ce livre fonctionne de cette façon.

Or, certains coupables présumés n’ont pas été évoqués alors que le début du livre nous a informés de leur présence : qu’est devenu le plombier ? Pourquoi n’a-t-il pas témoigné ?

Dernière observation : J’ai été gênée par le mélange des dialogues et de la narration, ainsi que les différents points de vue de la narration qui se mélangent avec le précédent. Il manque dans ce livre des séparations, des sauts de lignes, des guillemets, des tirets… Ceci complexifie la lecture mais la correction de cette présentation est aisée.

Avec des corrections, une relecture et quelques améliorations, je pense que l’auteure peut améliorer son histoire et son intrigue. Je supprimerai aussi l’épilogue qui pose le narrateur (et l’auteur) en moralisateur. J’utiliserai une stratégie implicite en impliquant mes personnages pour exprimer le thème moral de mon histoire.

Mon évaluation : ♡ ♡

Jury des lecteurs Librinova : L'homme du train de Laure GOMBAULT

Le résumé des éditions Librinova (auto-édition) – 20 décembre 2019 : Tania partage sa vie avec Romain et leur petit garçon à Dunkerque. Elle exerce la profession de conseillère conjugale et lutte au quotidien contre les violences faites aux femmes. Chaque jour, elle prend le train pour se rendre à Paris au travail. Depuis quelques temps, dans son wagon, elle est troublée par un homme qui la regarde avec insistance. Alors qu’elle lutte contre la violence de son désir pour lui, elle ne sait pas encore qu’une menace plus inquiétante fragilisera ses idéaux.
Dans ce roman, Laure Gombault nous offre un récit poignant au travers d’une quête où se mêle le combat d’une femme contre un réseau de prostitution et par dessus tout, contre elle-même.

Voici le troisième roman que j’évalue dans le cadre du Jury des lecteurs Libronova.

C’est une agréable découverte. Le résumé est attrayant, la couverture comme le titre sont attractifs. Les premiers pas dans le livre sont prometteurs et je ne suis pas déçue par ma lecture. Une seule journée m’a suffi pour en venir à bout. J’étais bien curieuse de lire la destinée de Tania.

L’héroïne est une jeune femme, mariée et aimante, mère d’un petit garçon Hugo. Elle a construit sa vie après une enfance bouleversée par un père violent envers son épouse, sa maman. Afin de protéger la gente féminine, Tania se dévoue au « sexe faible » et aide ses prochaines à s’affranchir de la maltraitance conjugale.

Elle rencontre l’homme du train, un homme mystérieux qui lui glisse des œillades aguichantes et prometteuses auxquelles Tania succombe aveuglément. A partir de cet instant, sa vie est déséquilibrée. Pire, elle succombe au magnétisme et à l’autorité de cet inconnu, glissant dans la peau de la femme victime.

Laure GOMBAULT a une plume efficace. Aucun chapitre ne cloisonne les évènements. Je passe d’une scène à l’autre grâce à des sauts de ligne. Cela ne m’a pas dérangée.

Le personnage de Tania est assez bien caractérisé. Celui de Romain, personnage secondaire, est aussi esquissé avec efficacité. Quant à l’homme du train, le premier abord est séduisant mais il cache son vrai visage… Au cours de l’aventure, il se dévoile. J’aurais aimé plus de nuances et un parcours moins connu. Ce personnage, nous l’avons tous déjà rencontré avec ses spectres classiques. J’imagine que l’auteure aurait pu le rendre unique avec des actes et des actions au coeur même du roman. J’ai eu l’impression qu’il subissait son passé et que le présent lui était fatal.

Sarah M. est un personnage ambivalent, de part sa situation familiale et sa vie de couple. Elle est victime de son mari violent. Elle évolue et devient forte et conquérante. Par contre, je l’ai trouvé non aboutie dans son désir, en tant que femme, surtout dans la dernière partie de l’histoire. Ses motivations se sont un peu floutées. Son compagnon (et ami) a échappé à ma compréhension : si l’histoire se poursuivait, quel choix aurait-il effectué concernant Sarah ? Qu’attendait Sarah de lui sur le long terme ?

La chute du roman est la continuité attendue, positive pour ces femmes. Un dernier retournement aurait-il été possible pour notre plus grand plaisir de lecture l’histoire de nous surprendre ?

Conclusion : Ce roman est intrigant et intéressant. Il est abouti. L’auteure mène efficacement ses personnages là où elle le souhaite. L’homme du train mérite d’être remarqué pour être amélioré, encore, sur de petits détails, aboutissement qui pourrait le propulser vers un lectorat plus convaincu et plus nombreux.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡

Jury de lecteurs LIBRINOVA : Le sang des châtaignes

Me voici concentrée pour l’évaluation d’un roman historique : Le sang des châtaignes, le tome 1, le mensonge des bergers.

