Archives pour la catégorie Auto-édition

Il n’est jamais trop tard pour libérer les licornes de Mélodie MILLER

Là encore, ce roman faisait partie d’une sélection que j’avais faite avant le début de mes vacances.

Partir pour Ibiza ? La destination était pile poil dans les évasions imaginaires qui m’allaient pour cette saison estivale. Me voilà donc aux côté de Manon.

L’héroïne est pour le moins psychorigide : classement, rigueur, maniaquerie, désir de performances professionnelles sont les atouts/faiblesses de Manon. Ses aspirations sont centrées sur la réussite de la grande et magnifique entreprise (au bord de la faillite), Stella… du moins au début.

Son équilibre est vite perturbé par le nouveau projet qu’on lui impose : à prendre ou à laisser, il en va de son avenir et de l’avenir de l’entreprise familiale. La pression est forte au commencement, elle est beaucoup moins présente au cours des pages. Manon trouve un joli projet citoyen- écologique-collaboratif : c’est une belle idée venant de l’auteure.

Durant son aventure, son attention reste professionnelle mais elle s’autorise à s’ouvrir sur d’autres sujets : son passé, ses ressentis, les battements de son coeur, la colocation qu’on lui impose et les secrets de l’île. Cette ouverture est bienvenue et fait le charme de ce petit roman.

Le roman est surprenant dans son évolution (au moins de mon point de vue…) et les péripéties sont agréablement étonnantes. L’histoire évolue d’une manière assez distrayante et intéressante. Manon se libère, ouvrant son regard sur les autres. L’héroïne se mêle à un monde inconnu (et fêtard, on s’en doutait !). Elle côtoie des personnages aux figures atypiques : Joanna, Mattéo, Arturo, Clarinette… Chacune de ces personnalités apporte mystère et originalité.

La sous-intrigue sur le décès de Stella apporte aussi un peu de piquant. Dommage qu’elle ne soit pas un chouilla plus aboutie (et plus réaliste dans les hypothèses…). Je suis restée sur quelques interrogations mais j’ai survécu 😉 !

D’une manière générale, le roman est plaisant. La romance a son lot de suspense : je n’étais sûre de rien… C’est donc un livre estival à découvrir, agréable et pétillant. Le récit est frais. Il est réussi.
Mon évaluation : ♥ ♥ 

Voici le résumé des éditions Independently published (AUTO-EDITION) – 06 juin 2022 : À 28 ans, Manon, directrice financière d’une agence d’événementiel habite seule à Paris dans un appartement bien ordonné. Ses rêves d’enfant ? Elle les a enfouis et oubliés depuis longtemps. Mais, lorsque sa boss l’envoie en urgence au siège à Ibiza, et qu’elle débarque dans la colocation d’Arturo le ténébreux, Jeanne la fée bohème et Mattéo le séducteur, sa vie prend une tout autre direction.
Manon osera-t-elle enfin lâcher ses dossiers professionnels pour laisser libre cours à sa fantaisie ? Et si ses colocataires l’aidaient à remonter le passé et à l’accepter enfin, cela mettrait-il en péril son avenir ? Ou le redéfinirait-il ?

Les carnets de Venise de Rhys BOWEN

Le résumé des Editions AMAZON CROSSING (auto-édition) – 19 juillet 2022 :
Enseignante en art, Juliette Browning arrive en 1938 à Venise lors d’un voyage scolaire. Elle peut ainsi revoir Leonardo Da Rossi, l’homme qu’elle aime mais dont l’avenir a été décidé par sa famille aristocratique. Lorsque la guerre plonge Venise dans la tourmente, ils sont forcés de se battre pour survivre et protéger un secret qui les lie à jamais.
À sa mort, sa petite-nièce Caroline hérite d’un carnet de dessin, trois clés et un dernier murmure… Venise. En rapportant les cendres de Juliette dans la ville italienne, Caroline découvre sa vie et ses amours tragiques, tout en entamant sa propre aventure en quête d’une nouvelle vie.

Je suis toujours attirée par les nouvelles publications des one-shot de Rhys BOWEN depuis que j’ai lu Farleigh Field.

