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C’est arrivé un été de Tessa BAILEY

J’ai la chance de lire, en avant-première, ce nouveau roman estival. J’en profite… pour me détendre et pour prendre plaisir.

Je remercie NetGalley, l’éditeur L’ARCHIPEL et l’auteure, Tessa BAILEY, pour ce service de presse.

Le résumé des éditions L’ARCHIPEL – 07 juillet 2022 : À Los Angeles, la réputation d’enfant gâtée de Piper Bellinger fait le bonheur des paparazzi qui couvrent les soirées de la jet set.
Jusqu’au jour où, lors d’une rooftop party arrosée, la jet-setteuse passe les bornes ! Pour son richissime beau-père, c’en est trop : il lui coupe les vivres et l’expédie dans un port de pêche de la côte nord afin qu’elle s’y rafraîchisse les idées et apprenne le sens des responsabilités.
À peine arrivée à Westport, Piper fait connaissance de Brendan, un capitaine de bateau aussi bourru que sexy, persuadé qu’elle ne tiendra pas une semaine loin de Beverly Hills. Qu’importe !
Elle va leur montrer à tous qu’elle sait être bien plus qu’un célèbre profil Instagram.
Mais Wesport est une toute petite ville et, où qu’elle aille, elle finit toujours par tomber sur Brendan. Bientôt, une étrange attirance naît entre la fashionista délurée et le pêcheur solitaire…

Roman prometteur, C’est arrivé un été, m’a envoutée dès les premiers paragraphes. L’entrée dans l’histoire de Piper Belligher avait tous les ingrédients pour me faire passer une agréable lecture.

L’héroïne principale a un sens de l’humour aiguisé et à propos. Elle détourne les situations cocasses. Elle les rend risibles jusqu’à l’auto-dérision. Piper est charmante dans ce rôle où l’image clichée de l’influenceuse est à son comble. Sa verve malicieuse séduit bien naturellement Brendan, pêcheur et capitaine d’un chalutier.

Les contradictions, les différences de milieux (ville, Los Angeles et milieu rural, sur le littoral), l’écart entre l’Instagrameuse et l’homme de la mer, attaché aux valeurs et à sa confortable routine sont évidents pour notre plus grand plaisir. On attend les joutes verbales, les querelles, les combats pour que chacun défende ses valeurs et ses principes.

Seulement, au fil de la lecture, ce n’est pas tout à fait ce que j’ai ressenti. Brendan et Piper sont sous le charme, mais un charme déclaré, avoué qui n’admet aucun suspense. Leur amour et leur attrait sont explicites si bien qu’aucun obstacle n’est assez haut (pour eux) pour les éloigner. Mêmes les navigations de Brendan, la tempête ou les bourdes de Piper, comme les résistances de Brendan ne nous font jamais penser, un seul instant, que leur attache est en péril. Le seul ultimatum que l’auteure nous offre est le temps compté du retour des deux sœurs vers la côte Californienne.

J’ai été étonnée du découpage du roman : déjà dans le premier tiers de la narration, je savais qu’ils étaient fous amoureux. Je pensais que quelque chose ou quelqu’un allait les entraver durement, salement, péniblement… et bien rien n’a été à la hauteur de mes attentes pour les faire souffrir, douter, paniquer… Verdict ? Je n’ai pas trouvé l’auteure assez machiavélique et coriace, pas assez farouche et cruelle… D’où une légère déception qui pointe (chez moi) à la fin de cette histoire.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡
Voici une lecture pleine de promesses, légère, ensoleillée, agréable mais qui m’a perdue petit à petit au fil des pages. J’ai aimé mais sans plus…

Le jour où mon cœur a pris feu de Katherine CENTER

La sortie du nouveau livre de Katherine CENTER, le Bonheur pour les débutants, m’a fait penser à ce titre que je m’étais promis de découvrir : Le jour où mon coeur a pris feu. Ni une, ni deux, me voilà plongée dans les ravages de l’amour… et dans le feu de l’action.

Je pensais découvrir un roman (très) léger et (très) fleur bleue, j’ai découvert, une nouvelle fois, un roman touchant et une plume sincère et bien calibrée entre romantisme et réflexions abouties.

Le début du livre pouvait me laisser indifférente mais peu à peu, la voix de cette héroïne a su toucher mon coeur et mes pensées. Des thèmes forts et bien travaillés sont abordés. Katherine CENTER est douée pour apporter, tout en action, des évènements qui me questionnent et me charment. Les recherches autour de la profession de sapeur pompier sont bien utilisées et posées à bon escient : elles apportent richesses et un contexte parfaitement composé.

A bas les clichés, l’auteure s’évertue à donner de la profondeur aux pensées de Cassie entre son métier de pompier et son statut de fille « abandonnée » par sa mère.

