Archives pour la catégorie Mes attentes de lecture…

Challenge COLD WINTER 2022-2023 : Qu’y a-t-il au menu « Hiver sombre » ?

Voilà… j’ai fait quelques choix dans la liste de mes livres à lire… pour le menu HIVER SOMBRE du Challenge Cold Winter 2022.

J’ai été interpelée par la MASSE CRITIQUE de BABELIO pour lire Ta seule issue de Giles KRISTIAN. Le pacte est : une lecture contre une chronique. De suite, je me suis inscrite pour être sélectionnée (Je croise les doigts).
Ce roman nous conte une traque à travers des milieux hostiles (nature, neige, froid, tueurs…), n’est-ce pas le récit frisson idéal pour combler la sous-catégorie NAKATOMI TOWER ?

J’ai été attirée par un nouveau titre de Rhys BOWEN, auteure que j’aime beaucoup pour ces one-shot : La victoire d’Emily. Je l’ai sélectionné pour la sous-catégorie FANTÔMES des NOELS PASSES.
L’incipit donne le ton : « La clé de son avenir se trouve dans le journal intime d’une femme d’autrefois.« 

Si je n’avais pas déjà lu Aux Quatre Vents d’Amélie ANTOINE, je l’aurais placé ici… Je vous invite à découvrir ce superbe roman : pour moi, ce fut un COUP de COEUR. Question fantômes, maisons hantées, jeux avec les époques, nous sommes en plein dans le thème.

Et pour garder mon objectif premier en tête, j’ai cherché un livre dans la longue liste de livres que je voudrai lire. Pour la sous-catégorie NUIT du SOLSTICE : angoisse, horreur et créatures de la nuit, j’ai tout de suite pensé à deux livres :

Les racines des ombres de François RABES que j’ai sollicité sur NetGalley. Je n’ai toujours pas lu ce service de presse : c’est l’occasion !

La secrétaire de Himmler de Catherine HOKIN.
La période de la seconde guerre mondiale me semble tomber pile dans les thèmes : horreur et créatures de la nuit.
Quoi de plus terrible que la traque d’hommes et de femmes pour évoquer l’horreur ? Quant aux créatures de la nuit, ne peut-on pas penser aux Résistants et aux Justes qui œuvraient en catimini ? à ces Juifs sous-estimés qui se révélaient être des héros ? à ces femmes et hommes méconnus et « insignifiants » qui ont prouvé leur courage et leur témérité dans la peur et l’insoutenable ?

Qu’en pensez-vous ? D’autres idées ?

Challenge COLD WINTER 2022-2023 : Cette fois, ma PAL pour le menu « YULE »

J’ai deux buts : participer au challenge COLD WINTER et essayer de vider ma PAL.

Je profite du MENU YULE pour sélectionner les livres qui ont attiré, un jour, mon attention au point que je les inscrive dans ma liste de livres à lire et les croiser avec ceux qui pourraient correspondent aux différentes sous-catégories de ce menu.

Voici donc ma petite sélection :

Parce que je n’ai jamais lu La véritable histoire de Noël de Marko LEINO, je l’inscris dans mes projets de lecture.

J’ai aussi très envie de profiter de cette période de traditions pour revenir vers des classiques et des auteurs que j’ai lus lorsque j’étais adolescente. Je pense savoir que la maturité change le regard sur les œuvres. Alors ?
J’avais adoré Guy de MAUPASSANT, dans le Horla (en classe de 3ème). Je n’ai jamais lu Charles DICKENS.
C’est peut-être l’occasion de ne pas mourir idiote et ignorante des écrivains de notre passé, si célèbres et si (fortement) conseillés par l’Education Nationale pour forger ma culture littéraire…
Je ne lirai sans doute pas tous les contes des 24 contes de Noël, un roman de l’Avent (un par jour) mais je me focaliserai sur ceux que j’ai découverts dans mon enfance ou ceux que je ne peux contourner, aujourd’hui…

Dans la sous-catégorie « rêves », j’ai noté Oscar et la dame rose. Je n’ai pas vu le film avec Michèle LAROQUE (une actrice que j’aime beaucoup)… en attendant de lire l’œuvre d’Eric-Emmanuel SCHMITT. C’est la période idéale pour combler ce manque.