A mi-chemin entre la romance et le récit historique, j’ai aujourd’hui une double narration dans un temps contemporain (2001) et un temps plus lointain (1939).

Deux jeunes femmes anglaises sont liées : Caroline est la petite-nièce de Juliette. Toutes deux ont vécu provisoirement dans la célèbre et magnifique ville de Venise, lieu qui m’a particulièrement charmée. En abordant ces deux récits, j’étais très curieuse de revivre ma propre expérience, de m’imprégner de l’atmosphère (à nouveau) des ruelles, des ponts et du Grand Canal. L‘environnement est parfaitement retranscrit, dans le passé comme dans ce présent pas si lointain. Je regrette un peu cette similitude des contextes et un manque de caractérisation des lieux propre à chaque époque… mais peut-être que Venise n’a pas vraiment changé en soixante ans ?

Les personnalités des héroïnes ont aussi des traits assez similaires, un petit défaut que je note dans ce roman. L’auteure choisit de peindre des caractères très proches.

Côté positif, j’ai aimé le va-et-vient entre les époques, l’une éclairant l’autre, les mystères et les secrets divulgués en écho. Le prologue nous met en appétit même si l’espionnage n’est pas vraiment le fil conducteur de cette histoire mais plutôt la passion de Juliette : l’Art. Le titre, pour cela, est pertinent et bien choisi.

Les carnets de Venise est un roman agréable, qui se lit vite, qui m’a tenue en haleine parce que j’aime Venise. La fin de l’histoire de Juliette monte en tension. Elle nous conduit jusqu’au lac Majeur, jusqu’à Stresa, petite ville qui va m’accueillir quelques jours puisque je pars en vacances visiter les lacs de Côme et Majeur, ainsi que le lac suisse cité dans le livre. L’Italie est dépeinte avec ses accents, ses lieux typiques, sa cuisine et sa chaleur (humaine et météorologique). J’avoue qe j’ai un petit faible pour cet avant-goût de voyage, d’évasion et de plaisirs…

Mon évaluation : ♥ ♥  1/2 

Farleigh Field de Rhys BOWEN

Ce livre est difficile à ranger : à mi-chemin du roman historique, de guerre ou d’espionnage, roman à suspense, romance… J’aime assez ce mélange des genres.

Le résumé AUTO-EDITION / AMAZON CROSSING – 15 mai 2018 : Lorsqu’un parachutiste trouve la mort sur le domaine ancestral de Farleigh Place, Lord Westerham et ses cinq filles, jusque-là épargnés, sont soudain touchés par la Seconde Guerre mondiale. L’inconnu est-il un espion allemand ? Agent du MI5 et ami de la famille, Ben Cresswell est chargé de mener secrètement l’enquête. Cette mission lui offre l’occasion de se rapprocher de Pamela, la troisième fille de Lord Westerham, dont il est amoureux. Mais elle aussi cache un secret : son travail au centre de décryptage de codes de Blechtley Park.
Au fil d’une enquête où se croisent traîtres et espions et qui le ramène inexorablement à Farleigh Place, Ben découvre l’existence d’individus dont les projets, s’ils réussissent, pourraient bien altérer le cours de l’Histoire.

Rhys BOWEN nous plonge en pleine deuxième guerre mondiale, à quelques kilomètres de Londres qui subit les bombardements et en France, à Paris, sous la menace de la Gestapo.

L’ambiance me rappelle Downtown Abbey : j’y retrouve la campagne, les coutumes et traditions de vie, des propriétaires comme des domestiques. Nous suivons la famille de Lord Westerham, les filles et leurs connaissances.

Ben Cresswell, ami de la famille, est missionné, incognito, pour enquêter sur la mort d’un parachutiste qui a atterri sur le domaine. Jérémy, aviateur prisonnier des Allemands, blessé, rejoint Pamela sur sa terre natale pour un séjour de récupération. Pamela bénéficie d’une permission, elle tait son rôle de décrypteuse de messages secrets dans des bureaux de Londres. Margot est sous le joug des Allemands, amoureuse d’un Résistant français. Phoebe est en mal d’activités et certainement de reconnaissance tandis que Diana pleure la première saison qu’elle n’a pas eue.

