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La chronique des Bridgerton : Eloïse de Julia QUINN

Le résumé des éditions J’AI LU – AVENTURES et PASSION – 1er juin 2016 : Après la disparition tragique de sa femme, sir Phillip est totalement désemparé. Comment va-t-il faire pour élever ses enfants traumatisés par la maladie de leur mère ? Comment leur apprendre la tendresse, lui qui ne sait pas exprimer ses émotions ? Pourquoi ne proposerait-il pas le mariage à miss Bridgerton, avec qui il entretient une relation épistolaire ? Surprise, mais en même temps troublée, Eloïse, qui ne fait rien comme tout le monde, quitte Londres en secret pour rejoindre cet homme qu’elle n’a jamais vu.

Après avoir vu la série, après mon coup de coeur pour l’adaptation filmée, j’étais curieuse de la destinée d’Eloïse.

J’ai donc lu directement le tome 5, passant des aventures que je peux découvrir plus tard si l’envie se fait sentir.

Je suis toujours loin de mes représentations et de la destinée particulière de ce personnage féminin que le film suggère. Certes, Eloïse s’engage dans une voie qui la met en péril. Sa fugue nocturne vers son correspondant inconnu est un choix presque désespéré, à l’inverse de l’existence que je présageais pour elle. Je l’imaginais s’affirmer dans une voie professionnelle hors du commun, le journalisme, la critique ou que-sais-je… Un métier pour une femme de sa condition à cette époque est en soi une extraordinaire aventure… que Julia QUINN n’a pas choisie.

Je suis fortement influencée par le scénario de la série et par les intrigues qui n’existent pas dans les livres. Ce qui provoque ma déception face à cette série de livres.

Eloïse trouve refuge sur le domaine de Phillip et de ses deux jumeaux. Sans chaperon. Cela ne dérange personne… sauf lors du dénouement… ce qui occasionne un nouveau mariage contraint. Contre toute attente, cette union donne lieu à une passion et un amour vrai. L’histoire est un peu bancale dans ses fondations, j’en conviens. Le piment de ce récit pourrait tenir aux apparitions des deux enfants de 8 ans qui ne sont pas en mal d’idées. Ils inventent des bêtises aux conséquences fâcheuses. C’était une bonne base de discorde !

Eloïse est à moitié dotée des dons de Mary Poppins : bienveillante, intelligente et magique. Il aurait été agréable qu’elle développe son personnage : qu’elle soit plus combattante face à ces petits démons, qu’elle se heurte à une résistance ou à un père aimant et aveuglé par ses progénitures. Au lieu de ces épreuves, elle surmonte tous les obstacles. Cela donne des scènes rapides, sans continuité, vite résolues. Je trouve l’aventure facile et trop aisée. C’est mon avis personnel.

Je pense que l’aventure de la chronique des Bridgerton s’arrêtera là pour les livres et se poursuivra avec la série si une suite est envisagée. Je confirme que les épisodes sont plus denses et plus riches d’événements, les personnages intéressants et caractérisés de telle sorte que j’ai plaisir à les suivre, bons ou mauvais, nuisibles ou bienveillants. Dans le tome 5, comme dans les autres (j’imagine), chaque couple est traité indépendamment des autres. Certes, ils peuvent apparaître selon le bon vouloir de l’auteure mais leur rôle est moindre, les interactions n’ont que peu d’incidences. Je me demande comment, dans la série, le scénariste va créer un lien entre toute cette succession de couples.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ 

La chronique de Bridgerton : Anthony de Julia QUINN

J’ai commencé la Chronique des Bridgerton avant d’avoir entendu parler de la série. J’ai découvert Simon… et j’ai abandonné l’histoire. Etonnant, non ?

Le premier tome ne m’a pas passionnée, il n’était pas à mon goût. La problématique de ce personnage ne m’atteignait pas. Aucune émotion qui m’incitait à poursuivre. Je suspectais une déception à la lecture des premiers chapitres… Plutôt que de perdre mon temps dans une lecture que je ne souhaitais pas, plutôt que d’écrire un avis négatif, j’ai reposé le livre. Je me suis donnée un délai supplémentaire. Plus tard… peut-être. Ce timing-là n’était pas le bon.