C’est un beau roman que j’ai entre les mains, une histoire richement documentée, une écriture travaillée, un tome qui est, en fait, un premier récit complet, que l’on peut poursuivre (il faut attendre la parution du second tome) puisqu’une deuxième intrigue s’est mêlée dans le petit village du Cantal d’Anthelme Basquies, Poilu et héros principal de ce premier opus.

Le résumé des édtions LIBRINOVA (auto-édition) – 19 février 2020 : Anthelme Brasquies, un jeune fermier de la Châtaigneraie cantalienne, est renvoyé chez lui après avoir été grièvement blessé sur le front de la Grande guerre. De retour à Boisset, son village, il espère pouvoir y retrouver sa Joséphine, l’épouser, et reprendre avec elle le cours normal de sa vie. Mais l’aura-t-elle attendu ? Trouvé sur un champ de bataille, il ramène dans son sac un étrange petit cahier, noirci de mystérieuses formules mathématiques. Cet objet, anodin en apparence, pourrait bien renverser l’ordre des choses, bouleverser l’équilibre du monde. Et puis, il y a Léa, la nouvelle institutrice, cette femme férue de sciences, cette étrangère aux intentions troubles. Que vient-elle faire dans ce village ? Pourquoi tient-elle tant à gagner la confiance des Boissetois, et surtout celle de Firmin Bourgade, le paysan scientifique du village ? Ce cycle romanesque entraîne le lecteur dans la tourmente de l’extraordinaire aventure d’hommes et de femmes que pour la plupart rien ne destinait à se rencontrer et elle le confronte à la résilience des uns et à la soif de vengeance des autres. Sur fond de guerre ce premier tome aborde la question des forces qui concourent à la désintégration des structures et hiérarchies sociales et familiales ainsi qu’à celles des certitudes et des équilibres individuels. Dans le même temps d’autres forces participent à l’intégration de nouvelles valeurs et à l’émergence d’un nouveau modèle de civilisation.

J’ai été ravie de recevoir ce roman car la couverture m’a conquise dès le premier regard. Je garde de ma lecture des impressions variées. Avec quelques jours de recul, je pense que je n’oublierai pas de sitôt ces personnages, cette ambiance campagnarde, la guerre des tranchées, l’impact destructeur de ce conflit, de cette guerre terrible en particulier. Les auteurs, Eric et Marie-Hélène MIEL, ont travaillé leur récit avec passion et minutie. On y lit des histoires dans l’Histoire, des vies et d’autres expériences qui côtoient celle d’Anthelme et Joséphine. Chacune a son drame, de terribles épreuves, bien réelles. Elles s’imbriquent à celle du héros, elles se superposent à cette vie, brisée ou sauvée, selon le point de vue…

Nous suivons ces moments de conflits, d’angoisse, à travers le regard de ce soldat, blessé et renvoyé chez lui, suite à une grave dégradation de son état.

Le style d’Eric et Marie-Hélène MIEL est littéraire. Leurs phrases sont assez longues. Les descriptions offrent des images magnifiques du Massif Central, du village et des habitants. Je dirais que ce roman est complet : il focalise sur un destin, il élargit son point de vue en prenant en compte celui des habitants avec les travers que sont la sympathie et l’empathie mais aussi la rumeur et la mauvaise foi, l’ignorance et la naïveté. Ce récit est un témoignage de guerre, un récit d’amour et d’amitié, un roman de terroir, une œuvre de qualité, assez longue (plus de 400 pages).

Vais-je donc continuer ma lecture et entamer le deuxième tome ?

A ce jour, cette question me taraude beaucoup. La réponse n’est pas aussi affirmative que cette chronique le laisse croire. J’ai trouvé ce livre dense, suis-je suffisamment prête à me lancer dans autant de pages ? Pas encore…

Le drame de la fin, prévisible depuis le début, m’a rendue très triste. C’est une chute irrémédiable qui me demande de réaliser un deuil… Sniff… Puis-je poursuivre au-delà de cette tragédie ? Peut-être…

La seconde intrigue est-elle motivante ? C’est un secret… une imposture… ou une tromperie. Je parle à mots couverts pour ne rien spoiler… J’avoue que le personnage qui conduit le mystère ne remporte ma sympathie. J’ai donc besoin de temps et certainement, du prochain résumé pour me décider. J’accorde beaucoup de confiance à l’auteur qui pourrait métamorphoser cette semi-aversion en une empathie certaine.

Bilan : Je me laisserais bien tenter par la suite de cette histoire dans l’Histoire. Merci à l’auteur pour son travail d’écriture, pour sa construction de roman touchante. Félicitations à eux.

