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Le code rose de Kate QUINN

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 17 août 2022 :
Pendant la guerre, Bletchley Park abritait un traître qui vendait des informations. J’ignore son nom mais je sais ce qu’ils ont fait. Vous devez me haïr mais vous avez fait le même serment que moi : protéger Bletchley Park et la Grande-Bretagne. Ce serment nous dépassait tous.
Aidez-moi à démasquer le traître. Vous avez une dette envers moi.
1940. Alors que l’Angleterre se prépare à combattre les nazis, trois femmes très différentes répondent à l’appel d’un mystérieux domaine, Bletchley Park, où les cerveaux les plus brillants de Grande-Bretagne sont formés à casser les codes de l’armée allemande.
La pétulante et belle débutante, Osla ; l’impérieuse et autodidacte Mab, et enfin, la vieille fille du village, Beth. Mais la guerre, le deuil et une sombre trahison sépareront les trois amies désormais ennemies… jusqu’à ce qu’elles soient de nouveau réunies, quelques années plus tard, par une mystérieuse lettre codée. Un traître émerge des ombres de leur passé, forçant les trois jeunes femmes à renouer leur vieille alliance pour casser un dernier code.
Mais chaque pétale qu’elles effeuillent du Code Rose les rapproche du danger et de leur véritable ennemi…

Si je ne devais dire qu’une seule qualité pour ce roman, ce serait la remarquable documentation historique.
Les lieux existent, de ce bâtiment de « fous », à ce point de vue sur le paysage que deux de nos personnages contemplent et savourent… la ville détruite, Londres sous les bombes.
Les personnages ont réellement vécu ; l’auteure met un point d’honneur à les connaître, à nous les présenter et à les faire vivre (à nouveau), sans omettre leur bravoure, leur patriotisme, leur intelligence à décrypter les codes ennemis.
L’Histoire est présente dans ce roman, de l’idylle amoureuse aux événements majeurs (que j’ignorais parfois) qui ponctuent cette guerre d’espionnage.
Ce récit m’offre tout un pan de la 2ème guerre mondiale que j’ignorais. Les livres, aujourd’hui, se succèdent pour nous apporter, à nous lecteurs, de l’authenticité, de la distraction mais aussi du réel, du concret, de vrais combats relatés que la plupart (y compris moi) ne suspecte pas.

Ce roman est un pavé de 700 pages qui nécessite un temps d’accroche et d’apporche pour saisir le contexte, un temps de rencontre avec les personnages (nos trois héroïnes). Je n’ai pas ressenti d’ennui, pas un seul instant. Par contre, il m’a fallu comprendre les rouages de toute cette logique de codes cassés, de machines à décrypter et le rôle de chacun dans cette monumentale traque aux informations.

Parfois, je me demandais où allait me mener cette aventure mais, à chaque moment, je saisissais, à travers les personnages et l’alternance du temps de guerre et ce tout petit moment précédant le mariage royal, que l’auteure savait où me conduire. Kate QUINN ne m’a jamais perdue. Habilement, elle a posé le cadre et a tiré les ficelles de son intrigue pour me les livrer. Quelle explosion de plaisirs lorsque j’ai obtenu les tenants et les aboutissants de l’existence de ce fameux traitre ! La deuxième moitié du livre s’est enchaînée sans que je la lâche, captivée et envoûtée par ces missions et cet acharnement d’hommes et de femmes. L’histoire m’a conduite dans une intrigue que je n’imaginais pas. Je ne m’attendais pas à une telle narration. Elle m’a conduite dans un univers inconnu, différent, intéressant et fascinant.

