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Le jour où mon cœur a pris feu de Katherine CENTER

La sortie du nouveau livre de Katherine CENTER, le Bonheur pour les débutants, m’a fait penser à ce titre que je m’étais promis de découvrir : Le jour où mon coeur a pris feu. Ni une, ni deux, me voilà plongée dans les ravages de l’amour… et dans le feu de l’action.

Je pensais découvrir un roman (très) léger et (très) fleur bleue, j’ai découvert, une nouvelle fois, un roman touchant et une plume sincère et bien calibrée entre romantisme et réflexions abouties.

Le début du livre pouvait me laisser indifférente mais peu à peu, la voix de cette héroïne a su toucher mon coeur et mes pensées. Des thèmes forts et bien travaillés sont abordés. Katherine CENTER est douée pour apporter, tout en action, des évènements qui me questionnent et me charment. Les recherches autour de la profession de sapeur pompier sont bien utilisées et posées à bon escient : elles apportent richesses et un contexte parfaitement composé.

A bas les clichés, l’auteure s’évertue à donner de la profondeur aux pensées de Cassie entre son métier de pompier et son statut de fille « abandonnée » par sa mère.

Encore une fois, j’adore les romans de cette écrivaine et mon enthousiasme sort toujours grandi et attisé de mes découvertes. Mon parcours de lecture auprès d’elle a commencé avec Une vie à portée de main, puis avec La vie rêvée de Margaret. Il ne s’arrêtera pas maintenant : je compte poursuivre avec le Bonheur pour les débutants qui m’attire beaucoup.

J’ai lu un seul avis : la chronique (cliquez ici pour lire les mots de Mon Jardin Littéraire) me conforte dans ma curiosité et mon envie de suivre les romans de Katherine CENTER.

Certes, c’est un roman d’amour. Il est bien mené, taquin, différent, avec des reparties qui ne me laissent pas indifférente. Je le conseille vraiment…

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡ ♡ COUP de COEUR romantique !

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 04 mai 2022 : « Je vous aime bien. Je vous ai toujours bien aimée. Vous avez eu la vie facile, et vous êtes sur le point de traverser une période difficile. Peut-être que ça vous brisera, mais peut-être aussi que ça s’avérera bénéfique. Avec un peu de chance, vos forces se révéleront dans l’épreuve. »
Cassie n’a pas froid aux yeux : elle est l’une des seules femmes de sa caserne de pompiers, mais elle a fini par se faire une place, et son héroïsme lui vaut même une décoration. Quand sa mère refait surface après des années d’absence pour lui demander son aide, Cassie accepte de quitter le Texas pour lui prêter main-forte.
Mais elle a tôt fait de découvrir que les femmes ne sont pas les bienvenues à la caserne de Boston. Et l’arrivée d’Owen dans son équipe ne lui facilite pas les choses, car elle n’est pas insensible au charme du petit nouveau… Viendra-t-elle à bout de cet incendie-là ?

Il nous restera ça de Virginie GRIMALDI : oui ça (de savoureuses émotions)… et un joli COUP de COEUR (mon coeur et mon esprit en raffolent) !

Une femme, un adolescent, une septuagénaire. Trois expériences, une rencontre : Jeanne ouvre son appartement à la colocation.

Virginie GRIMALDI, l’auteure, nous dresse trois portraits chapitre après chapitre, pas à pas.

Les tableaux sont d’abord flous, elle nous parle d’Iris, l’aide-soignante, de Théo, l’apprenti boulanger pâtissier, de la veuve qui a perdu son mari. Je suis impatiente de découvrir ce nouveau monde… Puis, l’esquisse s’affine, les caractères se dévoilent. Nous découvrons certaines nuances, un passé, un acte, trois destins. Chaque saut, d’une voix à l’autre, en quelques phrases, provoque ma curiosité. J’ai très envie d’en savoir davantage, d’aller au-delà, de comprendre l’union et la force des trois.

Virginie GRIMALDI a l’art et la plume pour nous émouvoir en condensé : une scène, une action, une pensée, une situation. On vogue d’une boulangerie, à une tombe, en passant par un banal échange… L’anodin devient source d’inspiration, de questionnement, de remise en cause… Le spectacle de lecture est fabuleux.