Pour la sous-catégorie « Mystère, secret et secret de famille », je choisirai un roman d’Eric LE NABOUR. C’est sûr !
Par hasard, je suis retombée sur une chronique autour d’un des livres de cet auteur : que d’éloges ! Je me suis souvenue alors de mon coup de cœur pour « les promesses de l’innocence« . J’avais décidé de découvrir son univers qui cadre souvent avec les secrets du passé.
J’hésite avec son dernier roman, Cruels sont les rivages (que je n’ai pas encore acquis) ou un ancien comme A l’ombre de nos larmes (qui est dans ma bibliothèque)…
Dilemme…

Dans un registre dramatique, j’aimerais découvrir Yolaine DESTREMAU. Une femme de pouvoir, vraiment ? Un roman féministe ?
La malentendue est un roman à deux voix : il promet une réflexion sur la femme cachée derrière l’avocate : une femme maltraitée ?

Bon CHALLENGE COLD WINTER !

Là encore, je suis curieuse de vos sélections et du ton de vos lectures choisies pour ce menu YULE. Je compte beaucoup sur nos échanges et sur vos commentaires. N’hésitez pas à me laisser un petit mot, une question, vos choix.

Challenge COLD WINTER 2022-2023 : Ma Pile de Livres à lire… MENU « Marcher dans la neige »

Je vais profiter du Challenge COLD WINTER 2022-2023 pour vider ma PAL. Si bien que j’ai dû aller fouiller dans ma bibliothèque, mon carnet de titres à lire et ma liseuse pour ressortir des romans qui pourraient coller dans ce menu vagabond « MARCHER dans la NEIGE« …

Le plus dur a été de trouver un livre qui entrerait dans la sous-catégorie « Patin à glace ». Alors à la place d’un « personnage athlétique » j’ai biaisé, je l’ai remplacé par un personnage célèbre (une rockstar…) : je sais que ce n’est pas pareil mais je n’ai pu faire mieux. Vos propositions et vos idées lumineuses seraient les bienvenues pour m’éclairer et m’orienter davantage vers le thème.

Le Sel de nos Larmes de Ruta SEPETYS :
J’adore vraiment les deux romans que j’ai lus de cette auteure : L’hôtel Castellana qui est l’un de mes derniers coups de coeur et Ce qu’ils nous pas pu nous prendre, une lecture inoubliable que j’ai toujours en tête.
Ses livres sont destinés à la jeunesse mais, à chaque fois, ils se sont adressés à moi avec une tonalité particulière car ils touchent mes centres d’intérêt et mes réflexions d’adulte (mûre).
Je pense que ce roman entre bien dans la sous-catégorie « Vive le vent », non pas pour le ton enjoué de la chanson de Noël mais pour le terrible hiver, ce voyage forcé de quatre adolescents et ce navire promesse de meilleur…
Je doute siffloter tranquillement pendant ma lecture. Je m’apprête au contraire à vider ma boîte de mouchoirs… mais j’ai très envie de me plonger dans ce contexte qui provoque en moi de vives émotions.

Douze chiens pour Noël de Lizzie SHANE :
Je ne connais pas l’auteure, Je remercie néanmoins NETGALLEY, les éditions L’ARCHIPEL pour ce service de presse qu’ils viennent de m’offrir contre une chronique présentant mon avis.
Je ne suis pas super enjouée par le lieu de l’action (un refuge de chiens) mais le résumé m’a plutôt emballée. Se donner corps et âme pour une cause animalière : pourquoi pas ? J’avoue que ce roman me questionne pour l’originalité de son pitch.
Dans un style doux et romantique (que le roman précédent), je m’apprête donc à suivre l’héroïne dont la précieuse mission sera de placer douze chiens auprès de familles, avant la fermeture définitive de l’établissement.
De bons sentiments, pour une noble cause, m’attendent… Ce sera parfait pour faire baisser les pressions du quotidien, non ?