Rhys BOWEN construit une intrigue à multifacettes qui mêle les aventures indépendantes des filles Westerham. Je me plais à suivre leur destin qui s’imbrique au-delà du sang. Dans cette ambiance de guerre, les événements prennent vie et réalité au-delà de la fiction et de l’imagination. Ce livre résonne en moi, appelle des émotions et des angoisses, active la réflexion quant au courage et aux choix que chacun réalise.

J’aime l’écriture de cette auteure que j’ai découverte avec Son espionne royale mais que j’ai particulièrement appréciée avec l’enfant toscan. Ce roman est plus ancien que ceux cités, intéressant mais peut-être moins captivant que ma dernière lecture. Les nombreuses directions que prend ce roman ne sont pas forcément abouties : celle des domestiques (par exemple). Les personnages sont traités avec sympathie et leurs mauvais pas sont rapidement dépassés. Il manque certainement un peu de terreur dans ce monde de guerre mais je ne reproche pas à la fiction d’enjoliver cette période de conflits.

Mon évaluation : ♥ ♥  1/2

Les Thés meurtriers d’Oxford – Livre 1 – Chou à la crim’ de H.Y. HANNA

Qui l’eut cru ? J’ai trouvé une nouvelle série… une série qui pourrait me plaire. Le titre a d’abord attiré mon attention : joli jeu de mots, vous ne trouvez pas ? Après des recherches, j’ai découvert H.Y. HANNA. Me voilà admirative de la réputation de l’auteure… Ni une, ni deux, je me plonge dans Les Thés meurtriers d’Oxford… tome 1… Chou à la Crim’...

Le résumé de l’auteure (AUTO-EDITION) – 18 septembre 2021 : Lorsqu’un touriste américain meurt, étouffé par un scone, dans son salon de thé anglais pittoresque, Gemma se retrouve plongée au cœur d’une mystérieuse affaire. La jeune diplômée d’Oxford se met en tête de résoudre ce crime, aidée par les vieilles commères de son village et une petite chatte espiègle prénommée Muesli. Mais entre sa mère autoritaire qui joue les entremetteuses et le retour de son ancien amour d’université, qui n’est autre que le séduisant inspecteur chargé de l’enquête, Gemma ne sait plus où donner de la tête… Et les choses ne s’arrangent pas lorsque son salon de thé commence à avoir mauvaise presse ! Une affaire de meurtre n’est jamais bonne pour les affaires, surtout quand les clients se mettent à penser que vos scones sont mortels. Le nombre de victimes augmente, et le salon de thé de Gemma risque bien de faire faillite. Parviendra-t-elle à trouver le tueur avant que les choses ne tournent sérieusement au vinaigre ?

Pour la première fois de ma vie, je lis un livre qui a pour environnement Oxford. J’avoue que les descriptions que nous offre H.Y. HANNA forcent ma curiosité. J’avais une image assez confuse du lieu. Avec ce livre et cette enquête au coeur des collèges (et oui, il n’y a pas qu’un seul college…), les tableaux sont plus précis. Ce contexte ne manque pas de charme : un mélange de présent et de passé, un environnement qui a des airs d’Harry Potter.

