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L’institutrice d’Emerson Pass de Tess THOMPSON

Le résumé en autoédition – 06 janvier 2022 : Une toute jeune enseignante. Un richissime bienfaiteur. Lorsque leur attirance l’un pour l’autre devient indéniable, seront-ils capables d’ouvrir leur cœur ?
Colorado, 1910. Quinn Cooper a l’estomac noué. Mais ce poste d’institutrice dans une minuscule ville de pionnier était le seul moyen de sauver sa famille, restée à Boston, de la famine. Son sang-froid est d’autant plus mis à l’épreuve quand des coups de feu effrayent les chevaux qui tiraient son traineau et qu’elle est projetée dans la neige… mais elle est secourue par un bel étranger.
Lord Alexander Barnes sait bien que cette jeune et jolie jeune fille ne se portera jamais volontaire pour devenir la mère de ces cinq enfants. Pourtant, le veuf esseulé ne peut résister au charme de la nouvelle venue qui s’entend à merveille avec ses enfants. Après le départ précipité de sa nurse renfrognée, il est ému de la voir si joyeusement prendre sa place.
Décidée à faire ses preuves, dans la classe comme dans son rôle de gouvernante, Quinn craint que son statut social ne fasse obstacle à toute relation amoureuse avec cet homme aisé venu d’Angleterre. Et face à leur différence d’âge et aux violences qui agitent la ville, Lord Barnes est persuadé que cette deuxième chance d’être heureux n’est pas pour lui.
Leur amour restera-t-il enfoui, ou leur persévérance sera-t-elle récompensée par une passion éternelle ?

Appâtée par une publicité sur les réseaux sociaux, charmées par les couvertures de cette série, je me suis laissée tenter par ce premier tome. L’auteure me promettait une aventure parmi des pionniers, une réflexion sur la condition humaine, un amour contrarié… une rencontre avec des enfants. L’institutrice d’Emerson Pass me semblait une bonne idée de lecture pour digérer l’émotion de mon précédent roman, une transition toute en douceur vers d’autres univers.

Je ne peux pas dire que ce roman soit une bonne idée car il est assez neutre et plutôt plat. Le récit pose des idées de thèmes qui auraient pu être intéressants s’ils avaient été creusés et développés. Or, à peine énoncés, la nouveauté d’une expérience, la découverte d’un nouveau monde, le racisme, l’exclusion, l’aridité du climat, le dépaysement, le meurtre sont vite dépassés. Dans cette histoire de déracinement et d’expatriation, il manque la tension, l’adversaire, le plan machiavélique des ennemis, le combat du héros qui s’écroule et se relève malgré tout. L’héroïne ne rencontre que peu d’obstacles, ceux-ci sont rapidement surmontés sans grand effort. Ainsi, elle s’accommode d’un climat glacial, d’une vie solitaire très loin de ses proches, s’habitue à la vie d’un patron hors norme, d’une classe unique avec des enfants maltraités, différents, aux statuts sociaux multiples. Le « côté tout-va-bien-dans-le-meilleur-des mondes » donne à l’aventure un goût sans saveur, sans piquant, presque insipide.

Certes, ce premier livre se lit sans difficulté mais il me laisse sur ma faim. J’ai l’impression d’avoir survoler une réalité qui n’a rien de paradisiaque, de merveilleux et de tranquille dans le Colorado du début du XXème siècle. Pourtant, c’est ce que vit Quinn, sans encombre, sans difficulté, sans peine. Elle atteint son objectif sans qu’aucune peur ne m’assaille pour elle. Je survole donc vite les chapitres jusqu’à tourner la dernière page.

Que vais-je tirer de ce récit ? Ni passion, ni réalisme, ni Histoire, ni intérêt. Je passe donc mon tour pour la suite des livres qui, malgré ma chronique, m’attirent comme des aimants… Mon évaluation : ♥ ♥