T’embrasser sous le neige d’Emily BLAINE :
Là encore, j’opte pour le romantisme et l’amour. Emily BLAINE est capable de me donner des palpitations. Un vrai bonheur !
J’abandonne donc le personnage athlétique, l’aventure dangereuse… je supprime tous les adjectifs et ma sous-catégorie devient donc :  » Sport, personnage, aventure… ». Si vous avez mieux, je suis preneuse !

Bon challenge COLD WINTER ! Au plaisir d’échanger avec vous…

J’ai repéré quelques lectures…

Bonjour,
J’ai repéré quelques livres qui me plairaient bien. J’ai d’abord été attirée par les titres… j’ai découvert les couvertures… et j’ai fini par les sélectionner pour leur résumé. Que pensez-vous de cette petite sélection ?

J’ai glissé les titres dans la longue liste de ma PAL, à tout hasard. Peut-être que j’en acquerrai quelques-uns… tout dépendra de mes envies dans les jours à venir, de vos expériences (N’hésitez pas à me laisser un commentaire sur vos avis) et de ce que je trouverai sur ma route (une librairie, une bibliothèque, une boîte à livres…).

Bonnes découvertes à mes côtés.

J’ai choisi ce premier roman pour la collection. Dans une chronique précédente (Cliquez ici), je vous avoue mon faible pour ces couvertures qui en disent peu sur le contenu de l’histoire.
Dans cette histoire, ce qui m’attire c’est le départ de l’héroïne pour la Bretagne… et aussi le suspense de son choix final.

La délicieuse imposture du chant des sirènes de Charlotte LEMAN.
Voici le résumé des éditions L’ARCHIPEL – 16 juin 2022 : Jeune trentenaire, Claire se laisse un peu trop bercer par les illusions. Un samedi matin, dans les rayons d’une librairie, elle choisit un roman à la hâte : 422 pages qui vont chahuter son quotidien, au point de questionner son couple.
Emportée par sa lecture, Claire décide de marcher dans les pas de son héroïne et de prendre le large. Loin de ses repères, elle part à la découverte des sentiers côtiers, espérant se retrouver elle-même.
Mais que faire lorsque le destin met sur sa route un marin pêcheur qui pourrait bien la faire chavirer ? Se laisser porter par le courant ou résister ?
Et s’il était temps d’arrêter de rêver sa vie pour commencer à la vivre ?

Pour ce deuxième roman sélectionné, c’est la faiblesse de l’héroïne qui m’attire (comme pour le roman suivant). Là encore, mes envies de voyage me titillent… Le départ est prévu pour Ibiza !

Il n’est jamais trop tard pour libérer les licornes de Mélodie MILLER.
Voici le résumé des éditions Independently published – 06 juin 2022 : À 28 ans, Manon, directrice financière d’une agence d’événementiel habite seule à Paris dans un appartement bien ordonné. Ses rêves d’enfant ? Elle les a enfouis et oubliés depuis longtemps. Mais, lorsque sa boss l’envoie en urgence au siège à Ibiza, et qu’elle débarque dans la colocation d’Arturo le ténébreux, Jeanne la fée bohème et Mattéo le séducteur, sa vie prend une tout autre direction.
Manon osera-t-elle enfin lâcher ses dossiers professionnels pour laisser libre cours à sa fantaisie ? Et si ses colocataires l’aidaient à remonter le passé et à l’accepter enfin, cela mettrait-il en péril son avenir ? Ou le redéfinirait-il ?

Je suis moins fan de la couverture mais par contre je suis conquise par le résumé : la faiblesse de l’héroïne (légèrement maniaque !! ) et le chamboulement de son quotidien.

Demain se dessine aujourd’hui de Véronique MACIEJAK.
Voici le résumé des éditions EYROLLES – 02 juin 2022 : Chez BricoRémi, le rayon de Chloé est toujours nickel ! Les tournevis par couleur, les rallonges par taille… Tout le monde s’y retrouve, surtout les clients. Que ce soit au travail ou chez elle, Chloé apprécie les étagères bien ordonnées. Personne ne pourrait croire que cette employée modèle cache un secret depuis deux ans. Même l’exubérante Josy, sa collègue et confidente, ne s’est aperçue de rien. Pour s’échapper de son quotidien, Chloé imagine à haute voix la vie des passants. Un jour, un homme ose déranger son rituel en s’asseyant près d’elle au parc. Sur son banc. Il s’appelle Ethan et écoute plus qu’il ne parle. Mais qui est-il réellement ?  Josy a-t-elle raison de conseiller à son amie de s’en méfier ? La vie réservant son lot de surprises, Ethan pourrait bien ne pas être celui qu’il prétend… Un roman plein d’espoir pour se reconnecter à l’essentiel.