Les trois héroïnes, Beth, Osla, Mad, sont, chacune à leur manière, attachantes. Quelle que soit la personnalité, elles sont passionnantes de bout en bout. Elles vivent, elles trébuchent et elles se relèvent. Ce fut merveilleux de les suivre, de les rencontrer et de les laisser partir vers leur destinée. Elles m’ont marquée et, là encore, je retrouve tout le talent de cette auteure qui a franchi un nouveau palier de compétences dans son écriture. Chaque récit est une découverte, une aventure incontestable, un univers unique. Je recommande vraiment ses livres… et je ne pourrais snober son prochain roman car j’ai une confiance totale en son imagination et en ses œuvres.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥ 

Un étrange prélude : Une enquête de Veronica Speedwell (Tome 1) de Deanna RAYBOURN

Cette héroïne a le mérite de marquer les esprits : elle a la répartie rapide, l’esprit vif et la langue acérée. Elle est cultivée, intelligente et perspicace… Pourtant Veronica Speedwell se retrouve dans une situation assez inconfortable : définitivement orpheline et sans attache familiale, faussement mariée, embarquée malgré elle au sein de meurtres, d’enlèvements, de manipulations. La chasse aux papillons est mise de côté, la voilà emportée dans une promenade foraine (et d’autres embuscades) qui est loin d’être de tout repos.

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 06 avril 2022 :
Londres, 1887. Maintenant que sa vieille tante est enterrée, Veronica Speedwell est libre de reprendre ses voyages pour une noble cause : la recherche scientifique, et, occasionnellement, un peu de batifolage amoureux.
Aussi habituée à chasser les papillons qu’à éconduire ses admirateurs, Veronica a l’intention de s’embarquer dans l’aventure d’une vie ! Mais le destin en décide autrement… Veronica doit bientôt se libérer d’une tentative d’enlèvement, avec l’aide inattendue d’un énigmatique baron allemand. Il la confie à l’un de ses amis, un naturaliste reclus et irascible nommé Stoker.
Lorsque le baron est assassiné sans avoir pu révéler ce qu’il savait du complot contre elle, Veronica, poursuivie par un assaillant insaisissable, est contrainte de former une alliance avec Stoker pour découvrir la vérité.

Ce Mystery Cosy commence fort, le ton est donné. La narratrice comme l’héroïne développe un style de parler bien caractérisé : poli, affûté, pertinent. Les dialogues sont piquants. La situation initiale (discussion entre le prêtre, sa femme et Veronica) laisse présager la suite de l’aventure. J’ai affaire à un personnage haut en couleurs, qui connaît les règles et les conventions mais qui en joue.

Veronica Speedwell se dévoile aux lecteurs sans détour. Elle est franche, elle a des objectifs précis, elle est observatrice et ne passe pas par quatre chemins pour dire sa pensée. Elle affronte les situations, les personnages, les obstacles de la même façon : avec obstination, intelligence, raisonnement et détermination. Mais cela ne l’empêchera pas de tomber dans des dispositions fâcheuses que l’auteure nous concocte avec délice. En effet, Deanna RAYBOURN ne ménage pas son imagination et les positions cocasses dans ce premier tome. J’assiste à un tourbillon de péripéties toutes plus inédites les unes que les autres. C’est grisant, étonnant et amusant, sans oublier qu’on se creuse la cervelle pour ne rien laisser échapper de ce prélude.

L’enquête est bien ficelée : Veronica est enquêtrice par la force des circonstances. Elle est faite pour démasquer son poursuivant et pour comprendre ses motivations en même temps que les lecteurs.

A l’origine, l’héroïne est lépidoptériste. Traduction : c’est une amatrice qui capture, collecte et observe les papillons. Elle est aussi fan de la nature humaine qu’elle observe, dissèque et inventorie avec délice. Dans son aventure, elle est accompagnée d’un être aussi extra ordinaire, spécial et inhabituel qu’elle, Monsieur Stoker. Lui est un spécialiste de la taxonomie. Nous voilà embarqués, donc, dans une affaire des plus exceptionnelles et curieuses… avec des compagnons étranges mais non dénués d’intérêt.