J’admire sa maîtrise du texte, ses mots et les expressions choisies : elle construit rapidement, mais efficacement, un contexte, une ambiance, un état d’esprit. Théo bagarreur, Iris amoureuse, Jeanne dans ses souvenirs. Virginie GRIMALDI est efficace au point que les pages défilent très (trop vite)… Elle sait y faire pour nous capter, nous garder et nous toucher.

Ces personnages auraient pu rester Iris, Jeanne et Théo, tout simplement, mais ils sont devenus comme des amis, des parties de nous, des êtres que nous côtoyons, que nous reconnaissons, que nous aimons.

La tension monte petit à petit, mon coeur s’alourdit aussi, le suspense est garanti jusqu’au final. A ce moment, de petites larmes mouillent le bord de mes paupières, je compatis et je soupire : il va falloir attendre une nouvelle histoire, un prochain roman…

Virginie GRIMALDI est une conteuse, une faiseuse de rêves et d’espoirs, une fenêtre sur un monde sensible et humain. Je raffole de ses livres, de ses personnalités, des évènements qui les ont façonnés et qu’elle sait nous conter. Ce livre est un grand bonheur.

Bravo, Madame, pour cette nouvelle aventure ! C’est un très beau roman que vous nous offrez. Encore, un COUP de COEUR et un COUP de maître qui me laisse admirative et éprise de votre écriture.

Mon évaluation : COUP de COEUR ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Le résumé des éditions FAYARD – 04 mai 2022 : À 33 ans, Iris trimballe sa vie dans une valise.
Théo, 18 ans, a peu de rêves, car ils en foutent partout quand ils se brisent. 
À 74 ans, Jeanne regarde son existence dans le rétroviseur. 
Rien ne les destinait à se rencontrer. 
Quand le hasard les réunit sous le même toit, ces trois êtres abîmés vont devoir apprendre à vivre ensemble. La jeune femme mystérieuse, le garçon gouailleur et la dame discrète se retrouvent malgré eux dans une colocation qui leur réserve bien des surprises.
C’est l’histoire de trois solitudes qui se percutent, de ces rencontres inattendues qui sonnent comme des évidences.

M’asseoir cinq minutes avec toi de Sophie JOMAIN : un juste COUP de COEUR !

Le résumé des éditions CHARLESTON – 20 avril 2022 : Claire et Julien se sont follement aimés. Un coup de foudre, un mariage et enfin, une fille, Pauline, belle, parfaite… et différente. Ils étaient prêts, ils la voulaient de toutes leurs forces, mais est-on jamais préparé à faire face au handicap d’un enfant ? Comment rester un couple uni, quand être parent prend toute la place ?
Ce roman est l’histoire de Claire qui voit partir l’homme de sa vie, de Julien qui étouffe sous le poids de la culpabilité, de Pauline qui voudrait que son papa et sa maman s’aiment de nouveau. Un roman intime et puissant, qui nous plonge dans la réalité d’une famille déchirée que seul l’amour saurait guérir.

Il ne m’a fallu que quelques heures pour lire ce roman : une soirée et un réveil très matinal. Il était impossible de le lâcher et de ne pas connaître la destinée de Claire, de Pauline et de Julien.

D’abord inquiète face au thème, angoissée d’aborder cette réalité qui me touche profondément, j’ai poursuivi La nuit des Anges par ce fil conducteur sensible et délicat : avoir un enfant touché par le trouble du spectre autistique. Comment Sophie JOMAIN allait aborder le handicap ? Elle que je connais dans des situations moins dramatiques et certainement plus légères, comme par exemple dans Fais-moi taire si tu peux ou Et tu entendras le bruit de l’eau (deux COUPS de COEUR et deux merveilleuses lectures qui sont encore bien présentes dans mes souvenirs)…

Sophie JOMAIN a merveilleusement bien réussi l’écriture de ce livre, passionnant. Elle a apporté de justes émotions, une réalité conforme à mes représentations, une dose de tensions émouvante et équilibrée, un récit de vie assez représentatif de parents confrontés à l’image idéale de l’enfant qu’ils n’ont pas forcément.

