Archives pour la catégorie Services de Presse

La nuit des anges d’Anna TOMMASI

Je remercie les éditons PRELUDES, ainsi que l’auteure et NetGalley pour cette lecture découverte.

Le résumé des éditions PRELUDES – 2 mars 2022 : Alice, jeune mère divorcée, décide après dix ans d’absence de revenir à Perros Guirec, la ville de son enfance. Elle espère en profiter pour retrouver sa famille,  des paysages familiers, et laisser derrière elle un passé douloureux. Mais dans ce coin de Bretagne chargé de souvenirs, l’angoisse s’installe rapidement : ses parents sont devenus des étrangers, son amour de jeunesse  est obsédé par l’enlèvement de sa sœur, qui a eu lieu vingt-cinq ans plus tôt, et les visages jadis connus  ne sont plus que des fantômes. Bientôt, c’est toute la ville qui est secouée d’un vent  de panique avec la disparition d’une fillette. Le début  du cauchemar pour Alice, embarquée malgré elle dans une enquête à double vitesse, entre le passé et le présent…

J’ai choisi ce livre dans le catalogue NetGalley pour sa couverture et son titre. J’aime ce mystère qui se dégage, cette sobriété dans le paysage et cette inquiétude que l’on devine. De ce fait, je pensais lire un roman purement policier ou thriller. En fait, ce récit se situe à mi chemin entre différents genres : la romance et le policier, le récit de vie.

Alice est le personnage qui mène l’intrigue : elle recueille les indices du présent qu’elle noue au passé pour livrer le secret de la disparition de Victoire, son amie d’enfance.
Elle est accompagnée de son garçon, un enfant en situation de handicap, atteint d’un trouble du spectre autistique. Cette figure est réaliste et donne de la profondeur et de l’intérêt à cette histoire : il a retenu mon attention.
Alice retourne dans son village natal et retrouve des personnes de son passé dont ses parents, Teddy (l’amour de jeunesse) et des camarades et leur famille.

L’auteure a voulu nous offrir des souvenirs du passé, images floues et tronquées, que, nous, lecteurs, on soupèse. On évalue avec le personnage principal, Alice, la part de vérité dans chacun des protagonistes et la transformation de ces enfants (anges ou démons ?) devenus adultes. L’idée est bonne. J’aime fouiner dans les évènements du passé, faire le tri avec le personnage, du vrai du faux, du ressenti de la réalité… C’est un style de roman qui m’intéresse toujours et que je recherche. Mais, dans La nuit des anges, la trame bâtie ne m’a pas séduite.

J’ai trouvé Teddy troublant et déroutant, pas forcément attachant : séducteur mais virulent parfois (désagréable, aussi).
La première partie m’a semblé longue avec une mise en place difficile : s’y installent plutôt la romance et le récit de vie pour, en deuxième partie, s’axer sur les indices, l’intrigue principale, la recherche du coupable.
Je n’abandonne pas mes lectures mais je me suis posée la question pour celle-ci. J’avais pris un engagement, j’ai poursuivi ma découverte.
Ce qui m’a déçue : le dénouement qui présente un coupable machiavélique et assez caricatural.

Ce n’est pas une lecture que j’ai appréciée. Mes attentes n’ont pas été satisfaites : manque d’actions ? de tension ? de consistance dans les personnages ? Cette histoire n’a pas suscité d’émotions chez moi. C’est dommage mais cela arrive…
Mon évaluation : ♥ ♥

Alerte : avalanche d’amour et tempête de flocons de Alex KIN

Je remercie les éditions HARPER COLLINS, ainsi que l’auteure, Alex KIN et NetGalley pour cette lecture. C’est très volontiers que je suis entrée dans cette romance de Noël.

Le résumé des éditions HARPER COLLINS – 06 octobre 2021 : Passer les fêtes dans un chalet de luxe à Megève  ? Ça en ferait rêver plus d’une  ! Pourtant, Léni, elle, aurait préféré hiberner en solitaire jusqu’à l’année prochaine  ; c’est le premier Noël depuis le décès de sa mère, et elle n’a pas vraiment le cœur à faire la fête. Mais sa meilleure amie n’a rien voulu entendre et s’est donné pour mission de lui remonter le moral pendant ces vacances grâce à un programme de festivités délirant. Entre dégustation de chocolat chaud au coin du feu, excursion en raquettes, visionnage de comédies de Noël et bataille de boules de neige, Léni n’aura pas le temps de s’ennuyer  ! Elle espère quand même trouver un moment pour discuter un peu avec Will, l’un des invités, cet américain aussi charmant qu’attentionné. Tout le contraire de Valentin, l’employé saisonnier de la propriété, qui n’a pas l’air d’apprécier leur présence et ne se gêne pas pour le montrer… 