Pour l’histoire suivante, je suis attirée par la première ligne du résumé qui nous fait une belle promesse ( » Un roman éblouissant, touchant, parfumé d’une magnifique humanité. « ), ainsi que par le secret enfoui… les humains brisés… qui se reconstruisent. Certainement, une belle histoire de résurrection !

Les grands chavirements de Lyne VANIER.
Voici le résumé des éditions GUY SAINT JEAN – 15 juin 2022 : Un roman éblouissant, touchant, parfumé d’une magnifique humanité.
Originaire de Gaspésie, Camille Aubry habite la ville de Québec où elle complète, à 25 ans, un doctorat en psychologie. Hantée par un drame familial survenu neuf ans plus tôt, Camille soulage les souffrances de ses patients psychiatriques tout en tentant de réparer son propre traumatisme. Survient Léo, son jeune voisin, à qui elle offre un refuge apaisant quand ça s’agite trop chez lui. Au fil de leurs échanges se tisse une amitié précieuse et salvatrice entre le garçon négligé et la femme abîmée. L’enfant découvre aussi que les amis peuvent devenir aussi précieux qu’une famille, car Dieudonné, Ariane, Alix et Kiara deviendront pour lui, comme ils le sont pour Camille, de solides ancrages. D’ailleurs, cet encombrant Gaël, qui s’immisce doucement dans la vie de Camille, devrait-il être considéré comme une menace ou un allié? Un roman d’une beauté qui chavire, et qui illustre bien que les humains brisés peuvent aussi être magnifiés et rendus encore plus solides par leurs blessures…

Pour cette histoire-là, le titre m’a fortement influencé. Il a quelque chose de « pétillant »… J’avoue que la découverte du jardin secret me paraît être une bonne idée : entre café, salon de thé et galerie d’art, j’aimerais rencontrer des endroits comme celui-ci dans la vraie vie…

Ces trucs qui pétillent au-dessus de nos têtes de Christine BECEL.
Voici le résumé des éditions du PANTHEON – 21 juin 2022 : La vie sens dessus dessous… Alice, quarante-cinq ans, connaît bien ses aléas. Cela fait deux ans qu’elle a créé le « Jardin Secret », son salon de thé qui combine galerie d’art et jungle café. Deux ans qu’elle vit avec ses fils, après avoir été plaquée par son mari, pour une plus jeune qu’elle. Deux ans qu’elle a organisé sa vie autour de sa famille et de ses amies. Et un jour il franchit la porte… et fait réapparaître ces trucs qui pétillent au-dessus de nos têtes, qui bousculent les équilibres et nous encouragent à croire que tout est possible. Mais la vie est étonnante et réserve quelques surprises, sans parler du destin qui n’en fait qu’à sa tête…

Et pour finir cette sélection, j’ai retenu ce roman pour son titre. J’ai découvert le résumé et le genre du livre (Policier) et je me suis dit : « Pourquoi pas changer de registre entre deux histoires romantiques ? ». Comme je suis allée voir La nuit du 12 au cinéma, ce livre m’a apportée quelques résonances (comme l’obsession des affaires non élucidées). Ni une, ni deux, le voilà dans ma PAL…

La preuve des contraires de Caitlin WAHRER.
Voici le résumé des éditions SONATINE – 16 juin 2022 : Octobre 2015. Le téléphone sonne chez Julia et Tony Hall, qui vivent une existence paisible dans leur grande maison du Maine. Tony répond puis se rue au chevet de son frère, Nick. Celui-ci vient d’être admis aux urgences après avoir été violemment agressé la veille par un inconnu rencontré dans un bar. Le monde de Tony s’effondre. Et plus encore lorsque l’inspecteur Rice, chargé de l’enquête, commence à douter du témoignage de Nick. Si Tony est prêt à tout pour sauver son frère, Julia, elle, est prête à tout pour sauver son mari à la dérive.
Février 2019. Le téléphone sonne à nouveau chez les Hall. Au bout du fil, l’inspecteur Rice, à qui Julia n’a pas parlé depuis des années. À la retraite, malade, celui-ci demande à la voir. Il a des révélations à lui faire sur cette affaire qui n’a cessé de l’obséder, des révélations qui vont remettre en question toutes les apparences.

