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Challenge COLD WINTER 2022 : l’heure du bilan

Fin janvier 2023 : je clos mon CHALLENGE COLD WINTER 2022 avec un sentiment de franc succès et de fierté.

J’ai largement rempli mon contrat (passé avec moi-même). C’est même la première fois que j’établis une liste de livres à lire, que je la respecte autant et que cette PAL dictée ne me procure aucun ennui. En temps normal, je déteste « l’obligation de lire » et la contrainte. Souvent, mon intérêt dévie vers d’autres lectures, d’autres horizons, si bien que je finis par abandonner.

Ce challenge m’a permis de lire des livres que je projetais de lire (un jour… lointain… plus tard…) mais qui s’étaient perdus au fin fond des oublis et de ma mémoire.
Entre deux, j’ai même trouvé des lectures nouvelles qui pouvaient être incluses dans les sous-catégories (lectures qui se sont révélées comme des COUPS de COEUR).
Il m’a donné la possibilité de varier les genres (alors que les années précédentes je visais essentiellement des romances autour de la féérie de Noël). Cette variété m’a évité de sombrer dans l’ennui, une fois les fêtes passées et la magie de Noël derrière moi.
J’ai eu des coups de coeur, (plus que je ne les aurais imaginés), des lectures très agréables. J’ai découvert un nouveau genre : la BD. J’ai ouvert une nouvelle catégorie dans le menu de mon blog (Historiques).

J’ai validé tous les menus, toutes les sous-catégories, lisant au moins un livre pour chacun et chacune. Une seule histoire sera différée : La véritable histoire de Noël, peut-être à l’année prochaine…

Voici maintenant tous les romans que j’ai découverts :
MES PREFERES :
+ Le sel de nos larmes de Ruta SEPETYS : COUP DE COEUR …     
+ Au quatre vents d’Amélie ANTOINE : COUP DE COEUR …     
+ On était des loups de Sandrine COLLETTE : COUP DE COEUR …     
+ Ta seule issue de Giles KRISTIAN : COUP DE COEUR …     
+ Oscar et la Dame Rose d’Eric EMMANUEL-SCHMITT : :   
+ Le chant de Noël, conte de Charles DICKENS :   
+ BD : Un chant de Noël, une histoire de fantômes de MUNUERA Luis José : : COUP DE COEUR …     

MES ADORES :
+ T’embrasser sous la neige d’Emily BLAINE :   
+ Fais un vœu de Nicholas SPARKS :   
+ La Malentendue de Yolaine DESTREMAU :   
+ La secrétaire de Himmler de Catherine HOKIN :    1/2
+ Les racines des ombres de François RABES :    1/2 

MES AIMES :
+ Cruels sont les rivages d’Eric LE NABOUR :    1/2 
+ Douze chiens pour Noël de Lizzie SHANE :   
+ La victoire d’Emily de Rhys BOWEN :   
+ Les perce-neiges s’éveillent sous la neige de Sophie JOMAIN :   
+ Juste à côté de moi de Sophie CARQUAIN :   
+ Le pays au-delà des mers de Christina BAKER :   

Pour ce CHALLENGE, en deux mois, j’ai donc lu 18 livres avec motivation, joie et plaisir… Ce qui fait un beau bilan hivernal.
Et vous, quelle est votre évaluation ? Quel est votre prochain défi ou challenge ?

A bientôt.

Ta seule issue de Giles KRISTIAN : Encore UN COUP de COEUR

Pour finir mon CHALLENGE COLD WINTER 2022, je termine sur un COUP DE COEUR.
Celui-ci était loin d’être acquis : j’avais postulé pour la MASSE CRITIQUE sur BABELIO. Ma candidature n’a pas été sélectionnée… si bien que ce roman a été le dernier de ma liste et celui que j’aurais pu ne pas découvrir. J’ai bien fait de ne pas renoncer !

