Archives pour la catégorie Mes coups de coeur

Hôtel Castellana de Ruta SEPETYS

Quelle richesse ! Ce roman Jeunesse est un véritable coup de coeur.

Il est riche d’un contexte historique qui m’a appris beaucoup de faits sur la dictature de Franco en Espagne. Il dépeint des personnages précis, avec des psychologies uniques, chacun ayant son rôle et sa mission. Les chapitres sont dynamiques, courts et percutants me livrant à chaque page un secret, un rebondissement, un mystère.

Quelle maîtrise de l’écriture ! Je me souviens parfaitement une de mes premières expériences auprès de Ruta SEPETYS : Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre (une lecture de mars 2016). Je ne pouvais oublier ce terrible récit, si réussi. Aujourd’hui, dans un autre lieu, dans un autre paysage dramatique, l’auteure est tout aussi captivante et grandiose.

Je recommande cette histoire aux plus jeunes (c’est le public désigné) mais aussi à tous les autres lecteurs adultes et matures : il est magique. Il nous apporte réflexion, compréhension et espoirs. Bravo !

Mon évaluation : COUP de COEUR ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Le résumé de GALLIMARD Jeunesse – 05 mars 2020 : Madrid, été 1957.Passionné de photographie, Daniel Matheson, 18 ans, découvre l’Espagne à travers l’objectif de son appareil. Il loge au quartier général de la haute société américaine : l’hôtel Castellana, où travaille la mystérieuse Ana Torres Moreno. À mesure qu’ils se rapprochent, Ana lui révèle un pays où la dictature fait régner la peur et l’oppression, hanté par de terribles secrets…

Il y a beaucoup à dire sur ce roman.
Le contexte est inédit pour moi : je ne connais rien du passé de l’Espagne, encore moins la dictature, sa durée, les menaces qui pesaient sur les Espagnols. Cette Histoire paraît lointaine alors que le décès de Franco date de 1975. Je n’ai jamais entendu parlé des enfants volés et des orphelins revendus. Ce trafic a perduré jusque dans les années fin 1980… C’est si proche de nous.

Les personnages aussi.
Bien sûr j’ai aimé suivre Ana, jeune femme de chambre de l’hôtel Castellana et Daniel, le Texan. Ces deux jeunes adultes ont une destinée dramatique. Ils sont émouvants et parfaitement caractérisés. J’aime les couples ainsi, tiraillés par les événements et éternellement liés par la tendresse et le respect. Mais bien d’autres personnages agrémentent et alimentent ce récit : Fuga et Rafa, Puri, Ben, Nick, Miguel… Julia et Antonio. Tant de figures secondaires resteront dans ma mémoire par leur rôle, leur contribution, leurs espoirs et leurs actes. Ils ne sont ni trop bons ni trop mauvais, justement circonstanciés et placés dans leur réalité. Ils sont beaux à leur manière, vulnérables et touchants parce que vrais et réalistes.

Ruta SEPELYS est une écrivaine qui maîtrise parfaitement son art et sa plume. Elle écrit un roman dense, près de 600 pages, sans qu’une once d’ennuis me coupe dans la lecture. Ses chapitres sont tous percutants, rythmés par de vrais documents historiques qui me rappellent combien cette fiction est ancrée dans l’Histoire et le passé.
Roman jeunesse ou roman pour adultes ? Longtemps la destination de cette histoire m’a empêchée d’entrer dans l’Hôtel Castellana. Il est pour tous les publics, pourvu qu’on soit prêt à entrer dans ce contexte.
C’est un livre merveilleux, fort que je conseille à tous.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡ ♡

Le jour où mon cœur a pris feu de Katherine CENTER

La sortie du nouveau livre de Katherine CENTER, le Bonheur pour les débutants, m’a fait penser à ce titre que je m’étais promis de découvrir : Le jour où mon coeur a pris feu. Ni une, ni deux, me voilà plongée dans les ravages de l’amour… et dans le feu de l’action.

Je pensais découvrir un roman (très) léger et (très) fleur bleue, j’ai découvert, une nouvelle fois, un roman touchant et une plume sincère et bien calibrée entre romantisme et réflexions abouties.