Nul répit dans les pages qui se succèdent. Les chapitres défilent et m’offrent un lot de révélations, d’intrigues et de suspense. Plus j’avance dans le livre, plus je me passionne pour ce petit bout de femme qui surprend et détend. Les rencontres sont nombreuses, hors du commun. Je me demande pendant une bonne partie du roman comment les indices de cette enquête sont disséminés et, surtout, comment je vais les mettre bout à bout pour connaître l’identité et l’objectif du poursuivant. L’ensemble s’imbrique subtilement mais il est impossible pour le lecteur de prévoir cette introduction (cet étrange prélude) à la série.

Cette aventure est assez inhabituelle pour moi, pétillante et remarquable surtout pour les personnages caractérisés et cette entrée en la matière. Je me demande ce que le deuxième tome va donner : je suis curieuse de connaître la suite des tribulations de cette héroïne perspicace mais surtout de suivre ce premier fil directeur des investigations de l’héroïne. Comment cette première enquête va pouvoir donner lieu à d’autres dont Une périlleuse affaire? Quels liens vont entretenir Miss Speedwell et Mr Stoker au fil des tomes ?

Enfin, c’est une belle aventure qui me guette. Je vais de ce pas entrer dans la deuxième phase des enquêtes de Veronica Speedwell pour me faire une idée de cette série.

Mon évaluation : ♥ ♥  et 1/2 

Le Bonheur pour les Débutants de Katherine CENTER

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 18 mai 2022 : Helen, 32 ans, fraîchement divorcée, semble incapable de rebondir. Son petit frère a pourtant la solution pour éviter l’effondrement : un stage de survie en milieu hostile. Helen finit par céder et se retrouve en pleine nature, au fin fond du Wyoming. Au point où elle en est, se dit-elle, ça ne peut pas faire de mal.
L’expérience s’avère encore plus désastreuse que tout ce qu’elle aurait pu imaginer. Entre le blizzard qui la surprend en plein été, les élans en rut et la meute féroce d’étudiantes en quête d’aventures, Helen est loin d’être au bout de ses surprises.

Le Bonheur pour les débutants est le dernier roman sorti de Katherine CENTER. J’ai lu tous les livres traduits en français de cette auteure. Chaque fois, ce fut un coup de coeur.

Cette histoire me marque pour l’originalité des événements, du contexte, de la relation amoureuse. Je retrouve la sensibilité de l’auteure, ses mots précis qui se détachent des clichés et des expressions toutes faites. Elle choisit la découverte de l’autre, la construction du lien aux scènes torrides et érotiques. J’aime beaucoup cette façon d’aborder l’amour et la relation à l’autre.

Helen se pose beaucoup de questions sur elle-même. Nous, lecteurs, passons par une multitude de palettes d’émotions, de sentiments, d’états d’âme. Helen est en construction (ou en résurrection après son divorce). Elle se veut plus féroce, plus combative face à a vie et aux autres. Elle va prendre une direction, le séjour dans les montagnes en mode aventurière et solitaire, puis va évoluer dans des travers qui ne sont pas forcément ceux auxquels elle aspirait, ni ceux contraires à ses aspirations. Ce chemin tout en méandres et en questionnements existentiels est admirable, amusant, généreux. La narratrice est sensible, délicate et vraie : un très bon point pour ce roman et pour Helen (et l’auteure !).
Je note toujours l’impact du passé sur les décisions : là encore Katherine CENTER est présente et efficace ! On aurait tendance à verser notre petite larme… La famille est toujours une base importante dans la vie pour cette écrivaine. J’adore.

Cependant, ce roman ne sera pas un coup de coeur, cette fois-ci. Si l’aventure dans la nature a été parfaitement décrite avec des obstacles et des épisodes que je n’avais même pas imaginés (quel plaisir !), le dénouement m’a moins convaincue de bout en bout. Voici quelques exemples :
– Les dernières scènes avec Jake auraient pu, selon moi, être différentes. J’ai cru sentir un certain artifice dans ce final.
– La scène des retrouvailles, celle de l’ascenseur et de la dernière soirée (dans le désordre) n’ont pas été mes préférées. Mon petit coeur romantique a battu plus fort pour d’autres moments qui m’ont semblé plus intenses (quel frisson !).
Le thème de la différence d’âge a été juste abordé mais il s’avère être un obstacle qui n’a pas fait trop souffrir nos personnages. C’est passé assez inaperçu… aux regards des compagnons de voyage.
Le secret de Jake a été tellement secret et caché qu’il a peu contribué aux changements de nos héros…