Puis est venu le temps de la série. Les éloges pleuvaient. Les images me séduisaient. Je me suis dit : « Pourquoi pas avoir un aperçu de l’histoire grâce au cinéma ? » Ni une, ni deux, j’ai dévoré les épisodes en deux jours.

Cette série m’a subjuguée. Les personnages m’ont émue. Plus les épisodes s’enchaînaient, plus je trouvais la relation Simon Daphné émouvante. L’alternance des scènes était magnifique : le stratagème des mères, la chroniqueuse anonyme, la palette de personnages, les intrigues multiples… Bref, j’ai eu un véritable coup de foudre et COUP DE CŒUR ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ pour ce film ! C’était long et palpitant sans être ennuyeux, c’était romantique et sensuel. Magnifique…

Me voici donc convaincue par la Chronique des Bridgerton version cinéma. Ne pouvais-je pas être ensorcelée par les mots et les phrases de Julia QUINN ? J’ai commencé et terminé le tome 2 (cette fois… allons jusqu’au bout de l’expérience !). C’est donc Anthony qui devait me séduire…

Le résumé des éditions J’AI LU – Collection AVENTURES ET PASSION – 03 février 2016 : Les Bridgerton sont stupéfaits : le vicomte Anthony souhaite se marier ! Et il sait ce qu’il veut : une femme dont il ne risque pas de tomber amoureux, car l’amour est secondaire dans un couple. Edwina Sheffield est la reine de la saison, elle fera donc une parfaite épouse. Sauf que la demoiselle a une sœur dont l’influence est considérable. Or Kate Sheffield oppose son veto. Un débauché comme Anthony n’est pas un parti convenable pour Edwina. Le jeune homme est outré. Lui, le célibataire le plus convoité de Londres, indésirable ? Pour qui donc se prend cette péronnelle, qui ne connaît rien à la vie, pour oser le critiquer ? Il va lui prouver qu’il est irrésistible !

Et bien, non… toujours pas. Cette romance historique n’a pas le goût et la saveur de la mise en images. La série me semble beaucoup plus riche et le scénario mieux construit que celui du livre (au moins celui que j’ai lu). Le mystère autour de Lady Whistledown manque dans le récit, les manipulations des mères sont absentes, je n’ai pas ressentie l’ambiance piquante et amusante de la série. Le film est « multidirectionnel » alors que le récit n’a que deux personnages en point de mire : Anthony et Kate. Bien sûr, l’humour de Julia QUINN est présent, les situations cocasses sont intactes… mais le spectre et les fantômes du passé sont moins intenses (il me manque des émotions et une pointe d’empathie envers le vécu des personnages), trop présents aussi (dans la chute du livre). Les intrigues de la série sont prégnantes et addictives, s’entrecroisent et me tiennent en haleine.

Aujourd’hui, je suis quand même curieuse de connaître le destin d’Eloïse, cette jeune rebelle qui aspire à l’émancipation et à la liberté d’action…

J’aimerais voir évoluer Pénélope et sa langue bien pendue.

Cette équipe de rebelles est intéressante et pimente la vie de cette famille parfaite.

Pénélope séduira-t-elle celui qui hante son coeur ? Eloïse trouvera-t-elle cet amour auquel elle ne croit pas et qui semblerait l’enfermer dans ce qu’elle hait ? J’espère connaître la suite de la série… Je vais jeter un oeil sur le tome qui m’intéresse particulièrement… Et je vais lire vos commentaires pour connaître vos avis et vos ressentis.

Bien livresquement ! A bientôt.

