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Styx Riders : La colère d’Hadès

Le résumé des éditions HUGO ROMAN – 18 mars 2021 : La colère. C’est le sentiment qui guide Ash depuis que sa fiancée l’a quitté le jour de leur mariage, il y a dix ans de cela. Aussi solitaire qu’Hadès dans son royaume des Enfers, il partage sa vie entre son salon de tatouage et les Styx Riders, le club de bikers qui est pour lui plus qu’une famille. Sergent d’armes en son sein, il laisse libre cours à sa rage pour mettre au pas les ennemis du MC.
Mais tout change le jour où Heden apparaît dans son existence. Elle-même fille de biker, la pétillante fleuriste dégage une joie de vivre qui perce aussitôt les défenses d’Ash, ramenant enfin la lumière dans son monde obscur.
Pour elle, parviendra-t-il à trouver le chemin de l’apaisement ?

Je vous rappelle que je suis tombée sur ce roman, allant un peu contre mes premières impressions (cliquez ici pour le rappel). Je me suis laissée influencer par les commentaires élogieux et j’ai bien fait ! Il y a des expériences qu’il faut vivre : celle-ci fut assez riche de sensualité…

Le contexte des Bikers est bien dépeint. Je n’ai eu aucune peine à me mettre dans l’atmosphère du bar, dans l’ambiance des bandes organisées. L’auteure n’est pas avare de détails. Les éléments sont bien placés : ils enrichissent la lecture.

Un thème revient : la mythologie. C’est très réussi : tantôt un paysage, tantôt une légende, une référence à un personnage et à une expérience. Ce fil conducteur ne gâche pas mon plaisir car il est bien introduit et parfaitement amené.

La rencontre entre les deux personnages est à l’image de ce que j’imaginais : sensuelle, avec un langage direct et parfois un peu cru (inutile de vouloir passer à côté des ressentis physiques, féminins… et surtout masculins). L’atout de Kalypso CALDIN, cette jeune écrivaine (qui a beaucoup d’expériences dans l’écriture des romans) est de savoir faire durer le plaisir. Je suis passée du « choc surprise » à des phrases plus douces et plus séduisantes. J’avoue : j’ai beaucoup aimé ce lien qui se construit, qui se désire et qui évolue.

Heden (bravo pour ce prénom qui présage beaucoup) a un charisme qui étonne (et qui détonne), une personnalité qui ne laisse pas insensible. Elle me va droit au coeur avec son combat contre les démons du passé et les préjugés paternels. Elle est forte et optimiste, déterminée et intelligente. Elle se démarque et c’est un bon point pour elle et pour ce roman.

Ash, quant à lui, est un personnage tout en souffrance et en contradiction qui se dompte au fil des pages. Si j’aime sa sensibilité et sa pudeur, j’aime moins sa tendance à boire et à se réfugier dans le bourbon. Un trait de caractère qui me répugne mais, pour la fiction, je passe outre… et je fais taire mes sentiments hostiles.

Cette série et ce personnage me rappelle celle de Blandine P. MARTIN, Wild Crows, que je n’ai pas terminée… Dommage d’ailleurs ! Hum… Une lecture que je devrais programmer !

Ce roman est assez long. Peut-être trop long. J’ai dévoré la première moitié, charmée. Aux deux tiers du livre, je me suis ennuyée. J’ai remarqué que la prochaine lecture (le 2ème tome) était préparée avec minutie… trop de détails qui m’ont fait basculer dans une autre histoire alors que celle-ci n’était pas résolue. La problématique d’Ash est revenue, venant noircir « accessoirement » le dénouement. J’aurais préféré davantage d’actions liées au club, sans trop m’appesantir sur Alex et sa difficulté à intégrer les Styx Riders.

Bilan ? Ce fut une lecture addictive (et oui !) pour une grosse partie de l’histoire qui, à mon avis, s’essouffle en préparant le suivant… Une problématique (le passé d’Ash) qui traîne en longueur alors que d’autres évènements plus développés (le danger et les démêlés du club) auraient pu faire monter la tension.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡

Si le tome 2 ne m’intéresse (à priori) pas, je suis bien intriguée par le troisième, par la personnalité de Gold et par la double identité de la chanteuse. Sortie mi-avril.

Chut ! Je lis… hors de ma zone !

Je me laisse tenter par cette couverture.

Ce n’est pas le genre de roman que je vise, en général. Le côté figuratif et stéréotypé de la couverture a tendance à me faire fuir : je n’aime pas les personnages pour lesquels je ne fais aucun travail de représentation mentale. Parfois même, lorsqu’il y a un trop grand décalage entre l’image de l’éditeur et celle que j’ai dans la tête, cela m’exaspère : donc je préfère ne pas connaitre leur visage.

Cependant, je fais une entrave à « ma règle » et à « mes préjugés » lorsque je découvre les éloges des lectrices pour cette jeune auteure Kalypso CALDIN. Là encore, je me demande si sa jeunesse ne va pas gêner ma lecture. Suis-je vraiment dans une histoire qui va me séduire et qui me correspond ? Je me laisse convaincre par les commentaires à cinq étoiles. Qui ne tente rien n’a rien…

Le roman est dense, plus de 400 pages. Entre les mains, il est assez lourd. J’ai l’impression que ce récit va être du quitte ou double : soit il va me plaire et m’emporter, soit je vais l’abandonner rapidement.

Devinez quoi ? En quelques chapitres, je suis à fond dans cette histoire de bikers… Drôle de découverte ! Allez maintenant… chut, je lis ! A très bientôt pour mon avis…