Le début du livre pouvait me laisser indifférente mais peu à peu, la voix de cette héroïne a su toucher mon coeur et mes pensées. Des thèmes forts et bien travaillés sont abordés. Katherine CENTER est douée pour apporter, tout en action, des évènements qui me questionnent et me charment. Les recherches autour de la profession de sapeur pompier sont bien utilisées et posées à bon escient : elles apportent richesses et un contexte parfaitement composé.

A bas les clichés, l’auteure s’évertue à donner de la profondeur aux pensées de Cassie entre son métier de pompier et son statut de fille « abandonnée » par sa mère.

Encore une fois, j’adore les romans de cette écrivaine et mon enthousiasme sort toujours grandi et attisé de mes découvertes. Mon parcours de lecture auprès d’elle a commencé avec Une vie à portée de main, puis avec La vie rêvée de Margaret. Il ne s’arrêtera pas maintenant : je compte poursuivre avec le Bonheur pour les débutants qui m’attire beaucoup.

J’ai lu un seul avis : la chronique (cliquez ici pour lire les mots de Mon Jardin Littéraire) me conforte dans ma curiosité et mon envie de suivre les romans de Katherine CENTER.

Certes, c’est un roman d’amour. Il est bien mené, taquin, différent, avec des reparties qui ne me laissent pas indifférente. Je le conseille vraiment…

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡ ♡ COUP de COEUR romantique !

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 04 mai 2022 : « Je vous aime bien. Je vous ai toujours bien aimée. Vous avez eu la vie facile, et vous êtes sur le point de traverser une période difficile. Peut-être que ça vous brisera, mais peut-être aussi que ça s’avérera bénéfique. Avec un peu de chance, vos forces se révéleront dans l’épreuve. »
Cassie n’a pas froid aux yeux : elle est l’une des seules femmes de sa caserne de pompiers, mais elle a fini par se faire une place, et son héroïsme lui vaut même une décoration. Quand sa mère refait surface après des années d’absence pour lui demander son aide, Cassie accepte de quitter le Texas pour lui prêter main-forte.
Mais elle a tôt fait de découvrir que les femmes ne sont pas les bienvenues à la caserne de Boston. Et l’arrivée d’Owen dans son équipe ne lui facilite pas les choses, car elle n’est pas insensible au charme du petit nouveau… Viendra-t-elle à bout de cet incendie-là ?

Il nous restera ça de Virginie GRIMALDI : oui ça (de savoureuses émotions)… et un joli COUP de COEUR (mon coeur et mon esprit en raffolent) !

Une femme, un adolescent, une septuagénaire. Trois expériences, une rencontre : Jeanne ouvre son appartement à la colocation.

Virginie GRIMALDI, l’auteure, nous dresse trois portraits chapitre après chapitre, pas à pas.

Les tableaux sont d’abord flous, elle nous parle d’Iris, l’aide-soignante, de Théo, l’apprenti boulanger pâtissier, de la veuve qui a perdu son mari. Je suis impatiente de découvrir ce nouveau monde… Puis, l’esquisse s’affine, les caractères se dévoilent. Nous découvrons certaines nuances, un passé, un acte, trois destins. Chaque saut, d’une voix à l’autre, en quelques phrases, provoque ma curiosité. J’ai très envie d’en savoir davantage, d’aller au-delà, de comprendre l’union et la force des trois.

Virginie GRIMALDI a l’art et la plume pour nous émouvoir en condensé : une scène, une action, une pensée, une situation. On vogue d’une boulangerie, à une tombe, en passant par un banal échange… L’anodin devient source d’inspiration, de questionnement, de remise en cause… Le spectacle de lecture est fabuleux.

J’admire sa maîtrise du texte, ses mots et les expressions choisies : elle construit rapidement, mais efficacement, un contexte, une ambiance, un état d’esprit. Théo bagarreur, Iris amoureuse, Jeanne dans ses souvenirs. Virginie GRIMALDI est efficace au point que les pages défilent très (trop vite)… Elle sait y faire pour nous capter, nous garder et nous toucher.

Ces personnages auraient pu rester Iris, Jeanne et Théo, tout simplement, mais ils sont devenus comme des amis, des parties de nous, des êtres que nous côtoyons, que nous reconnaissons, que nous aimons.