Encore une fois, j’adore les romans de cette écrivaine et mon enthousiasme sort toujours grandi et attisé de mes découvertes. Mon parcours de lecture auprès d’elle a commencé avec Une vie à portée de main, puis avec La vie rêvée de Margaret. Il ne s’arrêtera pas maintenant : je compte poursuivre avec le Bonheur pour les débutants qui m’attire beaucoup.

J’ai lu un seul avis : la chronique (cliquez ici pour lire les mots de Mon Jardin Littéraire) me conforte dans ma curiosité et mon envie de suivre les romans de Katherine CENTER.

Certes, c’est un roman d’amour. Il est bien mené, taquin, différent, avec des reparties qui ne me laissent pas indifférente. Je le conseille vraiment…

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡ ♡ COUP de COEUR romantique !

Le résumé des éditions HAUTEVILLE – 04 mai 2022 : « Je vous aime bien. Je vous ai toujours bien aimée. Vous avez eu la vie facile, et vous êtes sur le point de traverser une période difficile. Peut-être que ça vous brisera, mais peut-être aussi que ça s’avérera bénéfique. Avec un peu de chance, vos forces se révéleront dans l’épreuve. »
Cassie n’a pas froid aux yeux : elle est l’une des seules femmes de sa caserne de pompiers, mais elle a fini par se faire une place, et son héroïsme lui vaut même une décoration. Quand sa mère refait surface après des années d’absence pour lui demander son aide, Cassie accepte de quitter le Texas pour lui prêter main-forte.
Mais elle a tôt fait de découvrir que les femmes ne sont pas les bienvenues à la caserne de Boston. Et l’arrivée d’Owen dans son équipe ne lui facilite pas les choses, car elle n’est pas insensible au charme du petit nouveau… Viendra-t-elle à bout de cet incendie-là ?

Souviens-toi de cette nuit de Lucie CASTEL

Le résumé des éditions HARLEQUIN – 11 juillet 2018 : Tom est un séducteur, et il l’assume. Pour lui, passer la nuit avec une femme ne veut pas dire avoir envie d’apprendre à la connaître. Loin de là. D’ailleurs, c’est à peine s’il retient son prénom. Quel intérêt puisqu’elle aura disparu de sa vie dans quelques jours  ? Ce n’est pas un comportement honorable, mais c’est le sien. Et il continue à faire défiler les conquêtes dans son lit, malgré ce sentiment d’insatisfaction et d’insignifiance qui le submerge chaque matin. Mais ce soir-là, quand il aperçoit Rose, cette silhouette si fragile penchée au-dessus du vide, Tom comprend. Il comprend que l’univers a orchestré chaque instant jusqu’à celui-ci. Jusqu’à cette rencontre qui va bouleverser le cours de sa vie.

Je suis passée à côté de cette nouvelle. Je n’ai pas accrochée à cette double histoire.

Tom, un homme d’affaire, sauve la vie de Rose qui s’apprête à sauter dans le vide. En parallèle, dans un autre lieu et un autre temps, une femme accompagne sa grand-mère sur son lit de mort. Les deux récits finissent par se lier sans que je saisisse finement l’un et l’autre, que je comprenne les liens profonds.

Une petite centaine de pages compose cette nouvelle. Avec une histoire plus dense, peut-être aurais-je abandonné ma lecture…

Les personnages principaux n’ont pas eu d’attrait pour moi. J’ai trouvé Tom trop facilement épris de l’inconnue, Rose. Quant à Rose, je n’ai pas mesuré ses objectifs et ses réelles intentions en cours du roman. Les explications données ne m’ont pas permis de lever les mystères des uns et des autres : peut-être ai-je lu ce récit sans être concentrée, ni assez motivée…

Quelques redondances m’ont apporté de l’ennui : une répétition des mêmes gestes, dans le même lieu, pour un questionnement répétitif de Tom : Rose sera-t-elle présente ? Cela aurait pu apporter du suspense si la fin de la scène avait eu plus d’intensité. Je ne peux pas dire que j’étais éprise et curieuse des péripéties des personnages.

Le côté le plus attractif fut pour moi le Cerbère et ses questions qui révèlent une perception fine de son client (ses clients). L’homme, observateur et attentif, est celui qui m’aura le plus marquée. Il est signifiant et intéressant. J’aurais imaginé un rôle plus important pour cette personnalité atypique.

J’aime beaucoup Lucie CASTEL, l’auteure, malgré mon avis pas très positif, aujourd’hui. J’adore ses romans Chick-lit comme Pas si simple ! ou La guerre des papilles. Par contre, je n’ai pas encore tenté ses autres intrigues sous son nom Oren MILLER, un tout autre genre, davantage polar ou policier : les connaissez-vous ?