Gemma Rose , l’héroïne de la série, a quitté l’Australie pour revenir aux sources. Ancienne étudiante d’Oxford, elle a décidé de tirer un trait sur une vie qui ne lui convient pas et d’ouvrir un salon de thé dans son village natal. Ses clients sont une galerie de portraits intéressants, source de bavardages, de souvenirs et de potentiels suspects que je me plais à découvrir et à suivre. Multiples incidents surviennent : un chat qui se balade là où il ne devrait pas, un client américain qui provoque tout le monde… un inspecteur, Delvin, que l’on découvre mais qui n’est pas inconnu à Gemma. Pas un instant de répit, la narration est dense et riche.
La vie pourrait s’écouler tranquillement dans cette atmosphère bon enfant… mais ce serait sans compter sur la découvert du cadavre de l’Américain étouffé par un scone.
Par curiosité, par défi ou parce que le touriste a menti, Gemma se lance dans sa propre enquête… Ses découvertes sont palpitantes. Les événements s’enchainent. Un pur bonheur de se jeter dans une intrigue cosy mystery avec un cadre aussi flatteur et inédit !
J’aime que se mêlent les émotions personnelles, la recherche d’un coupable, les commérages et l’œil suspicieux des habitants. J’adore cette opposition douce amère de Gemma contre Delvin. Je sais d’avance que ces deux personnages vont se rapprocher.
Cette première entrée dans la série est tout à fait satisfaisante. Je suis sûre que je lirai le livre 2, que je vais suivre ces personnages avec intérêt. Je suis très heureuse d’avoir dégoté cette série…
Si vous aimez la série de Julia CHAPMAN et ses fameux Rendez-vous avec… les détectives du Yorkshire ou Hannah DENNISON avec Les mystères de Honeychurch, je pense que comme moi, vous adorerez découvrir cette série.
Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥ 

Margo: second souffle de Thomas MARTINETTI

Je ne vais pas spoiler l’histoire en vous parlant de l’histoire de Margo. Par contre, je vais donner mon avis sur la construction du roman qui me paraît remarquable et intéressante.

Je remercie l’auteur et le blog NETGALLEY pour ce service presse. Je ne pensais pas lire un roman aussi passionnant, même si je pressentais que ce premier tome serait le point de départ d’une série prometteuse. Il n’y a qu’à découvrir le profil de l’auteur pour se frotter les mains et se réjouir de ce livre et des prochains.

Mon évaluation : COUP de COEUR découverte et COUP de COEUR pour le scénario.

Merci Thomas MARTINTTI, j’ai très envie de faire plus ample connaissance avec vos chapitres et vos futures histoires.

Thomas MARTINETTI a choisi de valser entre différents lieux et différents temps de narration. Les contextes qu’il sélectionne sont de petits coups de coeur pour moi car j’en connais certains : Saint Martin de Vésubie, Nice et la promenade, Tigeaux et la vallée du Grand-Morin et l’étranger lorsqu’on est expatriés. Ces espaces, je les ai côtoyés. Ce ne sont que des bons points que j’attribue à ce roman. J’ai pris un réel plaisir à les revoir à travers les mots de l’auteur.

Quant à la chronologie non linéaire, j’avoue que quelques chapitres sont nécessaires pour s’y faire. Thomas MARTINETTI varie les années, les époques et les couples de personnages. C’est assez déstabilisant mais cela donne au scénario de cette histoire dynamisme et suspense : le présent permettant d’avancer dans les intrigues et le passé apportant des réponses aux situations vécues par les personnages. Chaque brique de l’histoire se met en place dans un récit puzzle qui devient de plus en plus palpitant au fur et à mesure que l’on se construit une représentation mentale de l’histoire.

Les points de vue des personnages sont distribués par couple : Margo et Terje, Ada et Cannelle, Agnès et Renaud, Yuila et Nae, Saska et Torstein. Chaque binôme a son vécu et son expérience, évoluant dans des problématiques diverses mais se rencontrant tous autour du thème de l’identité, de la fuite et de la reconstruction de soi. C’est vraiment très intéressant.

Ce roman est dense : vécu personnel, politique, religion, conflits et guerre se mêlent. L’auteur nous offre un prisme aux facettes multiples de notre société d’aujourd’hui et de celle de fin XXème. Je retrouve des faits historiques que j’ai vécus à travers les médias, intéressée de près ou de loin à ces événements. Dans ces pages, les liens tissés interpellent et donnent une vision nouvelle d’une époque révolue mais pas si lointaine.

Et, dernier élément qui m’implique dans ce roman : la course, le marathon, l’envie de se surpasser et de se garder en forme physique… Décidément, Thomas MARTINELLI a mis beaucoup d’ingrédients dans ce livre qui me sont chers. Je suis très heureuse d’avoir découvert cet univers. J’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Encore bravo pour ces intrigues bien construites.

A découvrir lorsqu’on aime le contexte d’espionnage et les traques.