Je n’ai pas été passionnée par cette lecture. Dès les premiers chapitres, j’ai senti un petit manque : l’héroïne ne sort pas de son deuil qui revient en force tout au long de la narration. La problématique n’évolue pas, quelques répétitions sont redondantes, c’est dommage.

Ce roman présente une galerie de personnages masculins et féminins : une jeune héritière au bon coeur (un bon point pour cette belle personnalité), une héroïne faible et qui manque de confiance en elle (J’avais envie qu’elle progresse davantage), une célébrité charmante (mais qui ne m’a pas charmée), un valet serviable (neutre), son compère plus rebelle (pas très convaincant), un hautain et riche hôte (stéréotypé), une écervelée prête à séduire la vedette (on ne lui trouve aucun attrait)… Bref, les portraits sont un peu clichés et convenus. J’espérais quelques évolutions qui sont faibles et attendues. C’est dommage…

L’histoire manque d’émotions. Je n’ai pas adhéré à tous les échanges et à tous les bavardages. Certains m’ont paru insupportables ou fort peu convaincants. J’ai levé les yeux au ciel, j’ai soupiré parfois. Un peu énervant !

C’est dommage car j’avais lu de très bons éloges de cette auteure que je ne connaissais pas. Je ne suis pas fan.

Mon évaluation : ♥ ♥ 1/2 ♥

Rendez-vous au chalet des coeurs oubliés d’Emily BLAINE

Le lien avec le roman précédent (Rendez-moi Noël de Juliette BONTE) ? La neige… Noël… et la chocolaterie.

Pourtant le commerce n’a pas la même place dans l’histoire. Il ne s’agit pas d’un commerce familial… Au contraire, Louise doit résoudre ses problèmes personnels et familiaux (Elle fuit sa famille comme on fuirait la peste…). Quant à Nicolas, cette rock star aux apparences imbuvables doit se remettre d’un deuil qui l’affecte particulièrement et qui touche aussi son groupe musical. J’entre dans un récit où les deux personnages principaux sont aussi différents qu’isolés et solitaires… un poil malheureux et mal dans leur existence.

Leur rencontre est fortuite, risible : une coïncidence qui chamboule les coeurs. Une vague histoire de cornichons… Contre l’indifférence et l’ennui, Nic affronte la spontanéité et la bonne humeur (quelques passage sont loufoques)… et un amour fou de Noël. Louise est bien décidée à répandre son amour des décorations, du sapin, de la magie de la fin d’année. C’est amusant, frais, distrayant… séduisant. A chaque page, Emily BLAINE nous offre du charme, de l’attrait, de l’amour, des tirades et des dialogues (vive la bonne humeur et le sourire !). De la première page à la dernière, on baigne dans la romance, un jeu d’attirances et de plaisirs partagés… Le destin est conclu d’avance : on sait que ces deux-là sont irrésistiblement fait pour s’entendre. Le chemin qu’ils poursuivent pour s’aimer est alambiqué, classique et amusant.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥. Une romance agréable pour Noël : rigolote et toute fraîche, un poil convenue et vite parcourue. Ce n’est pas la meilleure romance d’Emily BLAINE mais je l’aime quand même !

Le résumé des éditions HARLEQUIN – 06 octobre 2021 : La première fois que Nicolas a rencontré Louise, il l’a prise pour une folle furieuse qui essayait de voler les bocaux de cornichons dans son Caddie.
La deuxième fois que Nicolas a vu Louise, il venait de défoncer la porte des toilettes pour hommes dans lesquelles elle était enfermée. 
Clairement, Louise n’a rien à voir avec les femmes qu’il fréquente habituellement,  lorsqu’il profite de son aura de célèbre guitariste de rock pour tromper la solitude de ses nuits. Éternelle optimiste, gourmande propriétaire d’une chocolaterie, elle est aussi une passionnée  –  limite obsessionnelle  –  de Noël. Sauf que lui  déteste  Noël. Et qu’il s’est laissé embarquer dans le rôle du faux petit ami de Louise pour faire enrager l’ex de cette dernière. Dès lors, Nicolas n’a qu’une seule certitude : ces vacances de fin d’année à la montagne promettent d’être tout sauf reposantes…

Je remercie les éditions HARLEQUIN et l’auteure, Emily BLAINE, ainsi que NetGalley, pour ce service de presse. Ce fut une jolie expérience, un agréable moment dans une romance plaisante.