Celle que je suis de Claire NORTON

Le résumé des éditions ROBERT LAFFONT – 1er avril 2022 : Valentine vit dans une petite résidence d’une ville de province. Elle travaille à temps partiel au rayon librairie d’une grande surface culturelle. Les livres sont sa seule évasion ; son seul exutoire, le journal intime qu’elle cache dans le coffre à jouets de son fils. Et son seul bonheur, cet enfant, Nathan, qui vient de souffler ses six bougies. Pour le reste, Valentine vit dans la terreur qu’au moindre faux pas, la colère et la jalousie de son mari se reportent sur Nathan…
L’arrivée d’un couple de voisins âgés dans l’appartement d’en face va complètement bouleverser sa vision du monde. Car comment résister à la bonté de Guy, qui se conduit avec Nathan comme le grand-père qu’il n’a jamais eu ? Comment refuser la tendresse de Suzette, cette femme si maternelle, elle qui a tant manqué de mère ? Peu à peu, Valentine se laisse apprivoiser.
Jusqu’au jour où elle commet une minuscule imprudence aux conséquences dramatiques… Mais une chose change tout, désormais : elle n’est plus seule pour affronter son bourreau et reconstruire sa vie volée.

Je pensais avoir déjà lu des livres de Claire NORTON : je m’aperçois que non. Pourtant, je connais nombre de ses couvertures que j’ai frôlées, que j’ai consultées mais qui m’ont laissée poursuivre ma route.

Les promesses de ce livre :
Aujourd’hui, celle qui me retient est Celle que je suis. Un enfant, une mère, une union, un amour : c’étaient les éléments qu’il me fallait pour m’accrocher à cette lecture.
Le résumé est une promesse de fortes émotions.
Ce nouveau roman est l’objet de multiples éloges. On le dit touchant, émouvant…

Je suis persuadée qu’on ne ressort pas indemnes de ce récit.

De mon côté, qu’est-ce que j’en pense ?
Après, Il nous restera ça de Virginie GRIMALDI, le défi est rude. Après tant de ressentis, de palpitations et de respect du travail de l’auteure, l’entrée dans Celle que je suis a été difficile. Je commence un livre qui n’a pas le même phrasé, pas la même intensité. Alors il me faut quelques chapitres pour me faire à cette nouvelle plume et à ce style d’écriture.

Le thème abordé est touchant : comment ne pas être révolté(e)s contre les violences faites aux femmes ? Avec les confinements successifs, le féminicide est d’actualité : combattu, débattu, remis dans les priorités. La note de Claire NORTON est certainement, pour moi, le moment le plus vrai et le plus dramatique, celui que tout être devrait lire. L’auteure nous sensibilise à l’indifférence nocive. Personne ne devrait ignorer les cris, les coups, les marques de ces victimes. Une telle ignorance raisonnée est intolérable, je la rejoins.

Valentine est l’héroïne qui représente ce combat.
Valentine est un personnage passif qui, peu à peu, va sortir de sa léthargie, grâce à ses nouveaux voisins de palier, Guy et Suzette, deux retraités, remplis de bienveillance et d’attention. Ce qui m’a le plus touchée est l’intérêt qu’ils portent au fils de Valentine. Ce petit garçon a rendu le récit encore plus sensible et plus dramatique.
Les scènes de ce récit sont terribles, impossible de rester insensibles.

Cependant, je ne peux cacher que je suis restée distante et peu enthousiaste face au déroulé de cette intrigue. Dès le départ, vous l’avez senti, j’ai eu du mal à m’attacher à Valentine. J’imagine que ses « mensonges », les « interdits » fixés par son mari ont été transgressés trop facilement. Je m’attendais à des obstacles plus importants et à sa plus grande résistance face aux aides apportées.

L’apparition de son ami d’enfance m’a laissée un sentiment mitigé : je pense que cette aide n’a pas été suffisamment exploitée. Ce personnage perd son rôle au cours de la chute de l’histoire. Il devient presque transparent à la fin de l’expérience : j’y vois là un dilemme pour l’auteure : choisir un récit de pure romance ou un écrit réaliste où la victime a besoin de temps pour se reconstruire ?
Je regrette qu’il n’y ait pas une conclusion plus précise pour lui, que le choix reste évasif.

Quant au dénouement, il est inattendu. Claire NORTON nous apporte la surprise, un rebondissement difficilement anticipable dans la « vraie vie ». Passé et présent se rejoignent pourtant. Les faiblesses de l’enfance de Valentine se réparent : est-ce réaliste ? N’est-ce pas artificiel ?

En bref
Je suis partagée, tiraillée entre le réalisme dramatique de ce roman – ce terrible sujet d’actualité lié à la maltraitance – et le côté fictionnel, imaginaire et romancé – la réparation des blessures du passé – : l’ensemble crée des contradictions et ne me convainc pas.

