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La mariée écossaise de Fanny ANDRE

Le résumé des éditions HARLEQUIN -1er août 2022 :
Écosse, 1746
Orpheline et bâtarde, Lorna a appris très jeune que rien n’était gratuit dans la vie. Alors, quand le général Clayton Dee l’achète à son oncle dans le but de l’épouser, elle se doute bien qu’il compte la posséder, dans tous les sens du terme. Fuir ? Mais pour aller où ? Se tourner vers qui ?
Acculée et terrifiée, la jeune femme a pourtant la surprise d’apprendre que Clayton n’attend d’elle qu’une seule chose : qu’elle s’occupe de Matthew, son jeune fils, dont la mère est morte en couches. Les combats font rage autour d’eux, Anglais contre Écossais, mais dans leur château reculé, c’est une autre flamme qui grandit : celle du désir, puissant, impérieux. Cette attirance naissante pourra-t-elle résister aux affrontements sanglants de leurs peuples respectifs ?

Je remercie NetGalley, les éditions HARLEQUIN et l’auteure pour cette lecture romantique. Ce fut un vrai plaisir de découverte.

J’avais déjà découvert la plume de Fanny ANDRE dans une lecture Feel-Good, dans Pour le sourire d’Isabelle. Aujourd’hui, je me passionne pour un récit qui prend son temps, point qui peut être perçu comme négatif mais qui pour moi est un atout. Les descriptions des sentiments prolongent mon plaisir de lecture : les personnages évoluent petit à petit, ils se transforment au fil du temps. Leurs relations se construisent pas à pas. Lorna et Clayton bâtissent des liens tendres et durables, attachement qui m’a énormément plu. J’ai beaucoup aimé cet univers et la sensibilité de Fanny ANDRE.

Le contexte historique est intéressant et appartient à l’intrigue. Lorna est autant écossaise qu’anglaise mais son coeur bat fortement pour la cause écossaise. Quant à Clayton c’est un militaire anglais au temps où la lutte entre les deux peuples est tragique et passionnée. Ces deux êtres ne sont pas faits pour s’entendre, encore moins pour vivre ensemble, et pourtant, les événements et leur tempérament honnête, clairvoyant et bienveillant va permettre cette alchimie merveilleuse entre eux. La problématique d’appartenance à deux camps opposés n’est pas négligée. Je suis embarquée dans de vrais combats émotionnels et psychologiques : dilemmes, réflexions, décisions se débattent au fil du récit. Une large partie de la narration évoque les pensées intimes des personnages que j’ai suivis avec attention et passion.

Des enfants sont au coeur de cette relation : le nouveau-né de Clayton (Mathew, enfant né d’un premier mariage) et les cousins de Lorna (dont la mère/tante est aussi décédée). Souvent, les enfants sont accessoires dans le récit. Ici, je sens tout l’amour, le respect et l’intérêt sincère de l’auteure et des personnages envers ces petits êtres fragiles.

Tout en évoquant différents thèmes et points de vue (la maltraitance, l’amour, le patriotisme, le respect d’autrui, la violence en temps de guerre…), Fanny ANDRE parle d’humanité et de moralité. Discrètement, sous prétexte d’une relation amoureuse entre deux personnes, elle nous sensibilise aux comportements humains. J’ai beaucoup apprécié la profondeur de ses idées dans cette romance historique.

Ce roman est un beau roman d’amour.
Intéressant par le contexte historique et les débats moraux.
Qui prend son temps, qui décrit, qui parle, qui questionne, qui résout des combats internes. Qui joue de paresse et de charme.
Qui dépeint une multitude d’émotions et de sentiments qui peinent à être nommés par les personnages mais qui petit à petit se teintent et s’expriment.
Lorna et Clayton sont des personnages sincères, tout en réflexion et en interrogation d’autrui. J’ai apprécié de les découvrir et d’assister à leur appréhension, à leur compréhension et à leurs accords.