Le résumé en autoédition – 23 décembre 2019 : Dans son village de l’arrière pays niçois, tout le monde adore Margo.
Mais Margo a un secret. Pour commencer, ce n’est pas son vrai nom.
Depuis qu’on a usurpé son identité et volé sa vie, elle a dû subtiliser celle d’une autre.
Aujourd’hui, Margo a peut-être une chance de redevenir Émeline, en confrontant celle qui lui a tout pris un an plus tôt.
Il lui faudra la traquer jusqu’au fin fond de la Norvège, en prenant le risque de tout perdre une seconde fois.

Pour découvrir l’auteur : Après un bac scientifique obtenu à Nice, il choisit finalement de suivre sa passion en intégrant une école de cinéma parisienne, où il apprend les rudiments du montage, de l’écriture, et de la production. Alternant régie et production, il participe dès 2001 aux tournages français et étrangers de nombreuses publicités, long-métrages, téléfilms, et clips musicaux, à Paris et en régions. Lorsqu’il n’est pas sur un plateau de tournage, Thomas collabore depuis 2005 avec son coauteur Christophe Martinolli, niçois comme lui.
Pour leur première diffusion TV, ils écriront 3 épisodes de la saison 2 de la série jeunesse fantastique « DEJA VU » tournée entre Singapour et le Vietnam, diffusée sur France 2, France 4, et la RTBF, puis vendue en Italie et au Canada.
Depuis 2007, il a produit une série de dix court-métrages intitulée FEMMES TOUT COURT écrits par Christophe Martinolli, dont la plupart ont été diffusés sur TV5.
Courant 2013, ils signent leur première bande-dessinée avec les Humanoïdes Associés. Il s’agit de « SEUL SURVIVANT », une trilogie fantastico-réaliste destinée aux marchés américains et européens. Aujourd’hui, Christophe et Thomas développent des projets de séries avec le romancier scénariste Samuel Delage. 2020, Thomas publie son premier roman MARGO.

Mes lectures 2020 du top au flop… Bonne année !

Je vous souhaite une joyeuse année 2021, qu’elle soit belle et harmonieuse, sereine et agréable… qu’elle vous apporte des lectures toujours plus passionnantes. Je vous souhaite de belles découvertes livresques !

Pour commencer cette année, je vous propose une petite rétrospective de mes lectures de 2020, du Top au Flop…

♡ ♡ ♡ ♡ ♡

Commençons par les coups de coeur : ils ont été au nombre de 9, dans des genres différents : historiques, romances, contemporains, cosy british mysteries… Tamara BALLIANA, Amy BELDING BROWN, Katherine CENTER, Julia CHAPMAN, Mélissa DA COSTA, Kristan HIGGINGS, Sophie JOMAINS, Gaëlle NOHANT, Kate QUINN

♡ ♡ ♡ ♡… puis les excellents moments de lecture… Mes TOPS du TOP :

♡ ♡ ♡… les lectures que j’ai trouvées agréables :

♡ et ♡ ♡… et celles avec lesquelles je n’ai pas accrochées : Mes FLOPS de 2020…

Dans l’ensemble, que du positif… Je remercie mes partenaires de lecture : les blogs que je suis et ceux que je découvre au fil de leurs parutions, BABELIO, LIVRADDICT, NetGalley, les éditions DE BOREE… Merci à tous ! Je nous souhaite de bons partenariats et des romans toujours plus fabuleux.

A très vite !

Chut ! Je lis…

Aujourd’hui, je remercie Thomas MARTINETTI pour ce service presse, via le blog NetGalley. Je suis en train de lire un thriller dont le thème principal est l’identité et l’usurpation d’identité.

Qu’est-ce qui m’a conduite vers Margo, tome 1 : Second souffle ? En premier, ce fut la couverture. J’aime cette silhouette de femme et ce paysage de montagne. D’autant plus que le point de départ de ce roman est ma région : l’arrière-pays niçois. Après le carnage de la tempête Alex et la situation sanitaire mondiale, l’auteur, Thomas MARTINETTI, a choisi de changer l’année du déroulement de cette histoire. De 2020, il a préféré l’ambiance de 2019… Des petits détails qui provoquent ma curiosité et cette lecture.