La construction du roman : choix judicieux ?
L’histoire de Valentine nous est contée en deux voix : celle du journal intime de la jeune mère et une narration extérieure qui la met en vie et en action.
Le journal intime est assez présent dans les premiers chapitres. Sa place s’estompe dans la suite du roman pour devenir un témoignage à destination des femmes violentées en conclusion.

Ma question : Qu’est-ce qui pouvait prédestiner ce récit initial à ce rôle « préventif » ? Valentine pouvait-elle anticiper l’importance de son expérience pour les autres femmes ?
Ce D. pour identifier Daniel, son mari, cette façon de le nommer comme dans un récit journalistique m’a gênée dès le début. Une nouvelle fois, je sens que le rôle premier de l’écrit a changé au cours du livre pour apporter un côté « éthique » ou moral au livre.

Alors, je termine Celle que je suis, touchée par le sujet du livre, c’est certain, mais peu convaincue par le traitement à mi-chemin entre le fictif et le témoignage.

Je me souviens…
Ce roman me rappelle celui de Maude PERRIER, une raison d’espérer, une histoire qui m’avait tant émue, à l’époque.
Dans les deux romans, les écrivaines nous plongent dans le même thème. La différence réside dans le traitement de ce sujet : il me semble que Claire NORTON joue sur deux tableaux : le désir de réalisme et le fictif romancé. Maude PERRIER fait un choix unique : la romance ; elle passe un contrat avec moi et ne déroge pas de route : elle reste dans le genre, en l’assumant de bout en bout.

Mon évaluation : ♥ ♥ 1/2 ♥
Est-ce le mélange des intentions de lecture qui m’a troublée ou est-ce le contraste avec les émotions du précédent roman ?
Parfois, les ressentis, les attentes de lecture, les premiers mots de l’auteur nous donnent un avis qui est difficilement explicable. Mon avis est tellement à l’inverse de ceux que j’ai lus que je me sens perplexe. Comme je l’écris souvent, mon opinion est personnelle et offerte à un moment T de ma vie.

J’espère avoir expliqué ma chronique dans le respect de vos émotions et de l’auteure.

Bien livresquement.

Il nous restera ça de Virginie GRIMALDI : oui ça (de savoureuses émotions)… et un joli COUP de COEUR (mon coeur et mon esprit en raffolent) !

Une femme, un adolescent, une septuagénaire. Trois expériences, une rencontre : Jeanne ouvre son appartement à la colocation.

Virginie GRIMALDI, l’auteure, nous dresse trois portraits chapitre après chapitre, pas à pas.

Les tableaux sont d’abord flous, elle nous parle d’Iris, l’aide-soignante, de Théo, l’apprenti boulanger pâtissier, de la veuve qui a perdu son mari. Je suis impatiente de découvrir ce nouveau monde… Puis, l’esquisse s’affine, les caractères se dévoilent. Nous découvrons certaines nuances, un passé, un acte, trois destins. Chaque saut, d’une voix à l’autre, en quelques phrases, provoque ma curiosité. J’ai très envie d’en savoir davantage, d’aller au-delà, de comprendre l’union et la force des trois.

Virginie GRIMALDI a l’art et la plume pour nous émouvoir en condensé : une scène, une action, une pensée, une situation. On vogue d’une boulangerie, à une tombe, en passant par un banal échange… L’anodin devient source d’inspiration, de questionnement, de remise en cause… Le spectacle de lecture est fabuleux.

J’admire sa maîtrise du texte, ses mots et les expressions choisies : elle construit rapidement, mais efficacement, un contexte, une ambiance, un état d’esprit. Théo bagarreur, Iris amoureuse, Jeanne dans ses souvenirs. Virginie GRIMALDI est efficace au point que les pages défilent très (trop vite)… Elle sait y faire pour nous capter, nous garder et nous toucher.

Ces personnages auraient pu rester Iris, Jeanne et Théo, tout simplement, mais ils sont devenus comme des amis, des parties de nous, des êtres que nous côtoyons, que nous reconnaissons, que nous aimons.

La tension monte petit à petit, mon coeur s’alourdit aussi, le suspense est garanti jusqu’au final. A ce moment, de petites larmes mouillent le bord de mes paupières, je compatis et je soupire : il va falloir attendre une nouvelle histoire, un prochain roman…

Virginie GRIMALDI est une conteuse, une faiseuse de rêves et d’espoirs, une fenêtre sur un monde sensible et humain. Je raffole de ses livres, de ses personnalités, des évènements qui les ont façonnés et qu’elle sait nous conter. Ce livre est un grand bonheur.