La tension monte petit à petit, mon coeur s’alourdit aussi, le suspense est garanti jusqu’au final. A ce moment, de petites larmes mouillent le bord de mes paupières, je compatis et je soupire : il va falloir attendre une nouvelle histoire, un prochain roman…

Virginie GRIMALDI est une conteuse, une faiseuse de rêves et d’espoirs, une fenêtre sur un monde sensible et humain. Je raffole de ses livres, de ses personnalités, des évènements qui les ont façonnés et qu’elle sait nous conter. Ce livre est un grand bonheur.

Bravo, Madame, pour cette nouvelle aventure ! C’est un très beau roman que vous nous offrez. Encore, un COUP de COEUR et un COUP de maître qui me laisse admirative et éprise de votre écriture.

Mon évaluation : COUP de COEUR ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Le résumé des éditions FAYARD – 04 mai 2022 : À 33 ans, Iris trimballe sa vie dans une valise.
Théo, 18 ans, a peu de rêves, car ils en foutent partout quand ils se brisent. 
À 74 ans, Jeanne regarde son existence dans le rétroviseur. 
Rien ne les destinait à se rencontrer. 
Quand le hasard les réunit sous le même toit, ces trois êtres abîmés vont devoir apprendre à vivre ensemble. La jeune femme mystérieuse, le garçon gouailleur et la dame discrète se retrouvent malgré eux dans une colocation qui leur réserve bien des surprises.
C’est l’histoire de trois solitudes qui se percutent, de ces rencontres inattendues qui sonnent comme des évidences.

M’asseoir cinq minutes avec toi de Sophie JOMAIN : un juste COUP de COEUR !

Le résumé des éditions CHARLESTON – 20 avril 2022 : Claire et Julien se sont follement aimés. Un coup de foudre, un mariage et enfin, une fille, Pauline, belle, parfaite… et différente. Ils étaient prêts, ils la voulaient de toutes leurs forces, mais est-on jamais préparé à faire face au handicap d’un enfant ? Comment rester un couple uni, quand être parent prend toute la place ?
Ce roman est l’histoire de Claire qui voit partir l’homme de sa vie, de Julien qui étouffe sous le poids de la culpabilité, de Pauline qui voudrait que son papa et sa maman s’aiment de nouveau. Un roman intime et puissant, qui nous plonge dans la réalité d’une famille déchirée que seul l’amour saurait guérir.

Il ne m’a fallu que quelques heures pour lire ce roman : une soirée et un réveil très matinal. Il était impossible de le lâcher et de ne pas connaître la destinée de Claire, de Pauline et de Julien.

D’abord inquiète face au thème, angoissée d’aborder cette réalité qui me touche profondément, j’ai poursuivi La nuit des Anges par ce fil conducteur sensible et délicat : avoir un enfant touché par le trouble du spectre autistique. Comment Sophie JOMAIN allait aborder le handicap ? Elle que je connais dans des situations moins dramatiques et certainement plus légères, comme par exemple dans Fais-moi taire si tu peux ou Et tu entendras le bruit de l’eau (deux COUPS de COEUR et deux merveilleuses lectures qui sont encore bien présentes dans mes souvenirs)…

Sophie JOMAIN a merveilleusement bien réussi l’écriture de ce livre, passionnant. Elle a apporté de justes émotions, une réalité conforme à mes représentations, une dose de tensions émouvante et équilibrée, un récit de vie assez représentatif de parents confrontés à l’image idéale de l’enfant qu’ils n’ont pas forcément.

J’ai aimé le dialogue entre les deux parents, leurs ressentis personnels que l’auteure explicite en utilisant leur personnalité. J’ai trouvé les questionnements du couple et des parents intéressants et justes. J’ai apprécie l’évolution de Claire et de Julien. J’ai senti la maîtrise de l’écrivain, de la maman qui a longuement réfléchi à des problématiques qui peuvent à échapper à tous. L’analyse est profonde et sensible. Bref, ce roman est un nouveau COUP de COEUR pour moi.