Rendez-moi Noël de Juliette BONTE : J’AI ADORé !

COUP de COEUR pour ce roman de Noël.
Pourquoi ?
Pour sa fraîcheur, pour cette préparation de fête au coeur des Highlands, pour ce chocolat qui nous titille les papilles à chaque page, pour cette enquête à laquelle je ne m’attendais pas, pour ces deux personnages très joliment dépeints, touchants, différents, poignants dans leur simplicité.

Le résumé des éditions HARLEQUIN – 06 octobre 2021 : Trop c’est trop  ! Robyn Ferguson n’est pas du genre rancunier mais là, ça va trop loin. Comme si ça ne suffisait pas que les Burns volent l’organisation des festivités de Noël que sa famille gère depuis des décennies, voilà que ces aristocrates hautains les accusent d’avoir dérobé de précieuses lettres dans leur château  ! Envisager que les Ferguson, qui alimentent toute la ville de Wick en douceurs chocolatées depuis des générations d’Écossais, pourraient s’abaisser à un tel acte est une injure. Alors, c’est décidé  : elle va retrouver ces fichues lettres et elle prouvera ainsi à Walter Burns, ce petit pétoncle prétentieux, qu’il s’est trompé sur toute la ligne. Pour cela, elle va juste devoir éviter de l’étrangler immédiatement  : il pourrait lui être précieux pour son enquête… et pour empêcher que l’affrontement entre les Burns et les Ferguson dégénère en guerre nucléaire.

Je m’attends souvent à lire des trames identiques d’une année sur l’autre. Durant la période post-Noël, je prends ma cure de romances : elles sont souvent bâties sur le même schéma. Rendez-moi Noël dénote dans cette tradition.

Noël se passera dans les Highlands… c’est assez rare… il fera froid (je vous rassure, il neigera aussi), deux familles s’affronteront. Pourtant, nous ne sommes pas dans un remake de Roméo et Juliette, loin de là. Un château sera au centre de ce récit (un grand manoir, au bord de mer, inaccessible, appartenant à une famille riche, les Burns…). Walter appartient à cette famille et à cette propriété. Quant à Robyn, elle est, à part entière, membre d’une famille soudée qui œuvre dans le chocolat. Tous deux se rencontrent…

J’adore les Cosy Mysteries. Cela tombe bien. Rendez-moi Noël pourrait appartenir à ce genre. Walter et Robyn enquêtent autour d’un vol (je sais tenir ma langue ! Je n’en dirai pas davantage…). Chaque personnage est passé au détecteur de culpabilité.

On apprend autant des diverses personnalités qu’on entre dans leur coeur et dans leur humanité. Je suis surprise de la profondeur de la plume de Juliette BONTE dans ce livre distrayant, teinté d’humour et de légèreté. L’auteure nous parle de différences, de personnalités, de bonheur, de traditions… des thèmes de Noël, de famille, chers à cette période de l’année. Son écriture est parsemée de poésie, une note élégante et raffinée qui m’émeut et me touche. J’ai relevé de jolies phrases, comme des citations que je ne veux pas oublier, justes et vraies.

J’ai avancé dans ce livre ne sachant jamais vraiment où il allait me mener. Le chemin est très agréable, la fin est savoureuse, jusqu’au goût de ces savoureux chocolats, jusqu’au plaisir du baiser. Robyn et Walter ont une relation tendre qui se construit pas à pas, émouvante.

Je recommande ce livre. Mon évaluation ne peut être qu’enchantée et positive. ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je remercie les éditions HARLEQUIN, l’auteure Juliette BONTE (Quelle tendre dédicace !), ainsi que NetGalley pour ce roman que j’ai particulièrement apprécié.

Noël surprise dans les Highlands de Sarah MORGAN : c’est parti pour les romances toutes douces de Noël !