J’ai aimé le dialogue entre les deux parents, leurs ressentis personnels que l’auteure explicite en utilisant leur personnalité. J’ai trouvé les questionnements du couple et des parents intéressants et justes. J’ai apprécie l’évolution de Claire et de Julien. J’ai senti la maîtrise de l’écrivain, de la maman qui a longuement réfléchi à des problématiques qui peuvent à échapper à tous. L’analyse est profonde et sensible. Bref, ce roman est un nouveau COUP de COEUR pour moi.

Mon évaluation : COUP de COEUR ! ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

La libraire de Dachau de Shari J. RYAN

Impossible de ne pas poursuivre le thème de mes lectures actuelles (l’Holocauste et la 2ème guerre mondiale) et de faire suite à Ce que disent les hirondelles. J’ai voulu entrer dans le roman de Shari J. RYAN, La libraire de Dachau pour deux raisons principales :
– La première est indiquée en introduction : il fallait que j’aille « voir » ce qui se passait en Allemagne vers les années 1941. Henri, le personnage de Ce que disent les hirondelles, a éta témoin de la montée du nazisme. Son fils Fanfan a vécu l’enfer… Dachau est l’une des facettes de cet enfer.
– La deuxième raison est liée au titre. J’étais bien curieuse de découvrir un nouvel univers des livres dans ce lieu, un des premiers camps de concentration mis en place, si synonyme de crimes et de maltraitance.
Je pourrais ajouter que les avis des lecteurs m’ont aussi convaincue que cette lecture devait être découverte.
J’ai beaucoup de craintes à entrer dans cet univers des camps. Je suis passée, souvent, à côté des romans du même genre et du même thème, tels Le violoniste d’Auschwitz, le tatoueur d’Auschwitz, Le magicien d’Auschwitz, la bibliothécaire d’Auschwitz… et j’en manque beaucoup. Pourtant, les titres de ces ouvrages sont notés dans ma PAL…

Le résumé de CITY EDITIONS -23 mars 2022 : Aux États-Unis, à l’aube des années 2020, la vie de Grace bascule lorsqu’on lui annonce qu’elle vient d’hériter d’une librairie à Dachau, en Allemagne. L’endroit lui a été légué par une grand-mère biologique dont elle ignorait complètement l’existence. Grace décide de traverser l’Atlantique et se lance dans une véritable enquête pour combler les silences de l’extraordinaire et douloureuse histoire de Mathilda, sa grand-mère. Une histoire qui débute dans l’Allemagne crépusculaire des années 1940. Hans, l’amour de toujours de Mathilda, est en danger parce qu’il est juif. La jeune femme n’hésite pas une seconde et le cache dans son grenier. Pendant des mois, ils vivent à la lueur des bougies. Jusqu’au jour où Hans est trahi et déporté au camp de Dachau… Dès lors, Mathilda est poussée par la rage de survivre et par une promesse : un jour, ils vivront libres et heureux.

C’est un roman très touchant que je termine. Je me sens nauséeuse, pas très à l’aise avec les atrocités que j’ai côtoyées durant ce récit. J’ai revu nettement les documentaires que j’ai visionnés dans mon passé (Nuit et brouillard, par exemple). Je reste incrédule face à cette barbarie, atterrée face aux actes des hommes. La lecture est difficile dans certains passages mais l’auteure, Sahi J. BRYAN, « l’allège » et encadre nos émotions avec cette double narration. C’est habile et fort utile pour le lecteur.

Grace est la voix du présent. C’est la plus « légère », celle qui nous offre un souffle d’espoir. Mathilda, quant à elle, a vécu l’horreur malgré ses qualités humaines, son amour de l’autre, sa tolérance, sa charité… Hans est son ami d’enfance, son amoureux aussi, celui qui vit toutes ces horreurs. Mathilda ne survit que pour retrouver Hans qu’elle cache, qu’elle suit jusqu’au camp de Dachau pour perdre totalement sa trace.