Bel été à vous.

PREMIÈRES LIGNES : Quel est ce roman ?

Je profite de citer le blog de Ma lecturothèque et de son célèbre rendez-vous « Premières lignes » pour introduire ce livre qui m’a bien surprise dès les premiers paragraphes.

Quel est ce roman ? Aimeriez-vous entrer dans ce contexte historique ? J’avoue que je suis étonnée d’être confrontée à un tel personnage dès les premières lignes. Je m’attendais à une victime plutôt qu’un bourreau… Je vous laisse découvrir :

Automne 1945
Altaussee, Autriche

Elle n’avait pas l’habitude d’être traquée.
Les mains posées sur ses genoux, la femme contemplait le lac bleu ardoise qui scintillait sous ses yeux. Sur le banc, à côté d’elle, un journal était plié. Les gros titres proclamaient des arrestations, des morts, des procès à venir qui, apparemment, se tiendraient à Nuremberg. Elle n’était jamais allée à Nuremberg mais elle connaissait les hommes qui allaient y être jugés. Certains, juste de noms. Mais d’autres avaient trinqué au champagne avec elle en signe d’amitié. Ils étaient tous condamnés. Pour leurs crimes contre la paix. Contre l’humanité. Leurs crimes de guerre.
En vertu de quelle loi ? Elle avait envie de hurler, de frapper cette injustice de ses poings. De quel droit ? Mais la guerre était finie et les vainqueurs avaient gagné celui de décider ce qui était un crime et ce qui ne l’était pas. Ce qui était humain et ce qui ne l’était pas.
Ce que j’ai fait était humain, songea-t-elle. J’ai eu pitié. Mais jamais les vainqueurs ne l’accepteraient. À Nuremberg, ils rendraient leurs jugements irrévocables, décidant de condamner à la pendaison un homme ou une femme pour des actes qui, dans le passé, avaient été commis en toute légalité.
Elle porta une main à sa gorge.
Fuis ! S’ils te trouvent ou s’ils apprennent ce que tu as fait, ils te passeront la corde au cou.
Mais où pouvait-elle aller dans ce monde qui lui avait pris tout ce qu’elle aimait ? Ce monde de loups en chasse ? Elle qui avait été la chasseresse était aujourd’hui la proie.
Alors cache-toi. Fais-toi discrète et échappe-leur.
Elle se leva et marcha au hasard le long du lac. Il lui évoquait le souvenir douloureux d’un autre lac, le lac Rusalka, son havre en Pologne, aujourd’hui dévasté, perdu à jamais. Elle devait se faire violence pour mettre un pied devant l’autre. Elle n’avait pas la moindre idée de sa destination. Mais elle refusait de rester ici, recroquevillée, paralysée par la peur, pour finir sur un plateau de la balance de leur fausse justice. Un pas après l’autre, sa détermination s’intensifia.
Fuis.
Cache-toi.
Ou meurs.

Avril 1946

Six coups de feu.
Sur la rive du lac Rusalka, elle avait tiré six coups, sans essayer de dissimuler son crime. À quoi bon ? Le rêve d’empire de Hitler ne s’était pas encore écroulé, la forçant à fuir et à disparaître. Ce soir-là, sous un clair de lune en Pologne, elle était libre de ses actes et elle avait abattu six personnes de sang-froid. Six coups de feu, six balles, six corps tombant dans les eaux sombres du lac. Tremblant, les yeux écarquillés par la peur, ils avaient trouvé refuge sur la berge. Des Juifs, échappés de l’un des trains vers l’est, peut-être, ou des survivants, fuyant l’une des purges périodiques de la région.
La femme brune les avait trouvés, réconfortés, rassurés en leur affirmant qu’ils étaient en sécurité. Elle les avait emmenés chez elle, dans sa maison sur le lac, et, souriante, les avait invités à se restaurer. Puis elle les avait reconduits à l’extérieur et les avait tués. Peut-être s’était-elle attardée à admirer les reflets de la lune sur l’eau, à respirer l’odeur de la poudre. Mais l’exécution nocturne de ces six enfants, au plus fort de la guerre, n’était pas son premier crime. (…)