Le résumé des éditions HARLEQUIN – 6 octobre 2021 : Dans ce manoir isolé au cœur des Highlands, Gayle se sent perdue. Si elle a proposé à ses filles de passer Noël en Écosse, c’était dans une tentative désespérée de ressouder sa famille. Seulement, ces lieux ravivent en elle la mémoire de son premier amour, des souvenirs dont ses filles ignorent tout, et que Gayle préférerait garder secrets…
Ella ne sait plus sur quel pied danser. Sa mère, cette business woman redoutable, qu’elle pensait dépourvue de sentiments, a soudain insisté pour qu’elles passent les fêtes ensemble… après cinq ans sans nouvelles  ! Aujourd’hui maman à son tour, Ella s’inquiète  : Gayle-sans-cœur a-t-elle vraiment changé ou risque-t-elle d’être une grand-mère décevante pour sa petite Tab  ?
Quant à Samantha, elle meurt d’envie d’associer son agence de voyage à ce magnifique manoir.  Mais comment rester professionnelle face à Brodie, le propriétaire, qui la perturbe tant ? Cet Écossais si séduisant n’a qu’à la regarder pour lui faire perdre tous ses moyens…

Un point de départ fracassant : Gayle, en pleine interview, perd de sa superbe (chute, étourdissement, prise de conscience…). Alors qu’elle est au summum de sa réussite professionnelle (elle est écrivaine et donneuse de leçons à travers deux livres que le public s’arrache), son monde s’effondre autour d’elle (qui est-elle ? qui voit-on en elle ?). Un simple accident va remettre en cause ce qu’elle a construit : y compris la relation inexistante qui la lie à ses deux filles absentes : Samantha et Ella. Ces deux jeunes femmes sont averties de la personnalité ferme et sans concession de leur mère. Elles ont pris le large… non sans une pointe de désir que ce lien maternel resurgisse un jour.

Toutes les trois se sont éloignées au point de ne plus se donner de nouvelles pendant cinq ans. Ella s’est mariée et est devenue mère. Samantha a construit sa carrière dans une direction inverse de celle de sa génitrice (enfin, c’est ce qu’elle croit…). Passé le moment surnaturel et gêné de leurs retrouvailles, elles se retrouvent loin de New York et de leur discorde dans une contrée pleine de rêves et de magie : les Highlands.

La première partie du roman est une agréable surprise pour moi. Le portrait de Gayle est bien décrit. Je suis aussi choquée qu’elle de cette nouvelle relation qui s’offre à elle. Gayle a envie de renouer le contact avec ses filles, prenant conscience peu à peu qu’elle manque beaucoup de moments, ainsi éloignée de ses enfants. En quelques instants, elle s’aspire à redevenir maman et elle se découvre grand-mère de Tab, une gamine pleine de vie, la langue bien acérée d’une petite fille innocente du haut de ses quatre ans. C’est subit, grisant : un vrai challenge comme elle les aime, dans un domaine qu’elle doit reconquérir : sa vie personnelle et familiale.

Samantha est le personnage qui me fait le plus rêver : c’est à travers elle que la romance s’installe dans une relation avec le mystérieux écossais des Highlands. Qui est-il ? Va-t-il vraiment taire son sentiment envers cette talentueuse « fabriquante de vacances inoubliables » ? L’art de Sarah MORGAN est de nous brosser, dans ce paysage de rêves, une famille comme on en rêve avec des heurts, de l’humour et de l’auto-dérision, des sentiments débordants. Je trouve cette romance bien réussie. Les liens familiaux sont à l’honneur : cela tombe pile dans l’image que j’ai de Noël, un moment de paillettes et de magie, de réconciliation, de don de soi et d’indulgence comme de bienveillance.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥

Chercheur d’or de SULIVANE Nathalie

Le résumé des éditions HUGO POCHE – 14 octobre 2021 :
Lorsque Lia monte dans l’avion qui va lui permettre de survoler les montagnes d’Alaska, avec des clients à la recherche d’un site idéal pour leur projet touristique, elle ne se doute pas qu’elle ne rentrera pas à Miami aussitôt après.
Un problème météorologique inattendu entraîne le crash du petit appareil et la laisse, seule et blessée, dans la neige de cette contrée extrême.
Stanford vit reclus dans un chalet perché dans les montagnes, avec pour seule compagnie, Alpha, son loup apprivoisé. Pendant l’été, il est chercheur d’or et il vit coupé du monde le reste de l’année. Il est le seul à pouvoir porter secours à Lia, l’unique survivante de l’accident. Il la recueille chez lui. Pour l’hiver… Car il n’a aucun moyen de contacter les secours ni de reconduire la jeune femme vers la civilisation avant la belle saison. Lia commence sa convalescence, partagée entre le traumatisme de l’accident et la beauté sauvage de la nature qui l’entoure… et va apprendre à connaître cet homme mystérieux, solitaire ainsi que son compagnon, Alpha…