Les héritières de Rome de Kate QUINN

Le résumé des éditions POCKET – 9 juillet 2015 : En l’an 69, la splendeur de Rome appartient au passé, et tous se disputent les restes de l’Empire. Surtout chez les Cornelii… 
L’ambitieuse Cornelia s’imagine déjà à sa tête : l’empereur Galba a désigné son époux pour héritier. Et sa sœur, Marcella, passionnée d’histoire, a décidé qu’elle ne s’écrira pas sans elle. Mais un coup d’État meurtrier bouleverse leurs vies et laisse à Lollia, leur cousine, l’occasion de tirer son épingle du jeu – sa petit sœur Diana préférant les courses de char à l’agitation politique. 
L’histoire est lancée au galop et emporte les quatre héritières. À la fin, il n’y aura cependant qu’un empereur… et qu’une seule impératrice… 

Quatre cousines, quatre visions de cette année épouvantable où pas moins de quatre empereurs se sont succédé.

Au centre de cette histoire, complots, trahisons et vengeances, comme dans les autres romans de Kate QUINN. C’est sans doute celui où j’ai eu le plus de mal à me repérer dans les personnages féminins pour, à la finale, distinguer parfaitement leur tempérament et leur destin.

Cornelia, la sage ambitieuse, parfois moralisatrice… Marcella, l’historienne devenue observatrice manipulatrice, quelconque, presque oubliée derrière la flamboyante Lollia, frivole, au coeur tendre… Diane, la téméraire, l’audacieuse sauvageonne qui sacrifie tout pour sa passion des chevaux. Nos quatre cousines sont liées par un statut et une ambition. Elles sont soudées et malmenées. Elles vivent de terribles aventures jusqu’à une stabilité politique bien attendue et méritée.

Ce livre, même s’il n’a pas eu le charme profond des précédents romans que j’ai lus de l’auteure, a été haletant. Passionnant, terriblement bien documenté, riche en descriptions parfaitement à propos, j’ai pris plaisir à compléter les lectures qui me manquaient de Kate QUINN.

Cette écrivaine a un talent indéniable pour les amateurs de romans historiques. Elle y mêle les faits, la tragédie, la romance avec un équilibre savant. Je ne manquerai aucune de ses nouvelles parutions.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ 1/2 ♡

Mon seul manque dans sa bibliographie est L’impératrice des sept collines… il ne serait tardé dans mes chroniques !

Le réseau Alice de Kate QUINN : un COUP de COEUR

Le résumé des éditions HAUTEVEILLE – 15 janvier 2020 : Un an après le début de la Grande Guerre, Eve Gardiner brûle de prendre part à la lutte contre les Allemands et est recrutée comme espionne. Envoyée dans la France occupée, elle est formée par Lili, nom de code : Alice, qui dirige un vaste réseau d’agents secrets pour lutter contre l’ennemi. Trente ans plus tard, hantée par la trahison qui a provoqué le démantèlement du réseau Alice, Eve, devenue alcoolique, vit recluse. Jusqu’au jour où Charlie, une jeune étudiante qui souhaite retrouver sa cousine disparue en France pendant la dernière guerre, déboule chez elle en prononçant un nom qu’elle n’a pas entendu depuis des décennies. Leur rencontre les entraînera dans une mission visant à découvrir une vérité trop longtemps enterrée. 

J’ai un petit faible pour cette auteure qui arrive toujours à me charmer et à m’émouvoir avec ses ambiances historiques. Pour ses précédents romans, Kate QUINN me plongeait dans la Rome Antique, un contexte impeccable et remarquable, des intrigues centrées sur l’action, le complot et la vengeance.

Cette histoire, sur l’espionnage au cours des deux conflits mondiaux, intègrent les ingrédients parfaits qui garantissent le succès et un superbe moment de lecture. J’ai littéralement a-do-ré ses deux récits en parallèle : celui d’Eve, vieille dame anglaise alcoolique qui a montré un patriotisme inébranlable et un courage extraordinaire dans sa jeunesse et celui, plus contemporain, de Charlie, qui, au sortir de la deuxième guerre mondiale, s’émancipe de ses parents américains, riches et rigides, garants d’une éducation stricte et « bien vue ».