Ce thriller enneigé est immersif, haletant, palpitant… L’auteur maîtrise l’art et la manière pour me tenir éveillée et faire monter l’adrénaline dans mon corps. Impossible de me séparer des personnages, de penser à autre chose qu’à cette traque jusqu’à la mort. Certains passages sont à couper le souffle, la violence est parfois très présente, les personnages sont malmenés jusqu’à l’extrême… Aucun répit pour le lecteur et cela du 2ème chapitre jusqu’à la chute.

Cela faisait longtemps que je n’avais vécu une telle emprise des mots sur ma vie. Je dois vous avouer que mon pire cauchemar est la traque… dans mes pires délires, je suis poursuivie. L’immersion ici est totale et l’empathie pour ce père et sa fille coule dans mes veines.

Au-delà de l’action, des combats, de la fuite, ce roman est un appel à la réflexion. L’auteur, Giles KRISTIAN, dans sa note, nous parle admirablement des thèmes qu’il développe (filiation, mort, quête d’autonomie), une analyse fine de son œuvre que j’ai fort appréciée.

Moi qui lit peu de romans guerriers et historiques, je serais presque tentée de découvrir sa série sur la guerre de Sécession… ou sur ses Vikings (Sont-ils traduits en français ?). L’écriture de cet auteur m’a beaucoup plu. Sa sensibilité aussi. Ses messages m’ont emportée.

Un roman passionnant de bout en bout. COUP de COEUR.

Le résumé des EDITIONS HARPERCOLLINS – 04 janvier 2023 : Les ténèbres à perte de vue. Une tempête pour tout horizon. La mort qui rôde. Comment en sont-ils arrivés là ? Erik et sa fille avaient pourtant prévu un simple trek dans les montagnes norvégiennes. Un moyen de se retrouver, après le drame qui a brisé leur famille. Mais à cause d’un accident, leur voyage tourne au cauchemar. Alors qu’ils ont trouvé refuge dans une maison isolée, ils sont témoins d’un crime atroce. Le père et la fille doivent fuir à tout prix. Fuir pour survivre. C’est le début d’une traque sans merci à travers des étendues hostiles…

HIVER SOMBRE : Les racines des ombres de François RABES

Dans la NUIT DU SOLSTICE, c’est avec « angoisse et horreur » (thèmes de la sous-catégorie d’un des menus du CHALLENGE COLD WINTER) que je me lance dans Les racines des ombres, un roman policier que m’ont gracieusement offert le blog NetGalley, les éditions HUGO POCHE et l’auteur François RABES. Je profite de cette occasion pour sortir le roman de ma longue pile de livres à lire.

Le résumé des éditions HUGO POCHE – 03 février 2022 : Les Vosges.
Une profanation de cercueil réveille la mémoire d’un terrible fait divers survenu quarante ans plus tôt. L’enquête est confiée a Claire, jeune substitut du procureur. Des zones d’ombres apparaissent bientôt et viennent éclairer l’affaire sous un autre jour. Entre un capitaine de gendarmerie hostile et un clan gitan dans le viseur de la justice, ses premiers pas sur le terrain vont s’avérer plus complexes que prévus. Simultanément, un couple et leur petite fille de six ans emménagent dans une vieille maison à rénover. Mais ce qui devait être un nouveau départ pour Michel, fils d’un puissant industriel de la région, sonne bientôt comme une plongée dans les méandres d’un épisode tragique qu’il croyait oublié. Une peur tenace revient le hanter et va le conduire sur les traces de son passé. Et si quelque chose ou quelqu’un reliait les deux évènements ? Et si l’ombre qui plane sur Michel depuis son enfance prenait racine au coeur des investigations menées par Claire ? La vérité les attend. Mais pour l’atteindre, ils devront l’un et l’autre braver leurs propres démons.