Mon évaluation : COUP de COEUR ! ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

La libraire de Dachau de Shari J. RYAN

Impossible de ne pas poursuivre le thème de mes lectures actuelles (l’Holocauste et la 2ème guerre mondiale) et de faire suite à Ce que disent les hirondelles. J’ai voulu entrer dans le roman de Shari J. RYAN, La libraire de Dachau pour deux raisons principales :
– La première est indiquée en introduction : il fallait que j’aille « voir » ce qui se passait en Allemagne vers les années 1941. Henri, le personnage de Ce que disent les hirondelles, a éta témoin de la montée du nazisme. Son fils Fanfan a vécu l’enfer… Dachau est l’une des facettes de cet enfer.
– La deuxième raison est liée au titre. J’étais bien curieuse de découvrir un nouvel univers des livres dans ce lieu, un des premiers camps de concentration mis en place, si synonyme de crimes et de maltraitance.
Je pourrais ajouter que les avis des lecteurs m’ont aussi convaincue que cette lecture devait être découverte.
J’ai beaucoup de craintes à entrer dans cet univers des camps. Je suis passée, souvent, à côté des romans du même genre et du même thème, tels Le violoniste d’Auschwitz, le tatoueur d’Auschwitz, Le magicien d’Auschwitz, la bibliothécaire d’Auschwitz… et j’en manque beaucoup. Pourtant, les titres de ces ouvrages sont notés dans ma PAL…

Le résumé de CITY EDITIONS -23 mars 2022 : Aux États-Unis, à l’aube des années 2020, la vie de Grace bascule lorsqu’on lui annonce qu’elle vient d’hériter d’une librairie à Dachau, en Allemagne. L’endroit lui a été légué par une grand-mère biologique dont elle ignorait complètement l’existence. Grace décide de traverser l’Atlantique et se lance dans une véritable enquête pour combler les silences de l’extraordinaire et douloureuse histoire de Mathilda, sa grand-mère. Une histoire qui débute dans l’Allemagne crépusculaire des années 1940. Hans, l’amour de toujours de Mathilda, est en danger parce qu’il est juif. La jeune femme n’hésite pas une seconde et le cache dans son grenier. Pendant des mois, ils vivent à la lueur des bougies. Jusqu’au jour où Hans est trahi et déporté au camp de Dachau… Dès lors, Mathilda est poussée par la rage de survivre et par une promesse : un jour, ils vivront libres et heureux.

C’est un roman très touchant que je termine. Je me sens nauséeuse, pas très à l’aise avec les atrocités que j’ai côtoyées durant ce récit. J’ai revu nettement les documentaires que j’ai visionnés dans mon passé (Nuit et brouillard, par exemple). Je reste incrédule face à cette barbarie, atterrée face aux actes des hommes. La lecture est difficile dans certains passages mais l’auteure, Sahi J. BRYAN, « l’allège » et encadre nos émotions avec cette double narration. C’est habile et fort utile pour le lecteur.

Grace est la voix du présent. C’est la plus « légère », celle qui nous offre un souffle d’espoir. Mathilda, quant à elle, a vécu l’horreur malgré ses qualités humaines, son amour de l’autre, sa tolérance, sa charité… Hans est son ami d’enfance, son amoureux aussi, celui qui vit toutes ces horreurs. Mathilda ne survit que pour retrouver Hans qu’elle cache, qu’elle suit jusqu’au camp de Dachau pour perdre totalement sa trace.

La narration de Mathilda est tout à fait différente de celle de mes représentations. Je pensais que les livres et la librairie auraient un autre rôle dans l’histoire. Ce décalage entre mes attendus et ma lecture rend cette lecture plus précieuse et plus intrigante. C’est un lieu de recueil et je n’en dirai pas plus pour ne pas « spoiler » toute l’intrigue.

J’ai aimé ce livre pour son réalisme, mais aussi pour cette pointe de magie que seul, l’écrivain, peut écrire. Forcément, la réalité est dépassée pour donner une histoire où les personnages « vont gagner » quelque chose. C’est peu concevable dans ces circonstances ; j’apprécie de pouvoir rêver et de posséder l’espérance malgré tout. J’ai du mal à classer ce roman dans mes COUPS de COEUR car : peut-on aimer lire toute cette tragédie ? Ce que je peux vous dire c’est qu’il a hanté mes jours et mes nuits. Difficile de se détacher de ces évènements…