Voici une petite romance sans prétention qui a le mérite de me distraire. Il n’y a pas de surprise dans cette rencontre, tout est convenu : l’agacement de l’héroïne à se trouver piégée au coeur de l’Alaska enneigée, l’embarras de cet homme solitaire, bienveillant et fort agréable, l’isolement et le rapprochement qui s’en suit. Nous suivons les aventures de Lia qui découvre les dangers et les plaisirs de cet isolement forcé.

Pourtant, que ce récit soit classique, j’en redemande… J’apprécie ce moment de paix et d’insouciance qu’il m’offre. La période automnale est propice à ce type de lecture : temps gris et tristounet, froid qui impose le confinement… Bref, un bon téléfilm ou un instant fleur bleue, je suis douillettement installée et prête à accueillir cette histoire romancée.

L’Alaska et ses montagnes rocheuses toutes blanches sont dépeintes sous de multiples facettes. Je visualise les sommets, le ciel bleu, les nuages épais, la neige tourbillonnante, les sapins… le lac gelé. Les images défilent. L’impression générale du cadre est assez bien mêlée à l’action. Ce contexte m’aide à m’immerger dans le récit.

Tantôt Stanislas prend les rênes de la narration, tantôt on découvre le point de vue de Lia. L’ensemble est doux, sans scène érotique. La relation entre nos deux protagonistes reste pudique et respectueuse de l’autre. Un bon point pour ce roman (de mon point de vue).

L’ensemble est distrayant.

Je remercie le blog NetGalley, l’auteure et les éditions HUGO POCHE pour ce service presse.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡

Le coeur des fileuses d’Aurélie HADERLE

Le résumé des éditions PRESSES de la CITE – 14 octobre 2021 :
Le portrait d’une femme de cœur, engagée au début du XXe siècle pour améliorer le sort d’ouvrières de filature de soie dans les Cévennes.
1910, au coeur des Cévennes. Eulalie devient, après le décès de son père, l’unique héritière d’une prospère filature de soie. Désormais patronne, elle découvre que son usine est un véritable bagne féminin. Révoltée par les conditions de travail de ses ouvrières, elle décide, malgré de nombreux détracteurs, de bouleverser l’ordre social.
Bientôt la guerre éclate et le pays se vide de ses hommes. Eulalie réalise alors son vœu le plus cher : transformer son entreprise en communauté de femmes fondée sur l’entraide et la solidarité. Des amitiés se nouent, des amours se tissent. Mais Eulalie saura-t-elle s’affranchir d’un mariage malheureux et affronter les fantômes du passé ?

Ce livre a toutes les caractéristiques de son apparence. Eulalie est une femme bien née, douce, dévouée, respectueuse, naïve. Elle est bonne, elle est bienveillante et bien davantage… Elle est au coeur de l’entreprise familiale puisque son père est décédé. Elle deviendra fileuse… pour elle et un peu malgré elle.

Dans sa prime jeunesse, elle se laisse influencer par ses pairs : son père, les notables du village, la pression sociale. Puis, au fil des pages, elle change son regard sur la vie, sur les conditions d’exploitation des ouvrières, sur ces hommes qui ont soif de pouvoir et qui la manipulent.

Il s’agit bien d’une métamorphose, d’un combat, d’une révolution. Eulalie expérimente différents rôles et statuts pour trouver sa voie et sa voix. Contre son éducation, elle devient patronne, femme mariée et soumise, puis socialiste, révolutionnaire et émancipée. L’auteure, Aurélie HADERLE, et le destin ne sont pas doux avec l’héroïne. Toutes les épreuves l’attendent de l’enfance à cet âge adulte (encore si jeune) où elle ouvre les yeux sur ses proches et les siens. Eulalie, enthousiaste et énergique mène des combats pour acquérir sa place sur la propriété familiale, dans son village, dans ce pays chamboulé par la guerre.