Après les romances, j’avoue avoir envie d’autre chose.

Après le Danemark, pays de Clara, la précédente héroïne de Sur ma liste de Rosie BLAKE, me voici embarquée dans un autre pays encore un peu plus au Nord de l’Europe… Les pays scandinaves, l’ambiance et la réputation des thrillers et policiers suédois me charment aussi beaucoup. Me voici donc, intriguée et plongée dans les premières pages de Margo, le tome 1, Second souffle… en espérant que ce premier opus me donne envie de suivre les aventures futures.

Mon avis dans quelque temps… A très bientôt. Si vous souhaitez me laisser un commentaire de lecture sur ce roman, je serai enchantée de vous lire.

« Pas si facile de botter les fesses de sa pire ennemie : soi-même » de Léna LUCILY

J’ai très envie d’attirer votre attention sur cette romance toute fraîche, estivale, pleine de promesses de Léna LUCILY. Son titre est assez long mais il résume la chronologie d’une expérience qui n’est pas sans charme.

Au coeur de la vie de Daphné : le tragique accident d’Alexis, son fiancé. Il est mort sur sa moto. Un drame qui fragilise l’héroïne.

Un an plus tard, Daphné survit grâce à l’amitié de deux compères attendrissants et joyeux. Un voisin et la dynamique vendeuse de tout un tas d’objets vintage dont le fameux sac croco.

Pour notre plus grand bonheur, notre lecture se dévoile autour d’un garçon issu d’une bourgade près du Touquet, le type d’Hardelot. Daphné décide de prendre sa vie en main à partir d’un drôle de hasard, un billet de train qui ne lui appartient pas mais qui va changer son destin…

J’ai beaucoup aimé ce roman, les aléas de l’existence de Daphné, ses rencontres et cette reconstruction opportune et bienvenue. Son adversaire n’est qu’elle-même : sa résistance aux changements, ses habitudes et le quotidien dans lesquels elle s’est enfermée. La vie lui met de « bons coups de pied aux fesses » et j’adore cette idée. On n’est jamais assez critique sur soi. On cherche toujours la faute aux autres… Ici, Daphné ne doit son bonheur qu’à sa remise en question et aux changements qu’elle met en œuvre dans son présent.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ 1/2 ♡

Le résumé de l’auteure LENA LUCILY (AUTO-EDITION) : « Pas si facile de botter les fesses de sa pire ennemie : soi-même. » Aujourd’hui, c’est décidé : il est temps de se libérer des tourments du passé ! Cela fait un an que Daphné cherche vainement un sens à la mort de son fiancé Alexis, tué dans un accident de moto sur une autoroute où il n’aurait pas dû se trouver. Alors qu’elle met la main sur un billet de train que l’on a oublié dans la poche intérieure d’un sac, Daphné veut croire à la bienveillance du karma et saute dans le TGV. Alors que les regards tendres d’un trentenaire local ravivent son cœur, elle n’en doute plus : c’est le destin qui l’a menée dans les ruelles du Touquet. Mais si Baptiste est si parfait qu’il n’en a l’air, pourquoi Daphné reçoit-elle des mises en garde anonymes ? Quelle vie a-t-il ravagée des années plus tôt et pourquoi ressort-on cette vieille histoire au moment précis où Daphné offre son cœur ? Au Touquet, Daphné trouve le grand air… mais une nouvelle tempête se prépare.

Jury des lecteurs LIBRINOVA : La femme en déshabillé rouge de Claire VOVELLE

L’objectif du prix des lecteurs est de lire et d’évaluer des livres d’auteurs auto-édités, de passer outre (si possible, selon les capacités et l’indulgence du lecteur) les erreurs d’un livre qui n’a bénéficié d’aucune correction de la part d’un professionnel.

Ainsi, je reçois, par mois, deux livres. La femme est déshabillé rouge est l’un d’eux pour le mois de mai 2020.