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

C’est mon blog’anniversaire…

2015 : Je crée mon blog…

J’étais déjà une dévoreuse de livres avant cette volonté de publier… A l’époque de l’école élémentaire, j’étais passionnée des Contesse de Ségur, du Club des Cinq et des Alice détective mais aussi des contes de Grimm et de Perrault. Je détestais être forcée à lire tel ou tel roman…

Le collège et les lectures obligées m’ont un peu poussée à la paresse et au rejet des livres… Puis, l’âge adulte m’a rendu ma liberté de choix. Je suis tombée dans les romans de Mary HIGGINGS CLARK, ceux de Ruth RENDELL. Je me suis aussi tournée vers les classiques : Alexandre DUMAS, et aussi vers Daphné du MAURIER… Je me souviens du temps que je passais dans les librairies et aussi, dans les bibliothèques municipales.

Avec la création de mon blog, je me suis essayée à beaucoup de genres, tous les genres… J’ai cherché à découvrir des auteurs, d’autres blogs, d’autres lecteurs et lectrices (via les commentaires). La question à cette époque était ; « Vais-je tenir ce journal sur le long terme ? »

2016 : Mon blog a un an.
Je suis fière de moi : j’arrive à publier régulièrement et à tenir à les engagements que je me suis fixés : je teste des publications hebdomadaires, je participe à des tags. C’est un peu la frénésie. J’adore écrire, mon passe-temps est la lecture. Je cherche la nouveauté. Je suis mes écrivains préférés… Je sens que j’ai tout un nouvel univers à parcourir. Internet est à moi et avec moi : partages, sources d’inspiration et lieu de publication de mes chroniques. C’est chouette d’être lue, de commenter, de partager !

2017 : 2 ans. La nouveauté devient un rendez-vous quasi quotidien. Je lis, je donne mon avis, je programme…
2018 : 3 ans. 2019 : 4 ans… Les années défilent.

Et 2022 : 7 ans.
Mon blog a sept ans ! Aujourd’hui, j’ai un rythme de lecture plus modéré (environ un livre par semaine, des fois davantage… parfois, moins). J’ai diversifié mes plaisirs et je suis revenue à ceux que j’ai toujours aimés : la romance, les récits de vie et quelques policiers et thrillers. J’ai abandonné la fantasy, l’imaginaire trop fictionnel, les romans pour jeunes adultes. Je reviens souvent vers les mêmes thèmes (reconstruction de soi) et les mêmes périodes historiques (XIXème et seconde guerre mondiale, époque contemporaine).

Je n’ai plus cette envie de lire vite, de lire beaucoup. La lecture suit mon rythme de vie, mes envies et les pauses que je m’accorde. Par contre, je ne me déplace rarement sans ma liseuse. J’ai toujours une histoire en cours… J’abandonne rarement une lecture. Je suis les conseils des blogs qui m’accompagnent depuis longtemps. Je fouine toujours autant à la recherche d’une nouvelle édition, d’un auteur montant ou inconnu. Je me fie aux couvertures, aux résumés, aux premières pages… aux avis de mes « ami(e)s » des blogs.

Il y aura certainement une année 2023… Je continue cette expérience, d’abord, pour moi, pour mon plaisir et parce que le blog est une manière comme une autre de garder en mémoire mes expériences de lecture, mon parcours littéraire. C’est aussi une super manière de contacter et de réaliser des échanges avec des personnes variées et diverses.
Je m’efforce à être respectueuse, bienveillante. J’essaie de ne pas juger négativement tout en gardant mon avis personnel. L’important pour moi est de ne froisser personne, d’être une référence mais pas une vérité. Chacun a ses goûts. Les envies varient beaucoup en fonction de l’humeur.

Bref, vous l’avez compris, j’ai très envie de poursuivre l’aventure à vos côtés… A très bientôt, alors !

La librairie des rêves ensevelis de Madeline MARTIN

« La guerre gronde en Europe« .

Grace Bennett n’est pas une contemporaine. Ses préoccupations sont pourtant très actuelles. Le lien entre les pays alliés pendant la seconde guerre mondiale et ce que vit l’Urkraine sous le joug de l’armée russe est assez évident. Inconsciemment, je pense que j’ai aimé ce livre, infiniment, pour ce lien ténu.