Je reste sur ma faim avec ce roman. J’étais persuadée qu’un second tome allait s’offrir à moi. Certes, l’auteure nous apporte des réponses. Les premiers chapitres interrogent les intentions des parents : pourquoi le père exclue-t-il ses deux filles de sa vie, pourquoi déshérite-t-il sa fille aînée, pourquoi la mère écrit-elle cette lettre qu’elle glisse au coeur de la valise d’Eulalie ? Quel est son message profond ? Quel changement veut-elle initier pour sa fille ?

Aurélie HADERLE remplit son contrat : les réponses sont là… Cependant, je me suis intéressée à la destinée de l’héroïne et j’aurais voulu qu’elle sorte de cette prédestination au malheur. La première guerre mondiale n’est pas terminée, d’autres épreuves attendent cette femme… Eulalie perd ce qu’elle a de plus précieux au monde : va-t-elle survivre dans ce monde où elle n’a plus ses fidèles ami(s) ? Qu’adviendra-t-il d’elle dans les années futures ? La simple dissipation du secret familial peut-il garantir son avenir et peut-il nous satisfaire, nous, lecteurs et lectrices ? On dit que… (je ne vais pas spoiler la fin du roman, non !)… On dit que… J’aurais voulu lire cette suite… jusqu’à sa vraie réussite : personnelle et sociale.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ 1/2 ♡

Je remercie le blog NetGalley, l’auteure et les éditions PRESSES de la CITE pour ce service presse.

Le fracas et le silence de Cory ANDERSON

Un livre jeunesse ? Destiné à un jeune public ? Ah oui… vraiment ?

Le résumé de FLEUVE éditions – 07 octobre 2021 : Pour éviter de devoir confier son frère à un orphelinat, Jack doit apprendre à survivre. A tout prix.

Je remercie l’éditeur et l’auteur pour cette lecture. Merci aussi à NetGalley pour ces découvertes.

Je pensais découvrir un livre jeunesse : le ton et l’ambiance sont davantage destinés à des lecteurs plus avertis. Certaines scènes et situations pourraient choquer les plus jeunes.

Ca commence fort ! Jack découvre le corps de sa mère dans la maison familiale : elle s’est suicidée, pendue. Il enfouit ses sentiments au plus profond de lui-même. Il réagit illico : pour échapper aux services sociaux, il se lance dans une course contre la montre contre la précarité. Son principal objectif : préserver son frère cadet, Matty, et lui assurer une vie décente…

Les scènes sont dynamiques. Les chapitres sont courts. Le roman défile rapidement. Chaque partie commence par une voix dont on ne connaît que la teneur mélancolique et dramatique : celle d’une inconnue qui intervient dans l’histoire. C’est une jeune adolescente qui se dévoilera seulement dans la deuxième partie de l’intrigue. Les trois personnages principaux sont liés par le passé de leur père : des gangsters avides de ce qu’ils n’ont pas eu l’occasion de profiter : une somme d’argent qui a disparu.

Jack se comporte comme un adulte mature. Il a l’expérience de la vie même s’il est jeune et adolescent. Il prend des risques, il se questionne, il agit. Nul ennui dans ce roman. J’ai été surprise par ce récit : je m’attendais à une histoire moins violente et plus feutrée.

Je suis assez intéressée par la trame, l’écriture de l’auteur, l’action qui ne tarit pas : un film défile sous mes yeux. Les scènes s’enchaînent. Elles m’emmènent sur des chemins que je n’avais pas prévus. Ce roman est haletant dans sa structure, par les péripéties qu’il fait subir à notre héros. L’attachement de Jack à son frère Matty est la raison de mon attention sur ce roman. Ces deux garçons sont attachants. Nul doute que Jack peut se sacrifier pour son cadet, il l’aime plus que tout.

La fin est digne d’un film américain : confrontation et justice sont les maîtres mots : les mauvais meurent (peut-être…), l’équilibre est rétabli. Je reste sur ma faim pour le dénouement, pas certaine d’avoir tout saisi : la voix des débuts de chapitre est-elle justifiée ou pas ? réelle ? possible ? Je me questionne sur les temps de narration : passé et présent… L’auteur boucle le récit : une boucle bouclée, vraiment ? Quelques interrogations subsistent et me laisse pensive…