En bref : Voilà des petits détails qui expliquent mon enthousiasme mais pas mon coup de coeur pour ce dernier roman de Katherine CENTER.
Alors de toute évidence, j’ai aimé cette lecture, beaucoup, passionnément : j’ai apprécié son originalité, la relation Helen/Jack, tous les détails liés aux surnoms, les étapes et les épreuves de ce périple en pleine nature, l’imagination de l’auteure… Ce fut un véritable bonheur ! Je vous invite vraiment à découvrir les livres et les histoires de cette auteure.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ 1/2 ♡

Le jour où mon cœur a pris feu de Katherine CENTER

La sortie du nouveau livre de Katherine CENTER, le Bonheur pour les débutants, m’a fait penser à ce titre que je m’étais promis de découvrir : Le jour où mon coeur a pris feu. Ni une, ni deux, me voilà plongée dans les ravages de l’amour… et dans le feu de l’action.

Je pensais découvrir un roman (très) léger et (très) fleur bleue, j’ai découvert, une nouvelle fois, un roman touchant et une plume sincère et bien calibrée entre romantisme et réflexions abouties.

Le début du livre pouvait me laisser indifférente mais peu à peu, la voix de cette héroïne a su toucher mon coeur et mes pensées. Des thèmes forts et bien travaillés sont abordés. Katherine CENTER est douée pour apporter, tout en action, des évènements qui me questionnent et me charment. Les recherches autour de la profession de sapeur pompier sont bien utilisées et posées à bon escient : elles apportent richesses et un contexte parfaitement composé.

A bas les clichés, l’auteure s’évertue à donner de la profondeur aux pensées de Cassie entre son métier de pompier et son statut de fille « abandonnée » par sa mère.

Encore une fois, j’adore les romans de cette écrivaine et mon enthousiasme sort toujours grandi et attisé de mes découvertes. Mon parcours de lecture auprès d’elle a commencé avec Une vie à portée de main, puis avec La vie rêvée de Margaret. Il ne s’arrêtera pas maintenant : je compte poursuivre avec le Bonheur pour les débutants qui m’attire beaucoup.

J’ai lu un seul avis : la chronique (cliquez ici pour lire les mots de Mon Jardin Littéraire) me conforte dans ma curiosité et mon envie de suivre les romans de Katherine CENTER.

Certes, c’est un roman d’amour. Il est bien mené, taquin, différent, avec des reparties qui ne me laissent pas indifférente. Je le conseille vraiment…

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡ ♡ COUP de COEUR romantique !

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 04 mai 2022 : « Je vous aime bien. Je vous ai toujours bien aimée. Vous avez eu la vie facile, et vous êtes sur le point de traverser une période difficile. Peut-être que ça vous brisera, mais peut-être aussi que ça s’avérera bénéfique. Avec un peu de chance, vos forces se révéleront dans l’épreuve. »
Cassie n’a pas froid aux yeux : elle est l’une des seules femmes de sa caserne de pompiers, mais elle a fini par se faire une place, et son héroïsme lui vaut même une décoration. Quand sa mère refait surface après des années d’absence pour lui demander son aide, Cassie accepte de quitter le Texas pour lui prêter main-forte.
Mais elle a tôt fait de découvrir que les femmes ne sont pas les bienvenues à la caserne de Boston. Et l’arrivée d’Owen dans son équipe ne lui facilite pas les choses, car elle n’est pas insensible au charme du petit nouveau… Viendra-t-elle à bout de cet incendie-là ?