La narration de Mathilda est tout à fait différente de celle de mes représentations. Je pensais que les livres et la librairie auraient un autre rôle dans l’histoire. Ce décalage entre mes attendus et ma lecture rend cette lecture plus précieuse et plus intrigante. C’est un lieu de recueil et je n’en dirai pas plus pour ne pas « spoiler » toute l’intrigue.

J’ai aimé ce livre pour son réalisme, mais aussi pour cette pointe de magie que seul, l’écrivain, peut écrire. Forcément, la réalité est dépassée pour donner une histoire où les personnages « vont gagner » quelque chose. C’est peu concevable dans ces circonstances ; j’apprécie de pouvoir rêver et de posséder l’espérance malgré tout. J’ai du mal à classer ce roman dans mes COUPS de COEUR car : peut-on aimer lire toute cette tragédie ? Ce que je peux vous dire c’est qu’il a hanté mes jours et mes nuits. Difficile de se détacher de ces évènements…

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

La librairie des rêves ensevelis de Madeline MARTIN

« La guerre gronde en Europe« .

Grace Bennett n’est pas une contemporaine. Ses préoccupations sont pourtant très actuelles. Le lien entre les pays alliés pendant la seconde guerre mondiale et ce que vit l’Urkraine sous le joug de l’armée russe est assez évident. Inconsciemment, je pense que j’ai aimé ce livre, infiniment, pour ce lien ténu.

1939, Londres est bombardée. Chaque jour, une pluie de bombes écrase, démolit, détruit les vies, les bâtiments et l’existence de milliers de familles. C’est le contexte de ce roman, c’est aussi la réalité d’un pays, aujourd’hui. Comment ne pas être touchée par cette histoire ? Elle fait écho à notre actualité.

Dans La librairie des rêves ensevelis, une lueur d’espoirs s’ouvre : Grace passe le seuil d’une librairie, un emploi qui lui permet de survivre matériellement. Ce qu’elle ignore en affrontant l’homme peu avenant qui l’emploie, c’est que ce lieu va nourrir sa pensée, l’ouvrir aux autres et lui faire découvrir des facettes de sa personnalité, altruistes, bienveillantes. Il va lui donner le courage de s’investir dans la sécurité de la population, dans le soutien des siens.

C’est un roman qui résonne de réalisme et en même temps de rêves fous, d’idéaux qui apportent sérénité et paix dans nos âmes torturées. J’ai aimé cette histoire parce qu’elle poursuit ma lecture Farleigh Field. Elle résonne des expériences actuelles, fiction et réalité mises en parallèle. Elle invite à plonger dans le quotidien des habitants bombardés. Elle apporte espoirs, espérances, foi en l’avenir. Je ne peux que conseiller cette lecture.

Mon évaluation : ♥ ♥  ♥ ♥ COUP de COEUR pour le lien avec l’actualité, dans un registre romancé, doux et apaisant.

Le résumé des éditions CHARLESTON – 15 février 2022 : Août 1939. La guerre gronde en Europe.
Grace Bennett a toujours voulu s’installer à Londres, mais les portes closes et les lugubres bunkers qu’elle y découvre sont bien loin de ce dont elle rêvait. Et elle, qui n’a jamais été une grande lectrice, ne s’imaginait pas non plus trouver du travail dans la librairie de Primrose Hill.
Quand le Blitz détruit une partie du centre-ville et que des milliers de livres se retrouvent brûlés et ensevelis sous les décombres, la librairie est miraculeusement épargnée.
Au milieu des coupures d’électricité, du son strident des alarmes et du grondement sourd des raids aériens, la littérature sera une source d’espoir pour Grace et pour tous les gens du quartier, car le pouvoir des mots est plus fort que le bruit des bombes.