Bravo, Madame, pour cette nouvelle aventure ! C’est un très beau roman que vous nous offrez. Encore, un COUP de COEUR et un COUP de maître qui me laisse admirative et éprise de votre écriture.

Mon évaluation : COUP de COEUR ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Le résumé des éditions FAYARD – 04 mai 2022 : À 33 ans, Iris trimballe sa vie dans une valise.
Théo, 18 ans, a peu de rêves, car ils en foutent partout quand ils se brisent. 
À 74 ans, Jeanne regarde son existence dans le rétroviseur. 
Rien ne les destinait à se rencontrer. 
Quand le hasard les réunit sous le même toit, ces trois êtres abîmés vont devoir apprendre à vivre ensemble. La jeune femme mystérieuse, le garçon gouailleur et la dame discrète se retrouvent malgré eux dans une colocation qui leur réserve bien des surprises.
C’est l’histoire de trois solitudes qui se percutent, de ces rencontres inattendues qui sonnent comme des évidences.

M’asseoir cinq minutes avec toi de Sophie JOMAIN : un juste COUP de COEUR !

Le résumé des éditions CHARLESTON – 20 avril 2022 : Claire et Julien se sont follement aimés. Un coup de foudre, un mariage et enfin, une fille, Pauline, belle, parfaite… et différente. Ils étaient prêts, ils la voulaient de toutes leurs forces, mais est-on jamais préparé à faire face au handicap d’un enfant ? Comment rester un couple uni, quand être parent prend toute la place ?
Ce roman est l’histoire de Claire qui voit partir l’homme de sa vie, de Julien qui étouffe sous le poids de la culpabilité, de Pauline qui voudrait que son papa et sa maman s’aiment de nouveau. Un roman intime et puissant, qui nous plonge dans la réalité d’une famille déchirée que seul l’amour saurait guérir.

Il ne m’a fallu que quelques heures pour lire ce roman : une soirée et un réveil très matinal. Il était impossible de le lâcher et de ne pas connaître la destinée de Claire, de Pauline et de Julien.

D’abord inquiète face au thème, angoissée d’aborder cette réalité qui me touche profondément, j’ai poursuivi La nuit des Anges par ce fil conducteur sensible et délicat : avoir un enfant touché par le trouble du spectre autistique. Comment Sophie JOMAIN allait aborder le handicap ? Elle que je connais dans des situations moins dramatiques et certainement plus légères, comme par exemple dans Fais-moi taire si tu peux ou Et tu entendras le bruit de l’eau (deux COUPS de COEUR et deux merveilleuses lectures qui sont encore bien présentes dans mes souvenirs)…

Sophie JOMAIN a merveilleusement bien réussi l’écriture de ce livre, passionnant. Elle a apporté de justes émotions, une réalité conforme à mes représentations, une dose de tensions émouvante et équilibrée, un récit de vie assez représentatif de parents confrontés à l’image idéale de l’enfant qu’ils n’ont pas forcément.

J’ai aimé le dialogue entre les deux parents, leurs ressentis personnels que l’auteure explicite en utilisant leur personnalité. J’ai trouvé les questionnements du couple et des parents intéressants et justes. J’ai apprécie l’évolution de Claire et de Julien. J’ai senti la maîtrise de l’écrivain, de la maman qui a longuement réfléchi à des problématiques qui peuvent à échapper à tous. L’analyse est profonde et sensible. Bref, ce roman est un nouveau COUP de COEUR pour moi.

Mon évaluation : COUP de COEUR ! ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

L’épouse ennemie de Penny WATSON-WEBB : conquise !

Quant à lire une romance, autant la rechercher dans une édition connue (HARLEQUIN, pour ne pas la citer) et se fier aux chroniques élogieuses des blogs. Je me suis arrêtée sur cette série Héritiers des larmes.

Ce n’est pas forcément ce tome-là que j’avais envie de découvrir en première intention mais, à priori, il valait mieux commencer par le début pour s’immerger dans les aventures de ces héritiers et combattants… C’est donc ce que j’ai fait : j’ai commencé par l’épouse ennemie.

Cette entrée sceptique (et un peu « forcée » par les avis bienheureux des lecteurs/lectrices) a été une belle expérience ! Oui, un bon moment de lecture ! Le tempérament de Brune, ses réparties, ses contre-attaques, ont apporté de la légèreté à ma période de vie mais aussi de la surprise, de l’humour au point que j’avais très envie de connaître la suite de ses actes : comment allait-elle rendre la monnaie de sa pièce à tous ces ennemis qui ne l’acceptaient pas et qui la harcelaient ? J’ai parcouru les pages et les chapitres avec une certaine avidité, une frénésie passionnée.