Les Racines des ombres est un roman qui tient en haleine. Il entremêle dans chaque chapitre trois points de vue différents : celui du voyou-gitan, un homme, loin du coeur tendre, celui d’une jeune substitut du procureur (rougissante et mal à l’aise) accompagnée d’un gendarme hostile et celui de Michel, fils trop souple et malléable, certainement naïf et trop gentil (c’est du moins l’image que l’auteur nous offre de ce père de famille) celui-ci s’installe dans une vieille habitation à rénover.

A partir de ces trois personnages centraux, l’intrigue s’articule dans une région où, des dizaines d’années plus tôt, un meurtre atroce a été commis. Une jeune fille de 16 ans est morte violée et égorgée. Son cercueil est découvert vide.

Les personnages sont fortement caractérisés : un contexte précis et une atmosphère particulière auréolent chacun d’eux. Démons, passés, spectres accompagnent les personnalités ; formulations, langage, actes et compagnies donnant un cadre et une image précise de ces êtres.

Le roman défile vite. La mise en place des personnages, des lieux et des événements prennent une première petite moitié du livre. Aucun ennui, pour ma part.

Le passé est lourd pour cette communauté atypique. Certains subissent, d’autres manipulent. Entre les méandres de l’esprit, les fantasmes, l’ambition et le pouvoir, les ficelles sont difficiles à démêler. C’est un récit assez imbriqué que nous offre l’auteur. Tous les personnages sont liés les uns aux autres.

Michel a capté toute mon attention. Je me suis questionnée tout au long du roman pour connaître les causes de ses cauchemars et hallucinations. La maison est-elle hantée ? Par qui ? Qui est le fantôme qui le rend si vulnérable ?

Quant à Claire, j’ai fortement apprécié l’espace dans lequel elle évoluait. L’hôtel, la chambre, le restaurant, ses hôtes sont à l’image de son esprit : torturé, hostile, déboussolant.

Bilan de ma lecture : J’ai préféré différer mon entrée dans ce roman qui, lors de ma première tentative (environ 6 mois plus tôt) ne m’a pas permis de l’apprécier. Je n’étais pas prête à entrer dans cette atmosphère. Ce fut une bonne décision car mon deuxième essai est concluant. J’ai même apprécié ma lecture, ce roman, cette rapidité dans les actions et les descriptions des personnages.
Mon évaluation :    1/2

Bilan livresque 2022 – Bonne année 2023 !

Une page se tourne. Nous quittons 2022 pour entrer dans une nouvelle ère : 2023.
L’année sera riche (je l’espère du fond du coeur), au moins de livres et de pages à dévorer. Je vois d’ici les titres notés, ceux à venir… ma PAL qui se remplit et s’enrichit. Je suis impatiente de tout découvrir.

Tous mes voeux :

Je vous souhaite pour cette nouvelle année de passionnantes lectures : qu’elles nous apportent plaisir, émotions et distractions. Qu’elles soient nourrissantes, intéressantes, amusantes, intellectuelles ou délirantes.
Je souhaite une longue vie à vos blogs sur lesquels je me réfugie pour trouver l’inspiration, pour piocher des idées, pour lire des avis qui sont proches ou éloignés des miens (vive la diversité !), pour me détendre…
Je vous souhaite des tas de partages : soyons boulimiques de commentaires, d’idées, d’expériences livresques. Consommons sans modération ce plaisir, ces lectures, ces refuges de l’esprit.
Je vous souhaite d’être riches de rencontres avec des personnages et des lieux qui ne sont parfois accessibles que dans les livres.
Je vous souhaite de vous amuser… de trembler… de rire… de pleurer (aussi). Pressentons comme il sera bon de sentir toutes ces sensations à travers des mots, des lignes et des pages. Je vous souhaite de vibrer avec des livres dans les mains (et pour les autres moments aussi… 😜)

Mon bilan :

J’ai passé une année 2022 moins dense que les précédentes. J’ai l’impression d’avoir réduit mon rythme de lecture avec un passage, en été, en creux : j’ai perdu une certaine motivation, accaparée par des soucis et sans doute quelques surmenages professionnels. J’espère que 2023 m’apportera davantage.