Saisissant, non ?

A la lecture de ces deux parties du prologue, ma première question a été : « Pourrais-je avoir des liens ou une certaine empathie avec ce personnage ? ».

Jamais je n’ai commencé une histoire en entrant par l’antagoniste… et quel antagoniste ! Ma deuxième question fut la suivante : « Pourrais-je comprendre les actes d’un tel personnage ? ». Cette tueuse porte en elle tout ce qui m’est intolérable : la froideur de son geste, le calcul de ses actes, le rejet de l’autre, l’abomination de l’être. Comment peut-on nourrir des enfants et les tuer de sang-froid ? C’est perturbée mais curieuse que j’ai fait confiance à l’auteure. Je suis entrée dans ce roman. Je savais qu’il serait fort en émotion. Malgré la brutalité des personnages, ce récit me plairait, assurément…

En relisant cette introduction, après avoir parcouru les cinq premiers chapitres, je me suis posée multiples questions : l’auteure ne me manipulait-elle pas ? Après tout, qui était ce monstre ? Est-il vraiment celui que j’imaginais ou pire encore ?

Ces deux extraits vous donnent-ils, comme moi, envie d’entrer et de lire ce roman ? L’avez-vous lu ? Que sucite-t-il en vous : rejet ou attrait ? intérêt et répulsion ?

J’aime les livres historiques, surtout cette période et ce conflit mondial que je ne m’explique pas : cette haine de l’autre au point de vouloir son extermination.

Kate QUINN choisit trois personnages pour nous transporter dans le monde de l’après seconde guerre mondiale : Jordan, une jeune américaine dont le principal hobby est la photographie, Ian, un ancien reporter de guerre qui traque les nazis qui ont réchappé à la terrible vengeance populaire et Nina, une polonaise victime des horreurs de la guerre. Chaque chapitre a son lot de révélations… Les dix premiers sont riches en questionnements et en interrogations : pourquoi ces trois personnages si différents ? Quels liens les attachent l’un à l’autre ? Pourquoi ce décalage dans le temps : Jordan en 1946, Ian et Nina en 1950, quelques années après ? Comment allaient-ils se rencontrer ?

Bientôt, je vous écrirai mon avis et vous offrirai le titre de ce roman… sauf si vous avez déjà découvert de quel livre il s’agit… Maintenant, je me lance dans la lecture de ces histoires. A très prochainement pour ma chronique…

Deux papillons sur mon balcon de Marie VAREILLE

Je remercie les éditions CHARLESTON et l’auteure, Marie VAREILLE, pour cet avant-goût du roman Ainsi gèlent les bulles de savon.

Cette toute petite nouvelle, Deux papillons sur mon balcon, est gratuite, elle se lit en quelques minutes. Elle est comme une introduction… enfin c’est ce que je suppose.

Deux papillons ? Deux olives noires sur une pizza ? Que représente cette paire d’indices, amorces d’un destin assez particulier et dramatique ?

Tout dans cette nouvelle laisse présager un bel avenir… seule une sourde angoisse vient noircir le tableau. Mauvais présage ou fausse idée ? J’ai bien peur que tout ne soit pas rose dans le récit futur de Marie VAREILLE. J’ai l’impression qu’une boîte de mouchoirs s’impose.