Je recommande ce roman.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡

Un grain de moutarde de Laila Ibrahim

Tous mes remerciements à NETGALLEY et aux éditions AMAZON CROSSING pour ce SP. Voici deux jolis romans que j’ai eus plaisir à découvrir et à suivre.

Le résumé du tome 1 – Le crocus jaune (23 octobre 2018) des éditions AMAZON CROSSING : À sa naissance, Lisbeth est enlevée à sa mère pour être confiée à Mattie, une esclave, qui se voit contrainte de se séparer de son propre bébé pour devenir la nourrice de l’enfant. Une relation intense, qui va influencer leurs vies pendant des décennies, se développe entre elles et Lisbeth trouve auprès de Mattie et des siens sa famille de cœur. Mais un tel lien entre deux personnes que tout sépare est-il vraiment sans conséquence ? Le Crocus jaune est le récit émouvant d’un attachement impossible mais aussi un roman puissant sur la quête de liberté et de dignité de deux femmes que tout oppose… ou presque.

Le résumé du tome 2 – Un grain de moutarde (07 janvier 2020) : des éditions AMAZON CROSSING : Lisbeth Johnson a grandi dans le Sud des États-Unis, dans la plantation de coton appartenant à sa famille. Jordan Freedman est la fille de Mattie, esclave et nourrice bien-aimée de Lisbeth. Trois ans après la fin de la guerre de Sécession, Lisbeth et Mattie veillent chacune sur leur foyer tandis que Jordan est institutrice et suffragette. Quand Lisbeth est appelée au chevet de son père mourant, elle se rend sans hésiter à la plantation et se retrouve confrontée à sa famille confédérée, qu’elle a trahie en épousant un abolitionniste. Au même moment, Jordan et Mattie reviennent elles aussi à Fair Oaks, afin de soutenir leur famille, toujours victime d’oppressions. La suite du Crocus jaune remet en scène les familles Johnson et Freedman, qui se trouvent confrontées à l’injustice qui les a toujours séparées, mais aussi à l’amertume et la violence. Lisbeth, Mattie et Jordan trouveront-elles le courage de délivrer leurs proches et de se libérer elles-mêmes du passé ?

La couverture de ces deux livres m’ont incitée à entrer dans l’histoire de Mattie, la nourrice noire, et de Lisbeth, la fillette blanche. Deux femmes liées avant et après la guerre de Sécession qui nous retracent un passé amer mais aussi une relation romantique et idéalisée, unique et sincère.

Je n’ai pas éprouvé les émotions fortes d’autres romans qui ont ce contexte de soumission et d’esclavage, de combats et de luttes pour les égalités. J’ai néanmoins aimé cette amitié troublée et ces aventures humaines. Cette expérience est différente des livres que j’ai lus sur le sujet. La petite est rejetée des siens dans un monde où les relations mère filles ne sont pas valorisées et prioritaires tandis que la femme noire éprouve un amour charnel et viscéral pour les petites créatures qu’elle met au monde ou qu’elle éduque à force d’amour et d’affection.

C’est un beau portrait de la femme, au conflit de deux générations, celle régit par les lois masculines, obtuses et rétrogrades, et celle d’une nouvelle société plus altruiste et tournée vers l’Autre.

Le temps s’étend de l’enfance au choix de l’adulte raisonné et raisonnable, le citoyen éduqué qui remet en cause la tradition et l’opinion commune. C’est un beau message que transmet Laila IBRAHIM.

Mon évaluation pour les deux tomes : ♡ ♡ ♡

Rendez-vous à l’infini de Karine VITELLI

Le résumé de l’auteure (AUTO-EDITION) :

Six ans plus tôt, Chloé a tout perdu : avenir prometteur, amour éternel, projets… À cette époque, elle a fait une promesse : un rendez-vous à l’infini. Pour la tenir, elle part en randonnée en terre sauvage avec un guide aguerri. Pendant huit jours, elle sera confrontée aux changements abrupts de température, aux insectes en tous genres, aux passages aussi pénibles physiquement que mentalement… Tout ça pour retrouver un but à son existence. Peu sportive, Chloé est loin de la candidate idéale pour ce genre de périple, mais elle fera tout son possible pour atteindre son objectif. Quitte à mentir et à garder pour elle ses souffrances… Au cours de son difficile voyage, elle apprendra à apprécier la simplicité de la vie et à se redécouvrir. Grâce à cette aventure et à celui avec qui elle la partage, elle comprendra que son combat a débuté depuis déjà de nombreuses années. Parviendra-t-elle à gravir la montagne de sa profonde douleur ? Deviendra-t-elle finalement plus grande, plus robuste ? Une ascension au cœur d’un univers encore sauvage, au cœur de soi-même.