1939, Londres est bombardée. Chaque jour, une pluie de bombes écrase, démolit, détruit les vies, les bâtiments et l’existence de milliers de familles. C’est le contexte de ce roman, c’est aussi la réalité d’un pays, aujourd’hui. Comment ne pas être touchée par cette histoire ? Elle fait écho à notre actualité.

Dans La librairie des rêves ensevelis, une lueur d’espoirs s’ouvre : Grace passe le seuil d’une librairie, un emploi qui lui permet de survivre matériellement. Ce qu’elle ignore en affrontant l’homme peu avenant qui l’emploie, c’est que ce lieu va nourrir sa pensée, l’ouvrir aux autres et lui faire découvrir des facettes de sa personnalité, altruistes, bienveillantes. Il va lui donner le courage de s’investir dans la sécurité de la population, dans le soutien des siens.

C’est un roman qui résonne de réalisme et en même temps de rêves fous, d’idéaux qui apportent sérénité et paix dans nos âmes torturées. J’ai aimé cette histoire parce qu’elle poursuit ma lecture Farleigh Field. Elle résonne des expériences actuelles, fiction et réalité mises en parallèle. Elle invite à plonger dans le quotidien des habitants bombardés. Elle apporte espoirs, espérances, foi en l’avenir. Je ne peux que conseiller cette lecture.

Mon évaluation : ♥ ♥  ♥ ♥ COUP de COEUR pour le lien avec l’actualité, dans un registre romancé, doux et apaisant.

Le résumé des éditions CHARLESTON – 15 février 2022 : Août 1939. La guerre gronde en Europe.
Grace Bennett a toujours voulu s’installer à Londres, mais les portes closes et les lugubres bunkers qu’elle y découvre sont bien loin de ce dont elle rêvait. Et elle, qui n’a jamais été une grande lectrice, ne s’imaginait pas non plus trouver du travail dans la librairie de Primrose Hill.
Quand le Blitz détruit une partie du centre-ville et que des milliers de livres se retrouvent brûlés et ensevelis sous les décombres, la librairie est miraculeusement épargnée.
Au milieu des coupures d’électricité, du son strident des alarmes et du grondement sourd des raids aériens, la littérature sera une source d’espoir pour Grace et pour tous les gens du quartier, car le pouvoir des mots est plus fort que le bruit des bombes.

La chasseresse : mon premier coup de coeur de 2022

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 07 avril 2021 : 1944. L’Union Soviétique est le seul pays possédant une escadrille de femmes bombardiers. L’intrépide Nina Markova et ses compagnes, les « Sorcières de la Nuit », défendent le ciel contre les nazis. Mais quand Nina s’écrase en territoire ennemi et se trouve confrontée à une impitoyable meurtrière, sa vie ne tient qu’à un fil.
Hanté par les horreurs de la guerre, le journaliste anglais Ian Graham se lance dans la traque des criminels de guerre nazis. Une dangereuse cible persiste néanmoins à l’esquiver. Une tueuse connue sous le nom de « La Chasseresse » – et seule Nina, une des rares à avoir réussi à lui échapper, peut servir d’appât.
Dans le Boston d’après-guerre, Jordan McBride accueille sa nouvelle belle-mère. Or, en se plongeant dans le passé de cette femme mystérieuse, elle y découvre une multitude de sombres secrets. Et un danger manifeste.

Encore un coup de coeur pour l’oeuvre de Kate QUINN ! Je félicite l’auteure pour être aussi productive, pour la succession d’histoires qui émergent de son esprit, qui me charment à chaque fois alors qu’ils traitent de tant de sujets variés, pour ses personnages toujours différents et intéressants.

Ses romans denses ne cessent de m’envoûter. J’adore la période historique couverte par La Chasseresse : la fin de la seconde guerre mondiale, les procès de Nuremberg, la traque des Nazis. J’admire les recherches historiques qui ont dû être menées pour réaliser une telle galerie de portraits et pour bâtir de telles intrigues dans des contextes aussi passionnants qu’intrigants.

Le roman est à l’image de ses premières lignes (cliquez ICI pour les découvrir et vous faire une idée) : impitoyables, sournoises, intéressantes. Trois femmes se partagent la narration : Jordan, la photographe amatrice américaine, Nina la courageuse aviatrice soviétique et la Chasseresse, déguisée, non identifiée, traquée. Elles vivent sur trois rivages différents, sont liées par des lacs et sa créature maléfique, la Roussalka.