Vous aurez un petit goût d’appréhension, certainement, comme moi, qui ai lu le résumé du roman en diagonale pour ne pas trop en savoir sur cette nouvelle aventure mais pour connaître quand même quelques thèmes abordés… l’assurance de vérifier que ce nouveau livre m’est bien destiné…

Le voici, le résumé des éditions CHARLESTON – 19 mai 2021 : « Certains choix nous définissent à tout jamais, celui-ci en fait partie. À partir d’aujourd’hui, je peux bien écrire la neuvième symphonie, sauver le monde d’une troisième guerre mondiale ou inventer le vaccin contre le sida, on ne retiendra de moi que cet acte innommable : j’ai abandonné mon bébé, toi, mon minuscule amour aux joues si douces. Puisses-tu un jour me pardonner. »
Trois pays, de vibrants portraits de femmes aux destins entrecroisés. Quel est le lien qui les unit ? Quelle est leur véritable histoire ?

Pour la thématique de l’abandon, du point de vue de la mère, je suis intéressée par ce roman. Le résumé parle aussi de trois destins de femmes. Je suis curieuse de percer à jour le lien de ces trois personnages.

Ce roman sort aujourd’hui. Il ne mettra pas longtemps à se glisser sous mes yeux… Dans quelque temps, je vous promets ma chronique et mon avis. A très bientôt.

Chut… je lis !

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, je termine un merveilleux roman Celle qu’il attendait de Baptiste BEAULIEU (parution le 05 mai 2021). Je vous conseille de lire l’histoire de cette rencontre si vous aimez les belles phrases et la poésie : il est tout simplement irrésistible !

Je remercie NETGALLEY pour ce service de presse… Et je continue sur ma lancée en changeant d’époque. J’abandonne le monde contemporain pour le XIIème siècle. Ce sera une fiction historique de Gilbert BORDES, La prisonnière du roi (toujours en SP).

Impatiente de découvrir Emily BLAINE dans un autre roman, j’ai choisi ce titre pour le thème abordé : la maladie d’Alzheimer et bien sûr… le message d’espoir et la romance. Mais pour Un peu plus d’amour que d’ordinaire je devrai attendre l’accord de l’éditeur. J’ai hâte de découvrir ce qu’un thème sujet peut donner entre les mains de cette auteure.

Je vous souhaite de merveilleuses lectures. A bientôt, pour mes chroniques et mes avis !

Chut ! Je lis… hors de ma zone !

Je me laisse tenter par cette couverture.

Ce n’est pas le genre de roman que je vise, en général. Le côté figuratif et stéréotypé de la couverture a tendance à me faire fuir : je n’aime pas les personnages pour lesquels je ne fais aucun travail de représentation mentale. Parfois même, lorsqu’il y a un trop grand décalage entre l’image de l’éditeur et celle que j’ai dans la tête, cela m’exaspère : donc je préfère ne pas connaitre leur visage.

Cependant, je fais une entrave à « ma règle » et à « mes préjugés » lorsque je découvre les éloges des lectrices pour cette jeune auteure Kalypso CALDIN. Là encore, je me demande si sa jeunesse ne va pas gêner ma lecture. Suis-je vraiment dans une histoire qui va me séduire et qui me correspond ? Je me laisse convaincre par les commentaires à cinq étoiles. Qui ne tente rien n’a rien…

Le roman est dense, plus de 400 pages. Entre les mains, il est assez lourd. J’ai l’impression que ce récit va être du quitte ou double : soit il va me plaire et m’emporter, soit je vais l’abandonner rapidement.

Devinez quoi ? En quelques chapitres, je suis à fond dans cette histoire de bikers… Drôle de découverte ! Allez maintenant… chut, je lis ! A très bientôt pour mon avis…

Mes attentes de lecture pour… Son espionne royale de Rhys BOWEN

Voici une rubrique que je réactive : « mes attentes de lecture« . L’objectif est d’énoncer tout ce que la couverture évoque et imaginer le contenu du livre en cours. Je commence pour 2021 avec Son espionne royale de Rhys BOWEN. C’est parti !

Voici la couverture, toute parée de vert. Son espionne royale mène l’enquête est le point de départ d’une série qui, à ce jour compte six tomes. Une promesse de ne pas s’ennuyer si l’héroïne me plaît et si ses aventures me tiennent en haleine.