Qu’est-ce que l’infini ? L’infini est un lieu lointain, caché des yeux du monde, le seul endroit où Chloé atteindra la paix et l’espoir de re-vivre. Chloé a perdu son fiancé, six ans plus tôt. L’infini est la chance de mettre derrière elle son passé et de rebondir sur un futur différent.

Cette histoire est une petite aventure dans la forêt tropicale, (sans les fourmis Magnan !!), juste le plaisir d’une rencontre d’un guide, trompé sur « la marchandise » et de sa cliente, « finalement » charmante. Ce roman est sans surprise. Il m’a procuré, le temps d’une petite soirée, une distraction sans prétention, des instants de romance, simples et paisibles.

J’avais peu d’attentes envers ce roman. C’est tant mieux car la forêt équatoriale est exigente et bien plus inhospitalière qu’il n’y paraît. Un petit bout de chez-moi dans ces pages…

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡

Karine VITELLI publie un nouveau roman : Le ciel est toujours bleu au-dessus des nuages. Sa couverture me fait bien envie….

Le résumé des éditions HQN : Suite à une relation de couple toxique, Isabelle a perdu toute confiance en elle et en l’avenir. Pour redonner un sens à son existence, elle a rejoint une association qui vient en aide à ceux qui n’ont plus rien et vivent désormais en marge de la société. Mais, si certains acceptent cette main tendue, d’autres sont méfiants et ne se laissent pas approcher. Comme Logan, cet homme renfermé qu’Isabelle a remarqué dès le premier jour, un homme au regard dur dans lequel elle a entrevu une solitude qui ressemble étrangement à la sienne. Alors, même s’il ne veut pas de son aide, elle va tout faire pour lui redonner espoir et lui prouver que le meilleur est peut-être à venir…

Nick ALEXANDER : Quand on n’a que l’amour…

Le résumé des Éditions AMAZON CROSSING :

Catherine était le grand amour de la vie de Sean. À sa disparition, elle lui a laissé une boîte remplie d’enveloppes, contenant chacune une photo et une cassette. Ce sont des messages que Catherine a enregistrés peu avant sa mort : des souvenirs de leur couple mais aussi des pensées et des secrets qu’elle n’avait jamais partagés avec son mari. À mesure que Sean les écoute, il est de plus en plus mal à l’aise : sa femme a beau avoir choisi chacun de ses mots avec amour, ils sont aussi douloureux d’honnêteté – parfois douloureux tout court. De révélation en révélation, les certitudes de Sean vacillent : et s’il se trompait sur leur histoire et ce qu’il pensait être leur passé commun ? Cependant, il ne peut s’empêcher d’espérer que les cassettes lui apporteront enfin la réponse à la question qu’il n’a jamais osé poser. Le destin existe-t-il vraiment ? Et si oui, Catherine et lui étaient-ils faits pour s’aimer ?

J’apprécie les romans de Nick ALEXANDER pour ses personnages torturés que l’on apprend à connaître, pour une narration plus psychologique qu’actionnelle, pour une intrigue atypique. Ses titres cachent des histoires quelque peu difficiles pour ces acteurs.

Dans son nouveau roman, Quand on n’a que l’amour, deux narrateurs se partagent le livre : la voix de la défunte Catherine et celle de son mari survivant, Sean. Tous deux nous livrent leur rencontre, leur amour, leur quotidien. L’intérêt pour le lecteur est de confronter ces deux points de vue pour évaluer cet amour : ont-ils vécu une existence de passion ou une illusion ?

Je m’attendais à une intrigue forte, lourde de secrets et offrant des révélations terribles. A la finale, ce sont deux personnes assez communes qui s’expliquent, l’une par des photographies et des cassettes audio, l’autre en assumant les vérités, les non-dits, le deuil.

J’ai vécu ces récits comme le reflet de vies parsemées d’aléas, de demi-mensonges, d’omissions. Les existences sont toujours et inévitablement constellées de doutes, de questionnements, de peines et de lassitude venant du quotidien… Il y a, bien sûr, des temps forts dans leur vécu mais, aussi, des moments plus insipides. Au bout du compte, ils ont réalisé leur vie ensemble, ce n’est pas pour rien : ils étaient compatibles. Ils possédaient l’amour qui leur correspondait, avec leurs imperfections et leur réalité.

Chaque lecteur se construit son idée de leurs actes et de leurs décisions, s’identifie, valide ou non. Ce roman se veut positif, sans larmoiement, sans pitié, sans regret. C’est une histoire assumée qui interdit, tout compte fait, les jugements extérieurs. L’histoire appartient à ceux qui la vivent.

Mon sentiment général est une bienveillante neutralité par rapport à ce récit. C’est une lecture qui se découvre : elle n’est ni intrigante, ni romantique. Elle est comme un fait, unique et inchangeable.

Je remercie l’auteur, les éditions AmazonCrossing, via le blog NetGalley pour ce service presse.