Kate QUINN nous emmène loin : dans le Boston des années 1950, en U.R.S.S. et en Pologne de la guerre, de la profonde Sibérie, à l’Ouest de l’Europe, jusqu’en Amérique du Nord.

C’est extraordinaire, cette richesse des lieux et d’épreuves, d’expériences et de vies entravées. Le récit est palpitant. J’en ai rêvé la nuit, j’étais empressée de poursuivre les aventures, me questionnant sur les identités et le devenir de ces personnages.

Je me suis profondément attachée à Nina, je l’ai découverte antipathique pour apprendre à aimer sa personnalité, sa détermination et sa bravoure. A la fin de ce livre, elle, comme ses soeurs, ont toute mon estime. Chapeau bas à leur courage et à leur engagement !

D’emblée, j’ai été séduite par la naïveté de Jordan, sa quête d’autonomie et de liberté.

La Chasseresse m’a autant inquiétée qu’elle m’a déconcertée. Avec les autres figures de l’histoire, j’ai interrogé son identité, le pourquoi de ses actes.

La fin du roman est à l’image de la réalité d’une telle traque : dramatiquement incomplète. Comment pouvait-on rendre justice à toutes ces victimes ? Mais dans un tel désir de renouveau et de reconstruction, le monde d’après guerre faisait son deuil ; il tentait d’oublier ces innommables actes de barbaries. L’épilogue et les apports historiques de l’auteure ont été les bienvenus, réconfortants malgré tout, une morale qui soulage un peu tous ces terribles maux : ne jamais oublier.

J’ai beaucoup apprécié ce roman, comme les précédents de Kate QINN. Quelle que soit la période historique, cette écrivaine m’enchante et me charme. Je ne pourrais passer à côté de son prochain roman. Ses histoires sont loin d’être superficielles, elles me convainquent, elles m’émeuvent et me passionnent. Ses personnages sont aussi riches et complexes que ces gens que nous rencontrons dans la vraie vie. Ses livres sont parfaits et très richement travaillés et construits.

Mon évaluation : COUP de COEUR  ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ sans hésitation !

Vous pouvez retrouver mes chroniques et mes avis sur les romans de Kate QUINN (cliquez sur les images…). Bonnes découvertes !

Rendez-moi Noël de Juliette BONTE : J’AI ADORé !

COUP de COEUR pour ce roman de Noël.
Pourquoi ?
Pour sa fraîcheur, pour cette préparation de fête au coeur des Highlands, pour ce chocolat qui nous titille les papilles à chaque page, pour cette enquête à laquelle je ne m’attendais pas, pour ces deux personnages très joliment dépeints, touchants, différents, poignants dans leur simplicité.

Le résumé des éditions HARLEQUIN – 06 octobre 2021 : Trop c’est trop  ! Robyn Ferguson n’est pas du genre rancunier mais là, ça va trop loin. Comme si ça ne suffisait pas que les Burns volent l’organisation des festivités de Noël que sa famille gère depuis des décennies, voilà que ces aristocrates hautains les accusent d’avoir dérobé de précieuses lettres dans leur château  ! Envisager que les Ferguson, qui alimentent toute la ville de Wick en douceurs chocolatées depuis des générations d’Écossais, pourraient s’abaisser à un tel acte est une injure. Alors, c’est décidé  : elle va retrouver ces fichues lettres et elle prouvera ainsi à Walter Burns, ce petit pétoncle prétentieux, qu’il s’est trompé sur toute la ligne. Pour cela, elle va juste devoir éviter de l’étrangler immédiatement  : il pourrait lui être précieux pour son enquête… et pour empêcher que l’affrontement entre les Burns et les Ferguson dégénère en guerre nucléaire.

Je m’attends souvent à lire des trames identiques d’une année sur l’autre. Durant la période post-Noël, je prends ma cure de romances : elles sont souvent bâties sur le même schéma. Rendez-moi Noël dénote dans cette tradition.