Je n’ai lu qu’une soixantaine de romans (soixante-six, si je compte bien…) même si je reprends, en ce moment (avec le Challenger Cold Winter) un rythme beaucoup plus soutenu et qui me convient mieux.

Mes principaux coups de coeur concernent les romans liés à la seconde guerre mondiale

ou le passé… (les secrets du passé sont toujours mes préférés !)…

ou… forcément… quand les émotions sont intenses et vraies...

Je suis encore une éternelle romantique et rêveuse : j’espère que je trouverai de quoi nourrir mes aspirations.

Je remercie…

J’ai tant de promesses de lectures que je guette chaque sortie et chaque publication : celles de Ruta SEPETYS, de Sophie JOMAIN, de Virginie GRIMALDI, de Kate QUINN, de Julia CHAPMAN, d’Olivier NOREK, de Laurence PEYRIN, de Mathieu MENEGAUX, d’Agnès LEDIG, … et tant d’autres auteurs : je vous remercie Mesdames et Messieurs pour votre travail et pour vos oeuvres.

Je remercie aussi mes partenaires de lecture, notamment NetGalley et tous les éditeurs qui me font confiance en me confiant les services de presse.

Je remercie tous mes alter égo de lecture, aussi diversifiés, différents et fourmillants qu’ils soient : blogueurs, visiteurs, anonymes, ami(e)s, copine(s). Vous m’inspirez et me guidez ! C’est super chouette.

Passez donc une très belle année… A très bientôt.

Sous-catégorie ICEBERG : Cruels sont les rivages d’Eric LE NABOUR

Dans la sous catégorie du MENU YULE, Iceberg, j’ai choisi Cruels sont les rivages d’Eric LE NABOUR. Ce roman entre parfaitement dans les thèmes du Secret, du mystère.

Le résumé des éditions PRESSES de LA CITE – 27 octobre 2022 : Voilà trois ans que Laura Delgado a démissionné de la police parisienne après que son mari, Romain, également policier, a été tué en mission. Préoccupée par l’avenir de ses filles, Angèle et Victoire, elle s’est réfugiée en Bretagne où vit son père, ancien docker. Alors qu’elle pensait avoir retrouvé une certaine stabilité, Laura découvre un message suspect sur l’ordinateur de Victoire donnant rendez-vous à sa fille sur une plage de Quiberon. Affolée, elle s’y précipite. Elle y apprendra que les rivages, eux aussi, peuvent être cruels.
Pour en finir avec un lourd passé, Laura, redevenue, au grand dam de ses ex-collègues, le  » lieutenant Delgado « , devra mettre sa vie et celle de sa famille en danger. Et tenter de résoudre ce mystère : qui était vraiment Romain ?

C’est un avis très contrasté que je vous propose pour ce roman. Le début m’aurait presque fait lâcher l’histoire, le déroulement et la chute m’ont fait revenir sur ma première opinion.

Je pense avoir mal vécu cette disparition – apparition – disparition d’un flic sensé être mort. Les premiers moments des aventures de cette famille, Laura, Victoire, Angèle et Romain, m’ont perdue dans une indifférence déstabilisante. Je suis passée à travers l’émotion dans les premiers moments de ce livre. Le contact a été dur mais l’auteur, Eric LE NABOUR a su me conquérir, finalement.

Après cette impression de départ, je reconnais que les chapitres sont percutants. Il s défilent à toute allure, nous emmènent d’un endroit à un autre (Paris – Quiberon – Hambourg) : cela donne un récit dynamique. L’auteur ne lâche pas notre attention et nous met au défi d’anticiper les nœuds de l’intrigue. On va de rebondissements en rebondissements. L’enquête est bien ficelée et l’ensemble est varié. Nous suivons différents personnages : Laura, ses filles et son père, chacun ayant sa problématique et une évolution en lien avec l’intrigue principale.