Le résumé des éditions LIBRINOVA (auto-édition)28 avril 2020 : Une mère de famille est trouvée sans connaissance par deux de ses enfants dans sa maison de campagne à Saint-Jean dans le sud de la France. Tout porte à croire qu’il ne s’agit pas d’un accident domestique, mais qu’Antoinette Sylvain a été attaquée. Il y a un tisonnier à côté d’elle. S’agit-il d’un rendez-vous galant ayant mal tourné, ce que semblerait vouloir indiquer le déshabillé rouge qui la recouvre en partie ? Juliette Wendling qui est depuis quelques mois à la tête de la brigade de proximité de Barjac, va mener l’enquête, non sans mal car dans ce genre d’affaires, on se laisse souvent fourvoyer par des conventions et des préjugés. Le mari est le premier mis en cause, rapidement libéré d’ailleurs. Puis on déclenche une chasse aux sorcières contre Charlotte Forestier, la sœur de la victime. Quel intérêt pouvait-elle avoir à tuer sa sœur ? Très vite, les langues se délient dans ce petit village où tout le monde se connaît depuis des générations ce qui ne va pas faciliter la tâche des enquêteurs. Cette affaire permet aussi de lever le voile sur la façon dont les familles s’acharnent parfois sur ceux qui refusent de se plier à leurs diktats. Elle nous apprend également qu’il n’est pas impossible d’entrer en résistance et d’échapper à cette violence si sournoise. La soif de vie et de plaisirs dont fait preuve Charlotte témoigne, en dépit de tout, de cet état d’esprit.

Vous le remarquerez, je n’ai pas publié de chroniques sur les livres du mois d’avril. Je n’ai pas réussi à lire les livres jusqu’à la dernière page, ce qui, selon moi, ne me donne pas le droit de donner un avis constructif. Pour la femme en déshabillé rouge, je suis allée jusqu’à la dernière page, la dernière ligne et le dernier mot : ouf ! Je me suis forcée à passer les 10 premiers chapitres… Voilà donc mon analyse qui, bien sûr, m’appartient et est subjective.

Ce roman qui se veut être policier et à suspense mériterait d’être débroussaillé, d’être élagué. J’entends par là qu’il met en avant des vies, des expériences et des détails qui entravent la lecture et qui ne font pas évoluer l’intrigue. Tous ces paragraphes que je juge « inutiles » devraient être enlevés.

Deuxième point qui me laisse perplexe est la question du personnage principal : qui est-il ? Est-il cette mère de famille, Antoinette Sylvain, la victime attaquée (qui meurt vers le chapitre 8) ou est-ce Charlotte, la sœur, qui paraît davantage se transformer en une « héroïne », vers la fin du roman, comme le suggère la couverture ? Est-ce Juliette, l’enquêtrice (qui n’apparaît qu’après le chapitre 10) ? J’ai l’impression que l’auteure nous a proposé des portraits de personnages selon les différents moments de son histoire. Elle a tenté de stimuler notre empathie envers l’un ou l’autre, à « emmêler » les fils de son intrigue pour nous « empêcher » de démasquer le coupable.

Troisième point : qui est le coupable ? J’avoue que je suis perplexe. Je n’ai pas trouvé la réponse dans le roman. Je me suis sans doute perdue dans le dénouement du livre. Il reste aussi la question du déshabillé rouge. D’où vient-il ? Que fait-il là, sur la scène de crime ? A quoi servait-il ? Là encore, je ne le sais pas.

Quatrième remarque : la stratégie du coupable. De nombreuses séries comme de nombreux livres utilisent une stratégie (que je n’affectionne pas particulièrement) qui consiste à apporter au lecteur (au spectateur) les indices pour inculper un personnage puis pour le disculper afin de pointer du doigt un nouveau coupable… ainsi de suite. Ce livre fonctionne de cette façon.

Or, certains coupables présumés n’ont pas été évoqués alors que le début du livre nous a informés de leur présence : qu’est devenu le plombier ? Pourquoi n’a-t-il pas témoigné ?

Dernière observation : J’ai été gênée par le mélange des dialogues et de la narration, ainsi que les différents points de vue de la narration qui se mélangent avec le précédent. Il manque dans ce livre des séparations, des sauts de lignes, des guillemets, des tirets… Ceci complexifie la lecture mais la correction de cette présentation est aisée.