La relation de Conan et de Brunhilde est une rencontre, comme un accident mais, tout de suite, charmante et prometteuse. C’est une révélation pour eux deux… Cependant, l’auteure entrave les amoureux avec le procédé « Roméo et Juliette » : impossible de s’aimer et de s’unir puisque leurs deux familles sont ennemies, deux clans guerriers qui se détestent et se détruisent avec force et violences. Les premiers paragraphes sont sanguinaires, c’est surprenant dans une romance… mais la tension est haute, si élevée que j’étais captive de l’histoire.

Stratagèmes, attaques, menaces, complots et ripostes sont toutes les méthodes que vont mener les deux protagonistes pour (nous) se séduire. Ce roman est divertissant et amusant. Chaque page nous offre une nouvelle bataille : je suis conquise et agréablement surprise. Les personnages suivent une ligne de conduite et n’y dérogent que parce que l’amour est plus fort que tout (Et oui !). J’adore ce premier tome et j’avoue que je me laisserai bien tenter par le troisième et le quatrième volets…

J’ai été séduite jusqu’au climax et au dénouement où, là, la romance change un peu de ton, Brune varie ses objectifs, Conan est davantage conduit par sa raison et laisse ses premières impulsions de côté pour « sauver » sa famille et son clan. Les ennemis se raisonnent. J’ai eu comme une impression de volonté de clore ce volet alors que l’auteure aurait pu encore s’amuser de situations drôlesques et de péripéties rigolotes.

Je me suis divertie avec cette première partie. J’ai passé un agréable moment. J’ai aimé les jeux des deux protagonistes. Ce fut une lecture légère mais enjouée que j’ai trouvée délicate et amusante. Expérience à renouveler, donc… à poursuivre.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Le résumé des éditions HARLEQUIN – 1er septembre 2017 : Héritiers des larmes TOME 1  Face à la reine de France, Brunhilde sent son cœur battre à tout rompre. La souveraine lui a accordé le droit de choisir son époux, et attend à présent sa réponse. Brunhilde sait que tout le monde souhaite qu’elle désigne, sur l’ordre de son frère, l’arrogant seigneur de Valcoudray, dont l’alliance renforcerait sa famille. Ce noble normand est même prêt à passer outre le baiser qu’il a surpris la veille entre elle et Conan de Ker Glenn, leur ennemi breton. Conan, l’homme à qui Brunhilde a caché son identité et qui lui lance aujourd’hui des regards noirs. Si c’est lui qu’elle choisit, il la méprisera, elle le sait, et la traitera comme une étrangère dans sa propre demeure. Mais la paix entre Bretons et Normands serait désormais actée. Consciente des regards qui pèsent sur elle, Brunhilde lève enfin les yeux, déterminée. Elle sait ce qui lui reste à faire.

La nuit des anges d’Anna TOMMASI

Je remercie les éditons PRELUDES, ainsi que l’auteure et NetGalley pour cette lecture découverte.

Le résumé des éditions PRELUDES – 2 mars 2022 : Alice, jeune mère divorcée, décide après dix ans d’absence de revenir à Perros Guirec, la ville de son enfance. Elle espère en profiter pour retrouver sa famille,  des paysages familiers, et laisser derrière elle un passé douloureux. Mais dans ce coin de Bretagne chargé de souvenirs, l’angoisse s’installe rapidement : ses parents sont devenus des étrangers, son amour de jeunesse  est obsédé par l’enlèvement de sa sœur, qui a eu lieu vingt-cinq ans plus tôt, et les visages jadis connus  ne sont plus que des fantômes. Bientôt, c’est toute la ville qui est secouée d’un vent  de panique avec la disparition d’une fillette. Le début  du cauchemar pour Alice, embarquée malgré elle dans une enquête à double vitesse, entre le passé et le présent…

J’ai choisi ce livre dans le catalogue NetGalley pour sa couverture et son titre. J’aime ce mystère qui se dégage, cette sobriété dans le paysage et cette inquiétude que l’on devine. De ce fait, je pensais lire un roman purement policier ou thriller. En fait, ce récit se situe à mi chemin entre différents genres : la romance et le policier, le récit de vie.

Alice est le personnage qui mène l’intrigue : elle recueille les indices du présent qu’elle noue au passé pour livrer le secret de la disparition de Victoire, son amie d’enfance.
Elle est accompagnée de son garçon, un enfant en situation de handicap, atteint d’un trouble du spectre autistique. Cette figure est réaliste et donne de la profondeur et de l’intérêt à cette histoire : il a retenu mon attention.
Alice retourne dans son village natal et retrouve des personnes de son passé dont ses parents, Teddy (l’amour de jeunesse) et des camarades et leur famille.