Je me suis plongée, donc, dans un roman peu commun, en même temps passionnant et déroutant. Je pense que mes attentes de lecture ont fait remparts contre l’histoire réelle – celle que je devais lire – puis, peu à peu, je me suis pliée aux lignes imposées par l’auteur. Mon imaginaire souhaitait une autre approche, mon cerveau a fini par convaincre mon coeur et mon esprit de s’ouvrir au message de l’écrivain.

Laura est une enquêtrice acharnée, téméraire avec un sens de la répartie qui mérite le détour. Ce roman est fin et intelligent. Il fait une belle part à la corruption et à l’attachement familial. Je pense que le maître mot de ce livre serait la confiance : à qui l’accorder ? se fier à son intuition, à ses habitudes ? la donner à son partenaire, son co-équipier, aux liens du sang ? Laura est plus d’une fois bousculée dans ses convictions.

Mon évaluation :    1/2
Eric LE NABOUR est un auteur talentueux que je recommande. Il se révèle, aujourd’hui, dans un registre différent des Promesses de l’innocence. Je pense qu’il me réserve d’autres surprises. J’essaierai de les aborder avec plus de flexibilité…

***

J’ai terminé les lectures que j’avais projetées dans chaque sous-catégories du menu YULE. J’ai quand même quelques bonus en réserve : La véritable histoire de Noël et quelques autres contes de Noël. Chroniques à suivre…

Challenge COLD WINTER 2022-2023 : Qu’y a-t-il au menu « Hiver sombre » ?

Voilà… j’ai fait quelques choix dans la liste de mes livres à lire… pour le menu HIVER SOMBRE du Challenge Cold Winter 2022.

J’ai été interpelée par la MASSE CRITIQUE de BABELIO pour lire Ta seule issue de Giles KRISTIAN. Le pacte est : une lecture contre une chronique. De suite, je me suis inscrite pour être sélectionnée (Je croise les doigts).
Ce roman nous conte une traque à travers des milieux hostiles (nature, neige, froid, tueurs…), n’est-ce pas le récit frisson idéal pour combler la sous-catégorie NAKATOMI TOWER ?

J’ai été attirée par un nouveau titre de Rhys BOWEN, auteure que j’aime beaucoup pour ces one-shot : La victoire d’Emily. Je l’ai sélectionné pour la sous-catégorie FANTÔMES des NOELS PASSES.
L’incipit donne le ton : « La clé de son avenir se trouve dans le journal intime d’une femme d’autrefois.« 

Si je n’avais pas déjà lu Aux Quatre Vents d’Amélie ANTOINE, je l’aurais placé ici… Je vous invite à découvrir ce superbe roman : pour moi, ce fut un COUP de COEUR. Question fantômes, maisons hantées, jeux avec les époques, nous sommes en plein dans le thème.

Et pour garder mon objectif premier en tête, j’ai cherché un livre dans la longue liste de livres que je voudrai lire. Pour la sous-catégorie NUIT du SOLSTICE : angoisse, horreur et créatures de la nuit, j’ai tout de suite pensé à deux livres :

Les racines des ombres de François RABES que j’ai sollicité sur NetGalley. Je n’ai toujours pas lu ce service de presse : c’est l’occasion !

La secrétaire de Himmler de Catherine HOKIN.
La période de la seconde guerre mondiale me semble tomber pile dans les thèmes : horreur et créatures de la nuit.
Quoi de plus terrible que la traque d’hommes et de femmes pour évoquer l’horreur ? Quant aux créatures de la nuit, ne peut-on pas penser aux Résistants et aux Justes qui œuvraient en catimini ? à ces Juifs sous-estimés qui se révélaient être des héros ? à ces femmes et hommes méconnus et « insignifiants » qui ont prouvé leur courage et leur témérité dans la peur et l’insoutenable ?

Qu’en pensez-vous ? D’autres idées ?

L’amour de ma vie de Rosie WALSH : un presque COUP de COEUR !