J’ai vibré pour ces deux héroïnes. Leur parcours est magnifique, admirable… Que dire de mieux que ces mots sinon que le travail de recherche de Kate QUINN est superbe, vacillant tantôt vers la fiction tantôt vers le passé glorieux de femmes méritantes que nous avons, malgré tout, oubliées faute d’en parler. Bravo pour les annexes que j’ai parcourues avec intérêt. Tous mes applaudissements pour les « trous » comblés par l’imaginaire de l’auteure. Ces histoires sont émouvantes, passionnantes.

Je ne regrette absolument pas d’avoir rencontré Le réseau Alice. Plus encore, je le conseille à tous les amoureux des récits historiques, de ces périodes de guerre, des secrets douloureux, des doubles narrations « passée/présente ». Quel beau livre !

Vous l’avez compris : Le réseau Alice est un GROS COUP de COEUR, 700 pages de peur et d’angoisse, de plaisirs, assurément… un suspense à ne pas manquer, jusqu’à la dernière ligne. FABULEUX !

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡ ♡

Les livres de Kate QUINN sont toujours passionnants !

Cette fois, c’est avec la concubine du Vatican que j’ai passé un fort agréable moment. Dans les coulisses du Vatican, entre la Prostituée du Saint Père (entendez le Pape, représentant de la Chrétienté; chose étonnante dans mes représentations), un nain et une cuisinière, le lien est improbable. Et pourtant, Kate QUINN a tissé une histoire que j’ai prise en plein vol alors que j’aurais pu commencer par La perle et le serpent.

Guilia Farnese est la maîtresse attitrée du Pape. Elle sort d’une terrible épreuve qui l’a faite prisonnière des Français. Je découvre son monde à tâtons, soupçonnant que des évènements se sont déroulés précédemment. Il se dit des choses dans ce roman que je découvre alors que j’ai bien l’impression que j’aurais dû les lire et les connaître auparavant. C’est ma principale déception : n’avoir pas su qu’il y avait une aventure passée, narrée par la talentueuse Kate QUINN.

Cette deuxième intrigue (la première pour moi !) est savoureuse. Chaque personnage est décrit avec force, réalisme et une psychologie qui vaut le détour : Guilia, « première dame », Leonello le nain, garde du corps aux lames affutées et Carmelina, la cuisinière ou… l’épouse du Christ, devrions-nous dire (bonne-sœur).

Le destin de ces trois protagonistes, aussi différents soient-ils, se croise puis se lie. C’est étonnant comme les faits s’imbriquent dans un contexte historique riche. La famille papale est un nid de vipères. Intrigues et complots s’ébattent dans cet univers. Chaque personnalité se dévoile au fil des événements, se précise dans l’action.

J’ai adoré cette atmosphère et cette quête de vérité à travers des visages qui sont trompeurs. Nul n’est vraiment ce qu’il prétend être. Les complots et les manipulations politiques sont le mot d’ordre dans ce roman. Encore une fois, je trouve l’œuvre de Kate QUINN tout à fait aboutie et intéressante !

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡ pour l’intrigue (les intrigues) et le contexte historique

Le résumé des éditions POCKET : De retour à Rome, Giulia Farnese, maîtresse officielle du pape et désormais mère d’une petite fille, doit faire face aux nouveaux dangers qui menacent son clan. Sa cuisinière et confidente, Carmelina, est rattrapée par son secret : les membres du couvent d’où elle s’est enfuie pourrait bientôt la retrouver… Son garde du corps, Leonello, est quant à lui bien décidé à mettre fin à la série de meurtres qui secoue la ville depuis le retour des Borgia, et à confondre l’assassin mystère qui a tué son amie Anna. L’étau se resserre autour de Giulia et ses compagnons, qui ne peuvent compter que les uns sur les autres…

Coup de maître et coup de cœur pour… La maîtresse de Rome de Kate QUINN

J’ai attendu des mois avant de me lancer dans les romans de cette auteure… Que j’ai eu raison de patienter jusqu’à ce que je me sente prête ! Ce livre est un coup de cœur et un grand coup de maître ! Normal pour ce titre : La maîtresse de Rome !

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