L’auteure a voulu nous offrir des souvenirs du passé, images floues et tronquées, que, nous, lecteurs, on soupèse. On évalue avec le personnage principal, Alice, la part de vérité dans chacun des protagonistes et la transformation de ces enfants (anges ou démons ?) devenus adultes. L’idée est bonne. J’aime fouiner dans les évènements du passé, faire le tri avec le personnage, du vrai du faux, du ressenti de la réalité… C’est un style de roman qui m’intéresse toujours et que je recherche. Mais, dans La nuit des anges, la trame bâtie ne m’a pas séduite.

J’ai trouvé Teddy troublant et déroutant, pas forcément attachant : séducteur mais virulent parfois (désagréable, aussi).
La première partie m’a semblé longue avec une mise en place difficile : s’y installent plutôt la romance et le récit de vie pour, en deuxième partie, s’axer sur les indices, l’intrigue principale, la recherche du coupable.
Je n’abandonne pas mes lectures mais je me suis posée la question pour celle-ci. J’avais pris un engagement, j’ai poursuivi ma découverte.
Ce qui m’a déçue : le dénouement qui présente un coupable machiavélique et assez caricatural.

Ce n’est pas une lecture que j’ai appréciée. Mes attentes n’ont pas été satisfaites : manque d’actions ? de tension ? de consistance dans les personnages ? Cette histoire n’a pas suscité d’émotions chez moi. C’est dommage mais cela arrive…
Mon évaluation : ♥ ♥

La libraire de Dachau de Shari J. RYAN

Impossible de ne pas poursuivre le thème de mes lectures actuelles (l’Holocauste et la 2ème guerre mondiale) et de faire suite à Ce que disent les hirondelles. J’ai voulu entrer dans le roman de Shari J. RYAN, La libraire de Dachau pour deux raisons principales :
– La première est indiquée en introduction : il fallait que j’aille « voir » ce qui se passait en Allemagne vers les années 1941. Henri, le personnage de Ce que disent les hirondelles, a éta témoin de la montée du nazisme. Son fils Fanfan a vécu l’enfer… Dachau est l’une des facettes de cet enfer.
– La deuxième raison est liée au titre. J’étais bien curieuse de découvrir un nouvel univers des livres dans ce lieu, un des premiers camps de concentration mis en place, si synonyme de crimes et de maltraitance.
Je pourrais ajouter que les avis des lecteurs m’ont aussi convaincue que cette lecture devait être découverte.
J’ai beaucoup de craintes à entrer dans cet univers des camps. Je suis passée, souvent, à côté des romans du même genre et du même thème, tels Le violoniste d’Auschwitz, le tatoueur d’Auschwitz, Le magicien d’Auschwitz, la bibliothécaire d’Auschwitz… et j’en manque beaucoup. Pourtant, les titres de ces ouvrages sont notés dans ma PAL…

Le résumé de CITY EDITIONS -23 mars 2022 : Aux États-Unis, à l’aube des années 2020, la vie de Grace bascule lorsqu’on lui annonce qu’elle vient d’hériter d’une librairie à Dachau, en Allemagne. L’endroit lui a été légué par une grand-mère biologique dont elle ignorait complètement l’existence. Grace décide de traverser l’Atlantique et se lance dans une véritable enquête pour combler les silences de l’extraordinaire et douloureuse histoire de Mathilda, sa grand-mère. Une histoire qui débute dans l’Allemagne crépusculaire des années 1940. Hans, l’amour de toujours de Mathilda, est en danger parce qu’il est juif. La jeune femme n’hésite pas une seconde et le cache dans son grenier. Pendant des mois, ils vivent à la lueur des bougies. Jusqu’au jour où Hans est trahi et déporté au camp de Dachau… Dès lors, Mathilda est poussée par la rage de survivre et par une promesse : un jour, ils vivront libres et heureux.

C’est un roman très touchant que je termine. Je me sens nauséeuse, pas très à l’aise avec les atrocités que j’ai côtoyées durant ce récit. J’ai revu nettement les documentaires que j’ai visionnés dans mon passé (Nuit et brouillard, par exemple). Je reste incrédule face à cette barbarie, atterrée face aux actes des hommes. La lecture est difficile dans certains passages mais l’auteure, Sahi J. BRYAN, « l’allège » et encadre nos émotions avec cette double narration. C’est habile et fort utile pour le lecteur.

Grace est la voix du présent. C’est la plus « légère », celle qui nous offre un souffle d’espoir. Mathilda, quant à elle, a vécu l’horreur malgré ses qualités humaines, son amour de l’autre, sa tolérance, sa charité… Hans est son ami d’enfance, son amoureux aussi, celui qui vit toutes ces horreurs. Mathilda ne survit que pour retrouver Hans qu’elle cache, qu’elle suit jusqu’au camp de Dachau pour perdre totalement sa trace.