 Le résumé des escales éditions – 06 octobre 2022 : Emma, biologiste marine reconnue et médiatisée, adore son métier, son mari Leo, leur fille Ruby et leur chien John Keats. En apparence, tout est parfait. Sauf qu’Emma sort d’une longue maladie et attend les résultats de ses derniers examens. Alors Leo, journaliste spécialisé dans les nécrologies de célébrités, trompe son angoisse grâce à ce qu’il sait faire de mieux : enquêter sur la vie des autres.
En rédigeant la nécrologie de sa femme, Leo relève des incohérences dans son passé. Incrédule, il tente de dénouer le vrai du faux. Mais il doit rapidement se rendre à l’évidence : la personne qu’il pensait le mieux connaître au monde est une étrangère.
À mesure que Leo dévoile ses secrets, Emma n’a d’autre choix que de lui prouver que, malgré ses mensonges, elle est bien la femme dont il est tombé amoureux. Mais d’abord, elle doit lui parler de l’autre amour de sa vie…

Cette lecture est passée à un doigt du coup de cœur.
Alors que je suis dans une période où je peine à me concentrer, où la fatigue prend le pas sur ma motivation, où je mets un temps infini à lire des romans de la première page à la dernière page, oubliant le peu de lignes que j’ai déjà lues, L’amour de ma vie m’a redonné un sursaut de plaisir.

Ce récit commence comme un roman d’amour : Emma et Léo vivent une histoire à part. Elle est biologiste marine, à la recherche d’un crabe particulier, atteinte d’un cancer… Lui écrit des nécrologies lorsqu’un décès est imminent ou lorsque la célébrité a disparu. Ils sont parfaitement différents. Leur couple est improbable, si particulier que notre attention est focalisée sur ce qui pourrait éventuellement les séparer. Oui, qu’est-ce qui pourrait perturber cette si belle union si ce n’est un secret savamment enfoui dans le passé ?

Notre imagination (mon imagination) invente un adultère… Cela semble commode. Trop facile et sans doute trop cliché… Voyons ailleurs… Léo enquête (finalement…), trouve des incohérences, tombe dans le piège de la suspicion.
De la facilité des faits jusqu’à la complexité de la psychologie, Rosie WALSH se montre plus inventive et plus fine. J’étais loin de construire ce scénario. La deuxième partie du roman m’a embarquée dans les méandres des fonctionnements humains : j’ai adoré cette facette du roman.

Ce roman est le roman d’un amour mais aussi le versant glissant du suspense, de la quête d’une vérité quelle qu’elle soit.

La question est désormais : Léo et Emma vont-ils rester liés et attachés, amoureux et compréhensifs ou vont-ils se délier, se déliter, se fracturer, se déconstruire ?
Les personnalités se dévoilent, gagnent en force et s’épanouissent jusqu’à se révéler. Le roman grandit en sincérité, croit en puissance et devient humain. Les indices parsemés depuis le début deviennent pièces d’un tableau bien construit. J’ai beaucoup aimé cette lecture pour la surprise qu’elle apporte, pour son unicité, pour ce travail profond sur les personnalités.

S’il n’y avait quelques erreurs dans le texte (oubli de déterminants, mots pour un autre et quelques guillemets qui m’auraient permis de différencier la parole des personnages de leurs pensées), j’aurais inséré cette histoire dans mes coups de cœur. Il reste néanmoins une lecture passionnante, questionnante et émouvante que je conseille grandement.

Mon évaluation :    

Le fantôme du Vicaire d’Eric FOUASSIER

Comme je vous l’écrivais dans la chronique précédente, j’ai aimé le premier tome du Bureau des affaires occultes d’Eric FOUASSIER. Cette deuxième expérience est toujours aussi agréable mais d’une autre teneur.