La chasseresse : mon premier coup de coeur de 2022

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 07 avril 2021 : 1944. L’Union Soviétique est le seul pays possédant une escadrille de femmes bombardiers. L’intrépide Nina Markova et ses compagnes, les « Sorcières de la Nuit », défendent le ciel contre les nazis. Mais quand Nina s’écrase en territoire ennemi et se trouve confrontée à une impitoyable meurtrière, sa vie ne tient qu’à un fil.
Hanté par les horreurs de la guerre, le journaliste anglais Ian Graham se lance dans la traque des criminels de guerre nazis. Une dangereuse cible persiste néanmoins à l’esquiver. Une tueuse connue sous le nom de « La Chasseresse » – et seule Nina, une des rares à avoir réussi à lui échapper, peut servir d’appât.
Dans le Boston d’après-guerre, Jordan McBride accueille sa nouvelle belle-mère. Or, en se plongeant dans le passé de cette femme mystérieuse, elle y découvre une multitude de sombres secrets. Et un danger manifeste.

Encore un coup de coeur pour l’oeuvre de Kate QUINN ! Je félicite l’auteure pour être aussi productive, pour la succession d’histoires qui émergent de son esprit, qui me charment à chaque fois alors qu’ils traitent de tant de sujets variés, pour ses personnages toujours différents et intéressants.

Ses romans denses ne cessent de m’envoûter. J’adore la période historique couverte par La Chasseresse : la fin de la seconde guerre mondiale, les procès de Nuremberg, la traque des Nazis. J’admire les recherches historiques qui ont dû être menées pour réaliser une telle galerie de portraits et pour bâtir de telles intrigues dans des contextes aussi passionnants qu’intrigants.

Le roman est à l’image de ses premières lignes (cliquez ICI pour les découvrir et vous faire une idée) : impitoyables, sournoises, intéressantes. Trois femmes se partagent la narration : Jordan, la photographe amatrice américaine, Nina la courageuse aviatrice soviétique et la Chasseresse, déguisée, non identifiée, traquée. Elles vivent sur trois rivages différents, sont liées par des lacs et sa créature maléfique, la Roussalka.

Kate QUINN nous emmène loin : dans le Boston des années 1950, en U.R.S.S. et en Pologne de la guerre, de la profonde Sibérie, à l’Ouest de l’Europe, jusqu’en Amérique du Nord.

C’est extraordinaire, cette richesse des lieux et d’épreuves, d’expériences et de vies entravées. Le récit est palpitant. J’en ai rêvé la nuit, j’étais empressée de poursuivre les aventures, me questionnant sur les identités et le devenir de ces personnages.

Je me suis profondément attachée à Nina, je l’ai découverte antipathique pour apprendre à aimer sa personnalité, sa détermination et sa bravoure. A la fin de ce livre, elle, comme ses soeurs, ont toute mon estime. Chapeau bas à leur courage et à leur engagement !

D’emblée, j’ai été séduite par la naïveté de Jordan, sa quête d’autonomie et de liberté.

La Chasseresse m’a autant inquiétée qu’elle m’a déconcertée. Avec les autres figures de l’histoire, j’ai interrogé son identité, le pourquoi de ses actes.

La fin du roman est à l’image de la réalité d’une telle traque : dramatiquement incomplète. Comment pouvait-on rendre justice à toutes ces victimes ? Mais dans un tel désir de renouveau et de reconstruction, le monde d’après guerre faisait son deuil ; il tentait d’oublier ces innommables actes de barbaries. L’épilogue et les apports historiques de l’auteure ont été les bienvenus, réconfortants malgré tout, une morale qui soulage un peu tous ces terribles maux : ne jamais oublier.

J’ai beaucoup apprécié ce roman, comme les précédents de Kate QINN. Quelle que soit la période historique, cette écrivaine m’enchante et me charme. Je ne pourrais passer à côté de son prochain roman. Ses histoires sont loin d’être superficielles, elles me convainquent, elles m’émeuvent et me passionnent. Ses personnages sont aussi riches et complexes que ces gens que nous rencontrons dans la vraie vie. Ses livres sont parfaits et très richement travaillés et construits.

Mon évaluation : COUP de COEUR  ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ sans hésitation !

Vous pouvez retrouver mes chroniques et mes avis sur les romans de Kate QUINN (cliquez sur les images…). Bonnes découvertes !