Noël se passera dans les Highlands… c’est assez rare… il fera froid (je vous rassure, il neigera aussi), deux familles s’affronteront. Pourtant, nous ne sommes pas dans un remake de Roméo et Juliette, loin de là. Un château sera au centre de ce récit (un grand manoir, au bord de mer, inaccessible, appartenant à une famille riche, les Burns…). Walter appartient à cette famille et à cette propriété. Quant à Robyn, elle est, à part entière, membre d’une famille soudée qui œuvre dans le chocolat. Tous deux se rencontrent…

J’adore les Cosy Mysteries. Cela tombe bien. Rendez-moi Noël pourrait appartenir à ce genre. Walter et Robyn enquêtent autour d’un vol (je sais tenir ma langue ! Je n’en dirai pas davantage…). Chaque personnage est passé au détecteur de culpabilité.

On apprend autant des diverses personnalités qu’on entre dans leur coeur et dans leur humanité. Je suis surprise de la profondeur de la plume de Juliette BONTE dans ce livre distrayant, teinté d’humour et de légèreté. L’auteure nous parle de différences, de personnalités, de bonheur, de traditions… des thèmes de Noël, de famille, chers à cette période de l’année. Son écriture est parsemée de poésie, une note élégante et raffinée qui m’émeut et me touche. J’ai relevé de jolies phrases, comme des citations que je ne veux pas oublier, justes et vraies.

J’ai avancé dans ce livre ne sachant jamais vraiment où il allait me mener. Le chemin est très agréable, la fin est savoureuse, jusqu’au goût de ces savoureux chocolats, jusqu’au plaisir du baiser. Robyn et Walter ont une relation tendre qui se construit pas à pas, émouvante.

Je recommande ce livre. Mon évaluation ne peut être qu’enchantée et positive. ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je remercie les éditions HARLEQUIN, l’auteure Juliette BONTE (Quelle tendre dédicace !), ainsi que NetGalley pour ce roman que j’ai particulièrement apprécié.

Rendez-vous avec la menace de Julia CHAPMAN… encore un COUP de COEUR !

Quelle traque !


J’ai passé un moment intense de lecture : Julia CHAPMAN nous offre quelques heures dans la vie de Samson et Delilah sans aucun répit, le souffle coupé, les nerfs à fleur de peau. J’ai A-DO-Ré.

Le résumé des éditions ROBERT LAFFONT – 25 novembre 2021 : Après un enlèvement qui l’a terrifiée, Delilah Metcalfe tente de retrouver ses esprits. Or les ennuis ne font que commencer : elle a découvert qu’une menace pesait aussi sur son coéquipier et prétendant Samson O’Brien. Pour le protéger d’une mort certaine, elle va devoir prendre ses distances avec lui alors même qu’elle vient de propulser les émotions de son partenaire à des sommets étourdissants… Et convaincre les habitants de Bruncliffe de l’aider ! Hélas, nombreux sont celles et ceux qui ont des griefs envers Samson. Car qui fait du tort à un seul en menace beaucoup…

Trois cents pages pour vingt-quatre heures de vie… Ce roman est prometteur ; le pari est gagné ! Quelle épreuve ! Quel suspense !
Delilah va devoir tout mettre en œuvre pour échapper au danger qui la menace et qui rend si vulnérable son partenaire.

Ce nouvel opus rend tous les habitants de Bruncliffe acteurs et chacun a son rôle pour déjouer les dangers. Le livre est rempli d’humour : on ne pense pas si simple de sauver les célèbres détectives du Yorkshire.

J’ai vraiment adhéré à cette plume addictive, perspicace et joyeuse. La célèbre romancière anglaise, Julia CHAPMAN, met tout son talent pour rythmer cet épisode en rendant si attachants tous ces personnages typiques. C’est entraînant, amusant, bien construit.

Je sens que nous arrivons vers une fin proche… j’imagine un dernier tome et je crois que nos deux héros tireront leur révérence. Je suis déjà triste de les quitter…

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ COUP de COEUR.

J’adore vraiment cette série. Je la recommande : elle monte en intensité. Chaque livre remplit son contrat : clore une enquête que l’écrivaine a très bien structurée mais chaque livre est aussi l’occasion de se fixer un nouveau rendez-vous. Un fil conducteur relie chaque épisode, rendant cette suite intéressante et impossible à ne pas suivre. Vivement la suite !