C’est le personnage de Valentin VERNE, le policier du XIXème siècle, qui m’a conquise page après page. Ce deuxième tome le met vraiment en avant, davantage que l’intrigue que mène son collaborateur. Je l’ai suivi avidement, chapitre après chapitre, inquiète, savourant les obstacles que l’auteur dresse sur son chemin.

J’ai aussi été comblée par l’antagoniste, le Vicaire, ce religieux immoral et terrible. Il est furtif, insaisissable tel un fantôme. Il permet aux lecteurs de faire le jour sur le passé de notre héros : Valentin n’a pas encore livré tous ses secrets. Entre traques, poursuites et fuites, ce deuxième tome est la promesse de nouvelles révélations : c’est un pari gagné pour l’auteur.

Ce que j’apprécie dans ces séries (bien construites et dont je raffole), c’est ce fil directeur (et personnel ou intime) que l’auteure déroule d’enquêtes en enquêtes, cette promesse de percer le mystère d’un personnage. Je suis vraiment frustrée lorsque les publications ne vont pas jusqu’à leur terme parce qu’il me manque l’indispensable et ce qui me tenait en haleine. Ici, j’ai tout le loisir d’apprécier les révélations sur l’existence de ce policier si particulier : ce livre lui est presque entièrement consacré.

Malgré une nouvelle affaire (enquête autour des sciences occultes et paranormales) qui est donc secondaire, les péripéties et l’atmosphère dans laquelle elles se déroulent me plaisent énormément. J’aime cette ambiance sombre, partir à la découverte des dédales des rues et des souterrains de l’ancien Paris, rencontrer des personnages, ennemis ou amis. principaux ou secondaires. L’auteur dresse des portraits complets, fins et détaillés : une vraie réussite.

Ce deuxième opus m’a convaincue et j’attends avec impatience la suite des aventures de Valentin Verne même si je ne sais dans quelle direction Eric FOUASSIER va pouvoir nous entraîner (et entraîner Valentin). L’auteur a largement fait du tri dans ses personnages (grosses et terribles surprises pour moi). Je suis bien curieuse de découvrir la destinée de ce bureau des affaires occultes. La fin est trop marquante pour imaginer de la douceur dans les prochains tomes. Affaires à suivre, donc…

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Le résumé des éditions ALBIN MICHEL – 02 mai 2022 : Valentin Verne, inspecteur en charge du Bureau des Affaires Occultes, doit résoudre une nouvelle affaire : un médium aurait recours au spiritisme et à de mystérieux pouvoirs extralucides pour ramener à la vie de la fille de Ferdinand d’Orval, un noble très fortuné. Tables tournantes, étranges apparitions, incarnations inexplicables… Mystification ou réalité ?

Le bureau des affaires occultes – 1 – d’Eric FOUASSIER

Le résumé des Editions ALBIN MICHEL – 03 mai 2021 : Automne 1830, dans un Paris fiévreux encore sous le choc des Journées révolutionnaires de juillet, le gouvernement de Louis-Philippe, nouveau roi des Français, tente de juguler une opposition divisée mais virulente.
Valentin Verne, jeune inspecteur du service des mœurs, est muté à la brigade de Sûreté fondée quelques années plus tôt par le fameux Vidocq. Il doit élucider une série de morts étranges susceptible de déstabiliser le régime.
Car la science qui progresse, mêlée à l’ésotérisme alors en vogue, inspire un nouveau type de criminalité. Féru de chimie et de médecine, cultivant un goût pour le mystérieux et l’irrationnel, Valentin Verne sait en décrypter les codes. Nommé par le préfet à la tête du « bureau des affaires occultes », un service spécial chargé de traquer ces malfaiteurs modernes, il va donner la preuve de ses extraordinaires compétences.
Mais qui est vraiment ce policier solitaire, obsédé par la traque d’un criminel insaisissable connu sous le seul surnom du Vicaire ?
Qui se cache derrière ce visage angélique où perce parfois une férocité déroutante ?
Qui est le chasseur, qui est le gibier ?