Avec des corrections, une relecture et quelques améliorations, je pense que l’auteure peut améliorer son histoire et son intrigue. Je supprimerai aussi l’épilogue qui pose le narrateur (et l’auteur) en moralisateur. J’utiliserai une stratégie implicite en impliquant mes personnages pour exprimer le thème moral de mon histoire.

Mon évaluation : ♡ ♡

Jury des lecteurs Librinova : L'homme du train de Laure GOMBAULT

Le résumé des éditions Librinova (auto-édition) – 20 décembre 2019 : Tania partage sa vie avec Romain et leur petit garçon à Dunkerque. Elle exerce la profession de conseillère conjugale et lutte au quotidien contre les violences faites aux femmes. Chaque jour, elle prend le train pour se rendre à Paris au travail. Depuis quelques temps, dans son wagon, elle est troublée par un homme qui la regarde avec insistance. Alors qu’elle lutte contre la violence de son désir pour lui, elle ne sait pas encore qu’une menace plus inquiétante fragilisera ses idéaux.
Dans ce roman, Laure Gombault nous offre un récit poignant au travers d’une quête où se mêle le combat d’une femme contre un réseau de prostitution et par dessus tout, contre elle-même.

Voici le troisième roman que j’évalue dans le cadre du Jury des lecteurs Libronova.

C’est une agréable découverte. Le résumé est attrayant, la couverture comme le titre sont attractifs. Les premiers pas dans le livre sont prometteurs et je ne suis pas déçue par ma lecture. Une seule journée m’a suffi pour en venir à bout. J’étais bien curieuse de lire la destinée de Tania.

L’héroïne est une jeune femme, mariée et aimante, mère d’un petit garçon Hugo. Elle a construit sa vie après une enfance bouleversée par un père violent envers son épouse, sa maman. Afin de protéger la gente féminine, Tania se dévoue au « sexe faible » et aide ses prochaines à s’affranchir de la maltraitance conjugale.

Elle rencontre l’homme du train, un homme mystérieux qui lui glisse des œillades aguichantes et prometteuses auxquelles Tania succombe aveuglément. A partir de cet instant, sa vie est déséquilibrée. Pire, elle succombe au magnétisme et à l’autorité de cet inconnu, glissant dans la peau de la femme victime.

Laure GOMBAULT a une plume efficace. Aucun chapitre ne cloisonne les évènements. Je passe d’une scène à l’autre grâce à des sauts de ligne. Cela ne m’a pas dérangée.

Le personnage de Tania est assez bien caractérisé. Celui de Romain, personnage secondaire, est aussi esquissé avec efficacité. Quant à l’homme du train, le premier abord est séduisant mais il cache son vrai visage… Au cours de l’aventure, il se dévoile. J’aurais aimé plus de nuances et un parcours moins connu. Ce personnage, nous l’avons tous déjà rencontré avec ses spectres classiques. J’imagine que l’auteure aurait pu le rendre unique avec des actes et des actions au coeur même du roman. J’ai eu l’impression qu’il subissait son passé et que le présent lui était fatal.

Sarah M. est un personnage ambivalent, de part sa situation familiale et sa vie de couple. Elle est victime de son mari violent. Elle évolue et devient forte et conquérante. Par contre, je l’ai trouvé non aboutie dans son désir, en tant que femme, surtout dans la dernière partie de l’histoire. Ses motivations se sont un peu floutées. Son compagnon (et ami) a échappé à ma compréhension : si l’histoire se poursuivait, quel choix aurait-il effectué concernant Sarah ? Qu’attendait Sarah de lui sur le long terme ?

La chute du roman est la continuité attendue, positive pour ces femmes. Un dernier retournement aurait-il été possible pour notre plus grand plaisir de lecture l’histoire de nous surprendre ?

Conclusion : Ce roman est intrigant et intéressant. Il est abouti. L’auteure mène efficacement ses personnages là où elle le souhaite. L’homme du train mérite d’être remarqué pour être amélioré, encore, sur de petits détails, aboutissement qui pourrait le propulser vers un lectorat plus convaincu et plus nombreux.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