Rendez-moi Noël de Juliette BONTE : J’AI ADORé !

COUP de COEUR pour ce roman de Noël.
Pourquoi ?
Pour sa fraîcheur, pour cette préparation de fête au coeur des Highlands, pour ce chocolat qui nous titille les papilles à chaque page, pour cette enquête à laquelle je ne m’attendais pas, pour ces deux personnages très joliment dépeints, touchants, différents, poignants dans leur simplicité.

Le résumé des éditions HARLEQUIN – 06 octobre 2021 : Trop c’est trop  ! Robyn Ferguson n’est pas du genre rancunier mais là, ça va trop loin. Comme si ça ne suffisait pas que les Burns volent l’organisation des festivités de Noël que sa famille gère depuis des décennies, voilà que ces aristocrates hautains les accusent d’avoir dérobé de précieuses lettres dans leur château  ! Envisager que les Ferguson, qui alimentent toute la ville de Wick en douceurs chocolatées depuis des générations d’Écossais, pourraient s’abaisser à un tel acte est une injure. Alors, c’est décidé  : elle va retrouver ces fichues lettres et elle prouvera ainsi à Walter Burns, ce petit pétoncle prétentieux, qu’il s’est trompé sur toute la ligne. Pour cela, elle va juste devoir éviter de l’étrangler immédiatement  : il pourrait lui être précieux pour son enquête… et pour empêcher que l’affrontement entre les Burns et les Ferguson dégénère en guerre nucléaire.

Je m’attends souvent à lire des trames identiques d’une année sur l’autre. Durant la période post-Noël, je prends ma cure de romances : elles sont souvent bâties sur le même schéma. Rendez-moi Noël dénote dans cette tradition.

Noël se passera dans les Highlands… c’est assez rare… il fera froid (je vous rassure, il neigera aussi), deux familles s’affronteront. Pourtant, nous ne sommes pas dans un remake de Roméo et Juliette, loin de là. Un château sera au centre de ce récit (un grand manoir, au bord de mer, inaccessible, appartenant à une famille riche, les Burns…). Walter appartient à cette famille et à cette propriété. Quant à Robyn, elle est, à part entière, membre d’une famille soudée qui œuvre dans le chocolat. Tous deux se rencontrent…

J’adore les Cosy Mysteries. Cela tombe bien. Rendez-moi Noël pourrait appartenir à ce genre. Walter et Robyn enquêtent autour d’un vol (je sais tenir ma langue ! Je n’en dirai pas davantage…). Chaque personnage est passé au détecteur de culpabilité.

On apprend autant des diverses personnalités qu’on entre dans leur coeur et dans leur humanité. Je suis surprise de la profondeur de la plume de Juliette BONTE dans ce livre distrayant, teinté d’humour et de légèreté. L’auteure nous parle de différences, de personnalités, de bonheur, de traditions… des thèmes de Noël, de famille, chers à cette période de l’année. Son écriture est parsemée de poésie, une note élégante et raffinée qui m’émeut et me touche. J’ai relevé de jolies phrases, comme des citations que je ne veux pas oublier, justes et vraies.

J’ai avancé dans ce livre ne sachant jamais vraiment où il allait me mener. Le chemin est très agréable, la fin est savoureuse, jusqu’au goût de ces savoureux chocolats, jusqu’au plaisir du baiser. Robyn et Walter ont une relation tendre qui se construit pas à pas, émouvante.

Je recommande ce livre. Mon évaluation ne peut être qu’enchantée et positive. ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je remercie les éditions HARLEQUIN, l’auteure Juliette BONTE (Quelle tendre dédicace !), ainsi que NetGalley pour ce roman que j’ai particulièrement apprécié.

Blizzard de Marie VINGTRAS : COUP de COEUR

Le résumé des éditions de L’OLIVIER – 26 août 2021 : Au coeur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n’aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l’enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s’engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile.