Convaincue par la popularité de cette série, j’ai profité de cette fin d’été pour commencer Le bureau des affaires occultes.

Si les premières pages et les premiers chapitres ne m’ont pas éclairée (ils m’ont même désorientée), j’ai vite été aspirée/inspirée par le personnage de Valentin VERNE et par ses péripéties à travers le vieux Paris.

L’ambiance est celle des Misérables : des ruelles pavées et sombres, des coins d’immeubles coupe-gorges, des individus cachés sous des porches, des prostituées en attente d’un client. Eric FOUASSIER a une écriture précise et agréable, qui sait rendre la noirceur de la capitale et des hommes, qui me permet l’immersion totale dans ce siècle dépassé.

Quant à l’enquête, elle démarre doucement, mettant en scène le policier avec ses ressentis, ses sentiments, ses aspirations et sa quête. Plus j’avance dans le roman, plus je le trouve humain, avec ses qualités et ses faiblesses, attachant et intéressant. C’est un homme qui a des connaissances scientifiques certaines, une intelligence fine, une intuition indispensable. Les relations qu’ils nouent avec les autres personnages sont intéressantes et, mis à part le début, je ne me suis pas ennuyée un seul instant dans ces occultes affaires.

Le roman est construit habilement avec un fil directeur assez particulier : je me suis interrogée sur le lien entre le fameux Damien, le Vicaire et Valentin, suspectant davantage qu’une traque d’un inconnu par un inconnu. Le dénouement est intrigant et donne envie de se plonger dans la suite des aventures.

Cette série est prometteuse. J’ai envie de voir ce personnage s’épanouir, s’ouvrir et se réaliser pleinement. Les bases sont solides pour que l’aventure de lecture se poursuive pour moi.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Là où chantent les écrevisses de Delia OWENS

Avant de visionner le film au cinéma, j’ai voulu me plonger dans ce roman pour ressentir les émotions et vivre les mots de Délia OWENS. L’expérience m’a appris que je suis plus sensible à l’écriture qu’aux adaptations cinématographiques, même si certaines sont de grande qualité. C’est chose faite !

Tant d’éloges m’avaient convaincue qu’un jour, il faudrait que je découvre la vie de la fille du marais : son passé, son expérience, qui elle est vraiment. J’ai été passionnée par l’ambiance et par la trame de l’histoire, par son découpage. Le parallèle entre l’enfance de Kya et les événements qui découlent de cette période de vie est vraiment bien construit… puis vient ensuite le procès : le plaisir est intense chez moi ! J’adore les récits qui décrivent les jurés. J’adore me plonger dans les arguments du procureur et de la défense me bâtissant, moi-même, mon opinion… comme si j’y étais.

Les personnages sont finement décrits. Je n’ai pas pu rester insensible à la galerie de personnages principaux et aux autres, plus secondaires, mais qui ont un vrai rôle dans l’histoire. J’avais lu des commentaires très enthousiastes : ils sont mérités. Là où chantent les écrevisses est un beau roman que j’aurai du mal à oublier.

Le contexte est particulier : les images fourmillent dans mon esprit. Je vois le marais, la lagune, ses langues d’eau à travers la végétation, la cabane sur un ponton de bois, le village et son humeur hostile. Tout est clair dans ma tête. L’auteure a réalisé un beau travail de descriptions sans que celles-ci soient lourdes : elles sont juste pertinentes et participent aisément à l’histoire.

Que dire du travail de Kya ? de ses capacités à être autonome, solitaire aussi ? à son don d’écriture et de dessins ? Kya représente un personnage à multi-facettes que j’ai bien cerné et que j’ai beaucoup aimé.

Quant à l’intrigue et ce décès au pied de la tour… L’auteure nous fait languir… pour un plaisir que j’espère retrouver dans le film.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥

Le résumé de l’éditeur LE SEUIL – 02 janvier 2020 : Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur  » la Fille des marais  » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.
La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.
Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…