Le résumé des éditions ROBERT LAFFONT – 06 juin 2019 : Sa première mission royale : espionner le prince de Galles. Londres, 1932.
Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glen Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres. Et voilà qu’en plus ce dernier veut la marier à un prince roumain !
Georgie, qui refuse qu’on lui dicte sa vie, s’enfuit à Londres pour échapper à cette funeste promesse de mariage : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même.
Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine la convoque à Buckingham pour la charger d’une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Américaine…

Je me lance donc dans un Cosy Mystery Book qui se déroule au Royaume Uni dans les années 1930. C’est de bon augure puisque j’ai déjà des séries en cours dans le même genre : les Rendez-vous avec … de Julia CHAPMAN et Les Mystères de Honeychurch… de Hannah DENNISON qui, eux, se passent dans nos années. Changement de siècle, j’en suis ravie… car forcément, cette série va se distinguer des autres pour m’apporter de nouvelles émotions !

J’ai lu les cinq premiers chapitres pour me faire une idée de l’héroïne. Georgia (pour les intimes) et Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie (pour le grand monde) est de souche royale, vingt-et-un an, libre mais pas encore autonome… car malgré ses origines nobles, elle est sans le sou. C’est à ce moment que commence son aventure : que va-t-elle faire de sa vie ? Son futur devrait rimer avec mariage mais cette idée n’est pas dans ses projets.

Lorsque je découvre le nom de Darcy O’Mara, ma curiosité s’aiguise. Darcy… un présage d’une romance digne des plus beaux rêves (Orgueil et Préjugés)… et O’Mara comme O’Hara (Autant en emporte le vent)… Franchement, avec de telles références, je ne peux que me régaler !

Rajoutons à ce livre, un soupçon de suspense et une intrigue policière… de l’humour et de la bonne humeur… je suis preneuse ! Car, déjà, dès les premières pages, je me régale. Je n’en suis qu’à la mise en place des personnages et du contexte, mais l’ensemble me plaît.

Première mission : espionner le Prince de Galles qui fricote avec une « femme » (pas une Lady…)… Et qui lui ordonne cette enquête ? La Reine elle-même ! Cela promet quiproquos et situations inconfortables, vous ne pensez pas ? J’envisage des obstacles en pagailles, de l’action et des rebondissements, des faux-semblants… La couverture sereine et la posture de cette femme contenue ne semblent n’être que tromperies ! Je sens Georgiana, bouillonnante et pétillante, prête à tout pour vivre et pour assumer cette nouvelle responsabilité… Une aventure et une promesse d’une lecture fort agréables !

Avez-vous les mêmes ressentis que moi ? Avez-vous déjà découvert cette série ? Est-elle en prévision de vos lectures ? Est-elle dans votre PAL à attendre sagement que l’envie vous réveille le souvenir de ce petit bijou ? Ai-je raison de me lancer ? J’attends vos commentaires avec imaptience.

Très bientôt : mon avis… A venir.

Chut ! Je lis…

Après une formidable aventure dans le monde de Thomas MARTINETTI (chronique à venir), je reste dans les thrillers et policiers avec Sur le toit de l’enfer.

Je me souviens que ce livre m’avait fait de œil lors d’un précédent Cold Winter Challenge, en raison de sa couverture enneigée et de cette femme au manteau rouge marchant dans une forêt blanche. Je l’avais gardé dans un coin de ma tête pour oser, aujourd’hui, le découvrir. J’attends toujours le moment propice où mes envies coïncident avec ma curiosité littéraire. C’est le cas… Je fonce.

Là encore, dès les premiers chapitres dévorés, l’ambiance qui me séduit le plus. Ilaria TUTI a une plume élaborée qui provoque des images mentales parfaites pour créer le contexte et pour faire naître des émotions fortes.

Je crois que ce roman va beaucoup me plaire. Les deux temps de la narration présent/passé ne sont pas étrangers à cet attrait…

Bientôt, viendra mon avis… très vite même. En patientant un peu, peut-être pourriez-vous me donner votre avis sur ce policier qui a maintenant 1 an (sorti le 10 octobre 2019) : qu’est-ce qui vous a attiré dans ce livre, Sur le toit de l’enfer d’Ilaria TUTI ?