Ma découverte : le hasard des rencontres :
Sur une célèbre radio française, en courant (je fais aussi quelquefois des footings… mais la lecture n’est jamais loin…), j’ai été sensible à la promotion de ce livre. Je ne connais ni l’auteure, ni la maison d’édition. Le résumé a piqué ma curiosité. Je ne sais si l’histoire est psychologique ou à la limite du thriller, peu m’importe, j’ai envie d’entrer dans ce huis clos, dans ce froid polaire. Je frémis d’avance alors que les heures de ce petit garçon sont comptées.

Ce que j’en attends :
Sur la couverture, ce petit être que le climat condamne n’est pas nommé. Il est presque insignifiant. Par contre, nous connaissons déjà Bess. Est-elle quelqu’un de proche : sa mère ? sa nourrice ? Je sais seulement qu’elle lui tenait la main. Seul ce lien, presque insignifiant, est à ma portée : cet enfant est-il consentant ? Traîné de force ? Une kyrielle de questions s’impose et me conduise vers ce récit. Est-il à la hauteur de mes attentes de lecture ?

Mon avis, après la lecture :
J’espérais lire un thriller : j’ai obtenu satisfaction.
Trois voix se partagent ce huis clos glacial : Bess, une jeune femme du Nevada, bien peu adaptée aux coutumes de cette région d’Alaska ; Cole, un alcoolique fort antipathique et Freeman, un ancien militaire noir qui porte un nom bien contradictoire avec la vie qu’il a vécues.

Les chapitres sont courts et percutants. Chaque parcours est retracé. L’auteure nous offre les détails et les principaux virages de chaque existence. Un peu moins de 200 pages nous sont offertes. Je ne perds pas le fil des histoires et cherche le point commun à ces trois destinées. Thomas est central. Mais qui est Thomas disparu ?

L’intrigue (les intrigues) sont parfaitement organisées et ficelées. Pas une pointe d’ennui ne vient m’interrompre, c’est même le contraire, j’ai hâte de continuer ma lecture : elle m’obnubile, elle me passionne. Je suis béate d’admiration devant ce suspense maîtrisé. J’ai adoré les portraits psychologiques, cette alternance de points de vue qui s’entrecroisent avec la disparition du petit garçon et de Bess. Chasse à l’homme ou sauvetage… de qui ? de quoi ?… J’avoue être conquise par ce roman qui mérite la découverte et l’intérêt.

Mon évaluation : COUP de COEUR ♡ ♡ ♡ ♡ ♡

Ce que murmure le vent d’Amy HARMON

C’est une magnifique romance que nous offre Amy HARMON. Une porte s’ouvre sur le passé : Anna Gallagher s’y engouffre bien malgré elle. Sa hantise : quitter l’Irlande des années 1921 et tout ceux qu’elle a appris à aimer. Plus l’aventure avance, plus je me demandais quelle serait la chute de cette histoire…

Un Outlander irlandais

Le résumé des éditions CHARLESTON – 21 septembre 2021 :
New York, 2001. Pour respecter les dernières volontés de son grand-père adoré, Anne Gallagher fait le voyage de Brooklyn jusqu’en Irlande afin de disperser les cendres de son aïeul sur sa terre natale. Un voyage qui, au cours d’une étrange nuit, va la ramener quatre-vingt ans en arrière…
Quand la jeune femme se réveille, elle est en 1921, dans le domaine de ses ancêtres. Tous pensent qu’elle est son arrière-grand-mère : Anne, disparue lors de la sanglante Insurrection de 1915. Perdue dans une époque où son grand-père n’est qu’un enfant de six ans, la jeune femme du XXIe siècle doit tout réapprendre.

Un Outlander irlandais ? Ce roman en a toutes les caractéristiques et tous les atouts.

Anna Gallagher tombe malgré elle dans une faille temporelle. Elle se retrouve dans un monde qu’elle a longuement fouillé dans le cadre de ses recherches d’écrivaine : l’Irlande combative des années 1920 bien réelle, un peuple fort d’espoir d’indépendance et de vengeances… Voilà le tableau qui s’offre à elle.

