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Ma première expérience AUDIO : Les Demoiselles de Anne-Gaëlle HUON

Le résumé des éditions ALBIN-MICHEL – 17 juin 2020 : « Il n’y a que trois règles ici, Rosa. La première : ne jamais tomber amoureuse. La deuxième : ne jamais voler l’homme d’une autre. La dernière : ne boire que du champagne millésimé. » Seule l’une de ces trois règles sera respectée. J’avais quinze ans quand j’ai pris la route ce matin-là, et une seule idée en tête : rejoindre le Pays Basque, devenir couseuse d’espadrilles, et échapper à mon destin. Jusqu’à ce que je rencontre les Demoiselles. Des femmes fantasques et mystérieuses vivant au milieu des livres, des jarretières et des coupes de champagne. Qui étaient-elles ? Quel secret cachaient-elles ? Libres et incandescentes, accompagnées d’un majordome plus grand qu’une cathédrale, d’un chauffeur louche et d’un perroquet grivois, les Demoiselles n’auraient jamais dû croiser ma route. Pourtant, ces femmes ont changé ma vie.

Pourquoi renouveler l’expérience des Demoiselles ?
L’histoire est racontée par Marie-Eve Dufresne, une narration de plus de sept heures. C’est ma première expérience « AUDIOLIB« , sympathique et agréable, d’autant plus que j’avais très envie de retourner dans le passé de Rosa pour savourer pleinement la vie de sa fille, Liz (Ce que les étoiles doivent à la nuit).

J’ai donc écouté sur plusieurs jours cette belle aventure que je connaissais mais dont certains morceaux me manquaient pour reconstituer la saga : en voiture, en promenade, en prenant mon bain... bref, oreilles ouvertes, sans livre dans les mains. J’avoue que, parfois, mon esprit a vagabondé ailleurs. Le fait de ne pas fixer mes yeux sur quelque chose me donnait le loisir de m’évader et de me disperser…

L’histoire des Demoiselles et l’audio : est-ce compatible ?
La voix de la narratrice est tout à fait adaptée au contenu de l’histoire, douce, mélancolique, teintée d’espoirs. Les chapitres courts sont aussi chouettes et parfaits, entrecoupés de pauses silencieuses et de petits extraits de musique, coupures bienvenues lorsque l’écoute se prolonge.
Petit aparté : Je ne sais pas quelle stratégies les narrateurs et éditeurs ont choisies pour les livres dont les chapitres sont denses… (peut-être le même procédé entre… les scènes ?).

J’ai bien aimé cette double expérience : découverte de lecture des Demoiselles puis, quelques mois plus tard, écoute et rappel de cette histoire.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ 1/2 ♡

Partante pour une autre écoute ?
Je me suis demandé : « Et qu’est-ce que ça pourrait donner si je ne connaissais pas l’histoire globalement ? »
Ce qui m’invite à renouveler l’expérience pour tester l’inconnu. Je pense que le genre thriller ou polar devrait captiver mon attention : écoute d’indices, réflexion autour des fausses pistes… Oui, je pense que je serais « obligée » d’être concentrée et à 100 % dans l’intrigue.
Donc, oui, je pense que je renouvellerai l’expérience du livre audio.

Merci à NetGalley, aux éditions AUDIOLIB et à l’auteure pour cette belle expérience.

Ce que les étoiles doivent à la nuit de Anne-Gaëlle HUON

Le résumé des éditions ALBIN-MICHEL – 28 avril 2021 : Il n’y a pas de hasard, dit-on, seulement des rendez-vous. C’est ce que va découvrir Liz, cheffe prodige et étoilée, en partant au Pays basque sur les traces de sa mère. Dans un petit village perdu, elle rencontre M. Etchegoyen, dandy insaisissable et plein de panache, qui lui confie les clés de son restaurant et un défi à relever : faire de sa gargote une adresse gastronomique. Mais Peyo, le chef, ne voit pas arriver cette étrangère d’un bon œil. L’un et l’autre vont devoir s’apprivoiser et affronter ensemble les fantômes de leur passé.

J’ai lu Les demoiselles. Ce roman m’avait surprise dans le bon sens du terme. Aujourd’hui, Ce que les étoiles doivent à la nuit est davantage.

Il est bonifié par le passé, par l’aventure de ces demoiselles que l’on retrouve avec plaisir. Même si mes souvenirs ne sont pas précis, Les demoiselles fait écho, donne une toile de fond, un goût de déjà vu qui rend plus profonds et plus intéressants ces nouveaux personnages.

Les demoiselles vit beaucoup dans le passé, Ce que les étoiles doivent à la nuit est plus contemporain. Liz est une cuisinière étoilée, brisée et anéantie, la fille de Romy, l’une des protégées de Véra. Peyo est un ours, peu bavard, très secret qui traîne un fardeau sur ses épaules qu’il ne tient pas à divulguer. Les deux entrent en conflit dès le premier regard.

Ce que les étoiles doivent à la nuit est une double narration : celle de Liz et celle de Balthazar, un personnage mystérieux, dont on ne connaîtra l’identité que tardivement dans le roman. Il a côtoyé la jeune Romy d’une façon passionnée et mélancolique. Il veut souder le passé et le présent. Il est attachant et attendrissant. Sa vulnérabilité et ses défauts deviennent ses atouts et nos attaches.

La plume de Anne-Gaëlle HUON est splendide. Il y a peu de superflu, elle va droit au but. En une phrase, elle nous percute et nous dit l’essentiel. Notre esprit fait le reste : décor, contexte, sentiments et émotions se développent à partir d’un mot. Elle est magnifique. Je suis touchée, encore une fois, d’une manière différente à chaque roman. J’ai adoré l’ambiance de la cuisine, les saveurs que l’on devine, les relations qu’elle construit, la modernité que cette histoire dégage dans une région rurale et montagnarde. Entre traditions et coutumes culinaires, paysages, flore et faune, l’ambiance est parfaite.

Les personnages secondaires ne sont pas accessoires. Leur destin apporte un plus à celle de Liz et de Romy. On verserait forcément une larme pour Gwen et sa petite fille, pour les vieilles jumelles, pour Rosa.

Tous les ingrédients sont réunis pour que je déclare que Ce que les étoiles doivent à la nuit est un coup de coeur !

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡ ♡