Mon évaluation : ♥ ♥  

L’épouse ennemie de Penny WATSON-WEBB : conquise !

Quant à lire une romance, autant la rechercher dans une édition connue (HARLEQUIN, pour ne pas la citer) et se fier aux chroniques élogieuses des blogs. Je me suis arrêtée sur cette série Héritiers des larmes.

Ce n’est pas forcément ce tome-là que j’avais envie de découvrir en première intention mais, à priori, il valait mieux commencer par le début pour s’immerger dans les aventures de ces héritiers et combattants… C’est donc ce que j’ai fait : j’ai commencé par l’épouse ennemie.

Cette entrée sceptique (et un peu « forcée » par les avis bienheureux des lecteurs/lectrices) a été une belle expérience ! Oui, un bon moment de lecture ! Le tempérament de Brune, ses réparties, ses contre-attaques, ont apporté de la légèreté à ma période de vie mais aussi de la surprise, de l’humour au point que j’avais très envie de connaître la suite de ses actes : comment allait-elle rendre la monnaie de sa pièce à tous ces ennemis qui ne l’acceptaient pas et qui la harcelaient ? J’ai parcouru les pages et les chapitres avec une certaine avidité, une frénésie passionnée.

La relation de Conan et de Brunhilde est une rencontre, comme un accident mais, tout de suite, charmante et prometteuse. C’est une révélation pour eux deux… Cependant, l’auteure entrave les amoureux avec le procédé « Roméo et Juliette » : impossible de s’aimer et de s’unir puisque leurs deux familles sont ennemies, deux clans guerriers qui se détestent et se détruisent avec force et violences. Les premiers paragraphes sont sanguinaires, c’est surprenant dans une romance… mais la tension est haute, si élevée que j’étais captive de l’histoire.

Stratagèmes, attaques, menaces, complots et ripostes sont toutes les méthodes que vont mener les deux protagonistes pour (nous) se séduire. Ce roman est divertissant et amusant. Chaque page nous offre une nouvelle bataille : je suis conquise et agréablement surprise. Les personnages suivent une ligne de conduite et n’y dérogent que parce que l’amour est plus fort que tout (Et oui !). J’adore ce premier tome et j’avoue que je me laisserai bien tenter par le troisième et le quatrième volets…

J’ai été séduite jusqu’au climax et au dénouement où, là, la romance change un peu de ton, Brune varie ses objectifs, Conan est davantage conduit par sa raison et laisse ses premières impulsions de côté pour « sauver » sa famille et son clan. Les ennemis se raisonnent. J’ai eu comme une impression de volonté de clore ce volet alors que l’auteure aurait pu encore s’amuser de situations drôlesques et de péripéties rigolotes.

Je me suis divertie avec cette première partie. J’ai passé un agréable moment. J’ai aimé les jeux des deux protagonistes. Ce fut une lecture légère mais enjouée que j’ai trouvée délicate et amusante. Expérience à renouveler, donc… à poursuivre.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Le résumé des éditions HARLEQUIN – 1er septembre 2017 : Héritiers des larmes TOME 1  Face à la reine de France, Brunhilde sent son cœur battre à tout rompre. La souveraine lui a accordé le droit de choisir son époux, et attend à présent sa réponse. Brunhilde sait que tout le monde souhaite qu’elle désigne, sur l’ordre de son frère, l’arrogant seigneur de Valcoudray, dont l’alliance renforcerait sa famille. Ce noble normand est même prêt à passer outre le baiser qu’il a surpris la veille entre elle et Conan de Ker Glenn, leur ennemi breton. Conan, l’homme à qui Brunhilde a caché son identité et qui lui lance aujourd’hui des regards noirs. Si c’est lui qu’elle choisit, il la méprisera, elle le sait, et la traitera comme une étrangère dans sa propre demeure. Mais la paix entre Bretons et Normands serait désormais actée. Consciente des regards qui pèsent sur elle, Brunhilde lève enfin les yeux, déterminée. Elle sait ce qui lui reste à faire.