Le parfum de nos souvenirs de Camille DI MAIO

Le résumé de l’éditeur HAUTEVILLE – 11 septembre 2019 :
Dans la tourmente du Blitz…
Dans l’Angleterre d’avant-guerre, Julianne Westcott enchaîne les bals et ne manque pas de prétendants. Lors d’une visite à son frère placé en institut, elle rencontre Kyle McCarthy, un jeune séminariste irlandais. Malgré les avertissements de sa famille, Julianne tombe amoureuse de Kyle et quitte tout pour se marier avec lui. Mais alors que la guerre secoue le monde et que le Blitz décime l’Angleterre, un tragique accident oblige Julianne à tout abandonner et à se forger une vie nouvelle faite de mensonges. Mais un jour la vérité la rattrapera et elle devra alors faire face à son passé.

Un jour, j’ai commencé ce roman et j’ai stoppé ma lecture. Aujourd’hui, j’ai ouvert pour la seconde fois la même histoire. Les événements m’ont paru familiers, je n’avais pas oublié ce début d’aventure juvénile.
Je remarque que les personnages, Julianne et Kyle, m’ont marquée assez fortement. Je serais tentée de voir dans ce récit des sentiments impossibles et revisités comme dans Les oiseaux se cachent pour mourir. Est-ce ce parallèle qui avait entravé ma lecture auparavant ? Un peu, oui, je l’avoue…

Entre les deux jeunes adultes, l’auteure, Camille DI MAIO, tisse un amour chimérique et interdit. Julianne est une jeune anglaise, de bonne famille (pourrait-on dire) avec des règles de vie assez strictes. Si elle peut déroger à son destin professionnel (ne pas intégrer l’entreprise familiale pour devenir infirmière) ses parents sont intransigeants quant à son union future. Elle est protestante. Un mariage avec Kyle, catholique et qui se destine à la vie de prêtre, est inenvisageable. Pourtant, Julianne succombe au charme de ce futur homme d’église. L’amour est réciproque. Il se construit et s’achemine vers un combat et une résistance sur tous les fronts : lutte contre les dictats de la famille, envie d’émancipation, épanouissement et amputation de ses idéaux. C’est une belle romance qui m’est offerte, avec un départ classique et une montée en puissance des émotions de part les choix de vie.

Dès les premiers chapitres qui alternent entre une narration du présent, d’après guerre et une narration passée, à la veille de la seconde guerre mondiale, nous savons, lecteurs et lectrices, que cette union est vouée à l’échec, que Julianne et Kyle ne seront pas liés et unis dans cet amour durable et éternel. Ils se rencontrent des années plus tard, chacun solidement vêtus d’habits de leurs rêves passés : lui, en prêtre et elle, en infirmière sage-femme. Comment leur route a-t-elle pu à ce point bifurquer pour oublier quel couple ils souhaitaient être ? Etait-ce leur famille qui avait contrecarré leurs projets ? la guerre ? eux-mêmes ?

Ce fil conducteur (cette impasse de vie) m’a conduite à entrer plus ardemment dans l’histoire de ce couple malmené. Une problématique qui m’a sans doute échappée à ma première lecture et qui, aujourd’hui, m’a tenue en haleine. Plus j’avançais dans l’histoire et plus je ne pouvais envisager une séparation de corps et d’esprit. Cette rupture, surprenante, que je n’avais pas élaborée parmi mes multiples hypothèses, m’a surprise et émue. Les choix de Julianne ne sont pas les miens mais ils conduisent cette histoire avec brio.

J’ai aimé cette aventure et ce couple. Une petite larme a vu le jour au bord de mes paupières. J’en suis toute chamboulée ! L’insouciance et la légèreté du départ se sont muées en tristesse et espoirs. C’est un joli roman que j’ai découvert, une belle histoire d’amour impossible que je recommande à toutes les romantiques comme moi.