Deux voix se partagent ce roman : le point de vue d’Anna et la voix de Thomas Smith, dans son journal intime. Anna amène le lecteur sur les pas de son aventure fantastique et extraordinaire. Thomas est davantage la voix historique, celle qui suit les terribles évènements qui ont opposé les Irlandais aux Anglais, les Irlandais anti-pacte et ceux qui sont pour le pacte. Petit à petit, le lecteur entre dans la vie intime de Thomas, ses pensées, son amour pour Anna. J’ai beaucoup aimé cette double narration, l’une davantage centré sur le contexte social et politique et l’autre sur le personnel.

Les éléments extraordinaires, voire fantastiques, ont été bien travaillés par l’auteure, Amy HARMON. Nous savons tous que le passé influe sur le présent : si on change les événements, on transforme l’actualité. Anna connaît l’Histoire, elle a le don de prévoyance. La logique causes/conséquences est bien construite et fort séduisante… surtout convaincante.

Son histoire personnelle m’a beaucoup séduite : la relation et l’attachement à son grand-père est émouvante, la réciprocité des sentiments s’explique comme un lien sacré : j’ai adoré, émue et touchée.

Quant à l’écriture de l’auteure… je suis sous le charme. En cours de lecture, je suis partie en quête d’autres livres de l’écrivaine. Je suis certaine de revenir vers elle et vers ses romans, les yeux fermés.

Bilan : Un très bon moment de lecture, passionnant et émouvant.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡

Comme dans un roman d’été d’Emily HENRY : COUP de COEUR « roman été »

Le résumé aux éditions CHERCHE MIDI – 03 juin 2021 : Augustus Everett est un écrivain  » sérieux « , considéré comme le nouveau génie des lettres américaines. January Andrews ne compte plus les bestsellers publiés, mais dans un tout autre registre : la comédie romantique. Si elle multiplie les happy endings, Augustus réserve à ses personnages des destins épouvantables.
Aux antipodes l’un de l’autre, ils vont néanmoins se croiser et se lancer un défi. Elle passera l’été à écrire un grand roman littéraire, lui s’essayera à une comédie sentimentale. Afin de trouver l’inspiration, January organise pour Augustus des excursions romantiques, et lui l’emmène à la rencontre de personnes à l’existence brisée.
Chacun devra achever son roman avant la rentrée et, bien évidemment, aucun des deux n’imagine tomber amoureux. Bien évidemment.

Ni l’illustration de couverture, ni le titre ne m’enchantaient au premier abord. Erreur : ce livre est une trouvaille, une romance qu’il ne faut surtout pas ignorer, cet été. J’ai été agréablement surprise, au point de le noter et de ranger Comme dans un roman d’été parmi mes COUPS de COEUR. Le roman d’Emily HENRY est très plaisant. Je garde son nom dans mes favoris : j’ai hâte de retrouver sa plume dans un prochain récit.

Le défi des deux écrivains m’a aidée à entrer dans le livre. Pas commun ! Inviter Gus à écrire une happy-end et January à rédiger un roman plus « ouvert » sur le monde et ses tragédies, avouez que la difficulté pour ces deux auteurs est majeure ! Augustus Everett est un écrivain sérieux qui cherche à cerner les problèmes des autres, January est plutôt fleur bleue, une grande romantique qui construit sa vie en poursuivant ses idéaux. Seulement, l’un et l’autre trimballent suffisamment de casseroles pour que la mécanique s’enraille. Je ne vais pas vous décrire ces passés qui les rongent, vous les découvrirez par vous-mêmes. C’est un grand plaisir de sonder leurs fantômes et de découvrir ce qui les brise.

Emily HENRY a bien travaillé ses personnages, c’est remarquable dans cette romance que je jugeais, au prime abord, bien trop légère pour que je lui accorde mon intérêt. Mes préjugés avaient tort : January, comme Gus, sont savamment décrits, avec leurs souvenirs (pas trop prégnants dans la narration), leurs émotions (qui ne dépassent pas les actions), leur rencontre (dont les descriptions sont hors de la norme, séductrices et intéressantes). J’ai trouvé cette histoire riche, étoffée et bien orchestrée. Je pense qu’elle mérite qu’on la découvre.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡ ♡ COUP de COEUR. Joli roman d’été !