Mon évaluation : ♡ ♡ 1/2 ♡

Les fiancés de l’été de Christian LABORIE

Le résumé des éditions PRESSES de la CITE – 21 août 2021 :
Entre la Lozère et Paris. Famille, amour, talent, tout est promesse dans la vie d’Ariane. Mais la guerre puis l’Occupation sonnent le glas des jours heureux et dessinent d’autres lendemains. Du pire… au meilleur…
Eté 1939, en Lozère. Tout sourit à Ariane et Raphaël… Leur jeunesse, l’amour qui les unit, un horizon plein de promesses. Il sera architecte, elle se rêve créatrice de modèles de chaussures dans l’entreprise florissante de son père. Le bonheur est là, à portée de main.
Mais, deux mois après leurs fiançailles, Raphaël apprend sa mobilisation. Des vies suspendues à la guerre. Lui, enrôlé dans la Résistance, est bientôt fait prisonnier. Elle, est prête à tout pour le sauver, en dépit des dangers. Son geste – fou, inconscient, courageux ? – va faire vaciller tout ce en quoi elle croyait. Ariane ne sera plus jamais la même. Son destin non plus… Pour le pire et le meilleur.

La narration de ce roman est classique : troisième personne du singulier, un narrateur qui relate les évènements avec un certain détachement sans entrer trop en avant dans les pensées des personnages. La distance créée est assez surprenante : j’ai pris l’habitude de lire des histoires où l’auteur m’impliquait dans les pensées de son personnage principal, visitant ses intimes réflexions. Il m’a fallu appréhender ce récit. Durant la première moitié du livre, ce ne fut pas des plus agréables pour moi.

Les fiancés de l’été est le premier opus de la vie d’Ariane.

La veille de la deuxième guerre mondiale, elle est une jeune fille de bonne famille. Son père tient une fabrique de chaussures dans laquelle est travaille durant l’occupation allemande. Le conflit éclate alors qu’elle connaît son premier amour avec Raphaël. Les événements chamboulent leur bonheur et pousse le jeune amoureux à devenir soldat. Ils se promettent un amour éternel : c’est sans compter sur le destin et le terrible conflit qui les séparent.

La narration est calquée sur l’Histoire. Le récit n’apporte aucune surprise : les apports historiques sont ceux que l’on apprend au collège, justes mais sans profondeur. L’auteur évoque sans s’appesantir la Résistance, la collaboration, l’extermination des Juifs, oubliant les personnages de son roman pour leur infliger des actions que j’ai lues et relues. Il manque l’émotion de la vie, le suspense des situations, les sentiments tantôt enflammés, tantôt bridés, les dilemmes les plus sournois, les ambiguïtés des rôles, les conflits qui devraient les amener à évoluer. J’avoue n’avoir pris que peu de plaisir à parcourir les pages jusqu’au moment des règlements de compte de la fin de guerre.

A ce moment, Ariane prend son envol, elle est face à des choix, de vraies questions existentielles : elle doit prendre des décisions. Le récit devient moins attendu et froid pour se concentrer sur la nouvelle existence de la jeune femme. La deuxième partie est bien plus intéressante même si elle aurait gagné en intérêt en s’attardant sur des situations et des pensées.

Je me demande ce que vont devenir certains personnages… Le livre n’a pas pris la tournure que j’imaginais. Les rencontres que j’ai faites, au travers d’Ariane, vont-elles ressurgir dans le deuxième tome ? Il faudra attendre la suite pour avoir l’histoire complète d’Ariane et pour que je me prononce sur l’oeuvre entière. A ce stade, mon avis est mitigé, voire un peu négatif mais je laisse une chance à l’auteur pour me conquérir avec la suite des aventures des fiancés de l’été

Mon évaluation : ♡ ♡ 1/2 ♡

Je remercie les éditions PRESSES de la CITE et NEYGALLEY pour ce service de presse. Voilà une belle occasion de découvrir un roman relatant notre passé et une des plus belles régions du centre de la France, quelques événements de notre passé et la découverte du monde de la mode.

Les Samaritains du Bayou de Lisa SANDLIN

Merci aux éditions BELFOND pour cette lecture. Ce fut pour moi la découverte d’une plume riche et poétique qui offre une atmosphère particulière à ce roman policier avec deux partenaires aussi improbables qu’attachants. Je recommande…

Les Samaritains du Bayou

Une auteure que je vais prendre plaisir à suivre pour son écriture poétique et acerbe. J’ai particulièrement aimé les atmosphères, la mise en action des personnages où les actes valent toutes les descriptions psychologiques…

NetGalley

Mon partenaire lecture : un grand merci pour toutes les lectures que vous me proposez.