Mon évaluation : ♥ ♥  

La chasseresse : mon premier coup de coeur de 2022

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 07 avril 2021 : 1944. L’Union Soviétique est le seul pays possédant une escadrille de femmes bombardiers. L’intrépide Nina Markova et ses compagnes, les « Sorcières de la Nuit », défendent le ciel contre les nazis. Mais quand Nina s’écrase en territoire ennemi et se trouve confrontée à une impitoyable meurtrière, sa vie ne tient qu’à un fil.
Hanté par les horreurs de la guerre, le journaliste anglais Ian Graham se lance dans la traque des criminels de guerre nazis. Une dangereuse cible persiste néanmoins à l’esquiver. Une tueuse connue sous le nom de « La Chasseresse » – et seule Nina, une des rares à avoir réussi à lui échapper, peut servir d’appât.
Dans le Boston d’après-guerre, Jordan McBride accueille sa nouvelle belle-mère. Or, en se plongeant dans le passé de cette femme mystérieuse, elle y découvre une multitude de sombres secrets. Et un danger manifeste.

Encore un coup de coeur pour l’oeuvre de Kate QUINN ! Je félicite l’auteure pour être aussi productive, pour la succession d’histoires qui émergent de son esprit, qui me charment à chaque fois alors qu’ils traitent de tant de sujets variés, pour ses personnages toujours différents et intéressants.

Ses romans denses ne cessent de m’envoûter. J’adore la période historique couverte par La Chasseresse : la fin de la seconde guerre mondiale, les procès de Nuremberg, la traque des Nazis. J’admire les recherches historiques qui ont dû être menées pour réaliser une telle galerie de portraits et pour bâtir de telles intrigues dans des contextes aussi passionnants qu’intrigants.

Le roman est à l’image de ses premières lignes (cliquez ICI pour les découvrir et vous faire une idée) : impitoyables, sournoises, intéressantes. Trois femmes se partagent la narration : Jordan, la photographe amatrice américaine, Nina la courageuse aviatrice soviétique et la Chasseresse, déguisée, non identifiée, traquée. Elles vivent sur trois rivages différents, sont liées par des lacs et sa créature maléfique, la Roussalka.

Kate QUINN nous emmène loin : dans le Boston des années 1950, en U.R.S.S. et en Pologne de la guerre, de la profonde Sibérie, à l’Ouest de l’Europe, jusqu’en Amérique du Nord.

C’est extraordinaire, cette richesse des lieux et d’épreuves, d’expériences et de vies entravées. Le récit est palpitant. J’en ai rêvé la nuit, j’étais empressée de poursuivre les aventures, me questionnant sur les identités et le devenir de ces personnages.

Je me suis profondément attachée à Nina, je l’ai découverte antipathique pour apprendre à aimer sa personnalité, sa détermination et sa bravoure. A la fin de ce livre, elle, comme ses soeurs, ont toute mon estime. Chapeau bas à leur courage et à leur engagement !

D’emblée, j’ai été séduite par la naïveté de Jordan, sa quête d’autonomie et de liberté.

La Chasseresse m’a autant inquiétée qu’elle m’a déconcertée. Avec les autres figures de l’histoire, j’ai interrogé son identité, le pourquoi de ses actes.

La fin du roman est à l’image de la réalité d’une telle traque : dramatiquement incomplète. Comment pouvait-on rendre justice à toutes ces victimes ? Mais dans un tel désir de renouveau et de reconstruction, le monde d’après guerre faisait son deuil ; il tentait d’oublier ces innommables actes de barbaries. L’épilogue et les apports historiques de l’auteure ont été les bienvenus, réconfortants malgré tout, une morale qui soulage un peu tous ces terribles maux : ne jamais oublier.

J’ai beaucoup apprécié ce roman, comme les précédents de Kate QINN. Quelle que soit la période historique, cette écrivaine m’enchante et me charme. Je ne pourrais passer à côté de son prochain roman. Ses histoires sont loin d’être superficielles, elles me convainquent, elles m’émeuvent et me passionnent. Ses personnages sont aussi riches et complexes que ces gens que nous rencontrons dans la vraie vie. Ses livres sont parfaits et très richement travaillés et construits.

Mon évaluation : COUP de COEUR  ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ sans hésitation !

Vous pouvez retrouver mes chroniques et mes avis sur les romans de Kate QUINN (cliquez sur les images…). Bonnes découvertes !