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Les nouveaux prophètes d’Asa Larsson

Le résumé des éditions LIVRE DE POCHE – 26 février 2020 : Dans la petite ville minière de Kiruna, en Laponie, Viktor Strandgård, celui que l’on surnomme « le pèlerin du paradis » pour avoir miraculeusement survécu à un grave accident, est retrouvé mort dans le temple de cristal, où il officiait. Qui a pu assassiner, aussi sauvagement et avec un tel acharnement, cet éminent membre de l’Église de la Force originelle ? Sollicitée par son amie d’enfance, Sanna, la sœur de la victime, Rebecka Martinsson, avocate fiscaliste à Stockholm, va mener l’enquête. Menacée par les disciples de la communauté, la jeune femme se met rapidement en danger…

Je relève un atout pour ce roman : sa couverture. L’illustration m’a attirée pour une raison particulière : ce chemin qui mène à cette tour, une vague ressemblance (subjective) de l’entrée du camp d’Auschwitz. Tout ce rouge m’a interpelée. Je me suis dit : « Pourquoi pas ? ». Pour les éloges, elles se terminent dans ce paragraphe.

Je n’aime pas les sectes, les religions lorsqu’elles sont trop présentes dans le récit. Or, dans ce thriller, pour cette communauté, la religion rythme les vies, les dirige et les brime. A la tête de cette église, quatre prophètes. Viktor Strandgård est sauvagement agressé et tué au coeur de l’église. Il est mutilé. Ses globes oculaires sont volés. Toute cette sauvagerie me paraît gratuite pour ameuter le lectorat et pour justifier l’appellation « thriller »..

Plusieurs enquêteurs s’investissent dans l’intrigue : Rebecka Martinsson, avocate fiscaliste, qui « sur un coup de tête » revient sur les traces de son passé pour désinculper son amie de jeunesse, Sanna, qu’elle déteste. Cette démarche n’est pas des plus logiques…

Pour percer ce mystère, trois autres policiers interviennent. Pour ma part, je ne sais plus vraiment à qui revient le premier rôle. Je suppose que dans les tomes suivants on suivra ces personnages pour qui il me manque de la sympathie. En effet, les descriptions sont un peu grossières. La qualification de la femme à « tête de cheval » et « aussi haute que large » n’est pas des plus flatteuses, la policière est pourtant très efficace.

J’ai lutté pour parvenir à la fin du livre. A 52% du livre, il se passe un événement qui retient (enfin) mon attention : une première agression sur Rebecka qui, jusqu’à ce moment, est transparente. C’est pour moi, le début de l’intrigue. L’héroïne, puisqu’elle est nommée de la sorte dans le résumé, interroge chaque figure emblématique de l’Eglise et se penche sur les liens entre épouses, passé, présent, gains financiers, relations de pouvoirs et d’influences entre eux.

L’auteure, Asa LARSSON, mêle à cette affaire le vécu de Rebecka et les causes de sa fuite vers Stockholm. Est-ce une affaire personnelle ou religieuse ? Les deux s’assemblent. La deuxième partie du livre est plus intéressante que la première.

Suis-je convaincue ? Non… pas vraiment. J’imagine que ce policier thriller manque d’actions et de rebondissements. Peut-être que les personnages secondaires et « accessoires » sont trop nombreux. J’ai été déçue par ce livre.

Mon évaluation : ♡ ♡

Je remercie les éditions LIVRE DE POCHE et le site NETGALLEY pour ce SP. Il est dommage que cette lecture soit une déception mais il existe tous les goûts et toutes les envies dans la littérature… Je suis certaine qu’un lecteur sera charmé par cette ambiance glaciale.

A bientôt. Bien livresquement.