Tous mes remerciements aussi aux éditeurs qui me font confiance.

Le résumé des éditions BELFOND – 02 septembre 2021 : Puisant dans l’atmosphère envoûtante du Vieux Sud, Lisa Sandlin tisse un premier roman noir tendu, poétique, habité de personnages aussi complexes qu’émouvants. Une pépite récompensée par le Dashiell Hammett Prize et le Shamus Award, les plus hautes distinctions de la littérature suspense américaine.
Après quatorze ans passés derrière les barreaux pour avoir mis en pièces l’un de ses deux violeurs, Delpha Wade retrouve enfin le chemin de la liberté. Mais rien ni personne n’attend une ex-taularde, a fortiori en 1973, dans une petite ville du fin fond du Texas.
Le bureau du privé Tom Phelan, un Cajun débonnaire en reconversion professionnelle, est un point de chute inespéré pour Delpha. Avec sa discrétion et son sérieux, la jeune femme devient vite une secrétaire indispensable au détective néophyte.
Ensemble, ils parcourent le bayou pour traquer les fugueurs, les menteurs, les maris infidèles, réparer les âmes cabossées, soigner les laissés-pour-compte. Un duo de choc, détonnant et pourtant complémentaire.

Mais sous la carapace, un feu gronde en Delpha, le besoin dévorant de se venger de son second violeur qui court toujours. Un homme dont elle est convaincue qu’il est là, tout proche. Et qu’il la guette…

Personnages : Qui sont-ils? Delpha et Phelan ne sont pas des figures classiques même si, dans les bons policiers, polars et thrillers, plus elles sont particulières, plus elles participent à l’accroche de l’histoire. Ces deux-là sont vraiment particuliers : une ex-taularde, sage comme une image, et un futur détective qui a besoin d’une secrétaire pour être à la hauteur de l’image de son projet.

Delpha sort de prison après avoir pris quatorze ans suite à un meurtre. Elle se fond dans une image qui l’aidera à s’insérer dans cette société qui n’a pas su la protéger des actes violents. Les premiers chapitres la dépeignent telle qu’elle devrait être pour réussir son insertion : modérée et désireuse de se faire oublier pour réussir sa future existence. Petit à petit, au fil des pages et de sa plongée dans la liberté, elle prend sa forme et sa substance : tantôt secrétaire pleine d’esprit, philosophe et réfléchie, observatrice et coéquipière indispensable, tantôt garde-malade d’une vieille femme en fin de vie, tantôt femme amoureuse : tous ses portraits la révèlent. J’ai beaucoup accroché avec cette personnalité.

Phelan est un ancien infirmier militaire qui ouvre sa boîte : il est une espèce de détective qui n’a pas encore beaucoup œuvré. Tel qu’on l’imagine, il est intelligent, attiré par les détails, silencieux, l’œil aux aguets, bienveillant. Il accorde presque aveuglément sa confiance au petit bout de femme qu’on lui « impose ». Le duo est charmant et promet des aventures exceptionnelles.

Leur rencontre est improbable. Elle invite au questionnement. L’association promet un lien riche et fructueux.

L’affaire… Les affaires ? Dans ce roman, plusieurs enquêtes sont confiées à Phelan (mari infidèle, un adolescent disparu, un chien empoisonné… on est loin des faits grotesques : tout est traité avec sérieux).

Les intrigues s’imposent et s’entrecroisent. Elles donnent naissance à un fil conducteur (la quête d’un coupable), à des personnages principaux et secondaires d’une consistance psychologique telle qu’on se croirait dans un film ou dans la réalité, à un contexte social et historique réels.

Lisa SANDLIN mêle les évènements sociétaux du passé et sa propre représentation du Texas / Louisiane des années 1950/60. Cela donne une atmosphère particulière et étonnante, une épaisseur au roman comme je les aime. C’est anodin, léger, sérieux et oppressant : tout à la fois. Les scènes s’égrainent apportant surprise et intensité à ce monde assez sombre.

Bilan ?

J’ai aimé ce roman pour l’écriture de l’auteure, pour ces personnages différents, pour la profondeur donnée à ces êtres humains, pour le contexte et l’atmosphère glauques et chauds. J’ai eu envie de sourire par moment, emplie d’espoirs pour ces deux héros, frémissant quant au sort que la vie leur impose (et leur a imposé). J’attends la suite avec impatience….

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