La narration de Mathilda est tout à fait différente de celle de mes représentations. Je pensais que les livres et la librairie auraient un autre rôle dans l’histoire. Ce décalage entre mes attendus et ma lecture rend cette lecture plus précieuse et plus intrigante. C’est un lieu de recueil et je n’en dirai pas plus pour ne pas « spoiler » toute l’intrigue.

J’ai aimé ce livre pour son réalisme, mais aussi pour cette pointe de magie que seul, l’écrivain, peut écrire. Forcément, la réalité est dépassée pour donner une histoire où les personnages « vont gagner » quelque chose. C’est peu concevable dans ces circonstances ; j’apprécie de pouvoir rêver et de posséder l’espérance malgré tout. J’ai du mal à classer ce roman dans mes COUPS de COEUR car : peut-on aimer lire toute cette tragédie ? Ce que je peux vous dire c’est qu’il a hanté mes jours et mes nuits. Difficile de se détacher de ces évènements…

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Ce que disent les hirondelles de Catherine BOISSEL

Le résumé des éditions PRESSES de la CITE – 07 avril 2022 : Une belle chronique familiale en Normandie incarnée par des personnages attachants avec leurs doutes et leur courage. Et une éclairante page d’histoire qui couvre les années 1930 et fait suite aux romans Les Portes du bonheur et La Chanson de Julien.
En Normandie, Henri et Pauline forment un couple uni. Mais, en ces années 1930, la vie n’est pas simple. La crise économique a ruiné leur élevage de chevaux, Henri est devenu agriculteur. Un changement qu’il accepte avec philosophie grâce à la tendresse de son épouse. Leurs trois enfants grandissent dans une atmosphère heureuse, et Fanfan, l’aîné, connaît bientôt l’émoi du premier amour.
Mais un événement inattendu vient ébranler leur quotidien. Invité par un ami, Henri part pour Berlin ; dans son journal, il consigne sa découverte horrifiée de l’Allemagne nazie. La déclaration de guerre confirme ses pires appréhensions.
Tandis que sa famille subit l’Occupation, Fanfan, enrôlé le jour de ses vingt ans, est fait prisonnier à Dunkerque. Évadé, résistant, il va tenter de traverser cette période douloureuse en restant fidèle aux valeurs des siens. La guerre les épargnera-t-elle ?

En choisissant ce roman dans le catalogue de NETGALLEY, je n’ai pas fait attention au fait qu’il s’agissait du 3ème tome d’une saga familiale. En effet, Ce que disent les hirondelles fait suite aux Portes du bonheur et à La Chanson de Julien. Je ne pense pas qu’il s’agisse là d’un problème mais je pense que la suite de cette histoire familiale aurait gagné en attrait et en intérêt si j’avais lu l’ensemble des aventures des personnages. Certains protagonistes auraient été plus réels, la profondeur de leurs sentiments et émotions m’auraient davantage émue.

Dans cette troisième partie, nous sommes à la veille du 2nd conflit mondial, en pleine montée du nazisme en Allemagne. Le voyage d’Henri auprès de son ami allemand (dont je fais connaissance mais qui semble être un protagoniste principal des Portes du bonheur) en témoigne. Berlin apparaît comme incompréhensible, irréelle aux yeux de ce normand. J’assiste à un tableau que je ne connaissais pas (malgré mes nombreuses lectures sur cette période historique). Je suis, comme Henri, impuissante et heurtée par tant de gestes, de lois et de paroles à l’encontre des autres.

Pauline, sa femme, est restée en Normandie. Leur fils, François, surnommé Fanfan, fait l’expérience des premières amours. Il est touchant de gravité, de désespoirs et de désœuvrement. On entre dans le roman par lui, par sa désillusion. C’est un personnage auquel je me suis attachée. Et c’est tant mieux car il est l’un des personnages phare de ce troisième volet.

J’ai beaucoup aimé les aventures qui ponctuent ce final. L’auteure, Catherine BOISSEL, a une belle plume. Son objectif est de conclure sa saga, elle tisse les derniers fils de ses intrigues avec une expertise remarquable. Malgré mon ignorance du départ, j’ai été touchée par l’ensemble du récit, par le dénouement savamment raconté.

Voila qui me donne une belle impression de cette auteure et de ses livres que j’essaierai de ne pas manquer à l’avenir.

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ 1/2 ♥

Avant de vous jeter sur ce joli roman, je vous conseille de commencer la saga au tout début des aventures de Pauline :

Le résumé du 1er tome – Les Portes du bonheur : La Première Guerre mondiale racontée sous un angle inédit : le rôle primordial des chevaux sur le front, aux côtés des soldats. Une prise de conscience que vit Pauline, infirmière issue du monde rural, qui a quitté son village de Normandie et les siens parce qu’il lui semblait avoir tout perdu…
Intense et volontaire. Telle est Pauline, dix-sept printemps, qui a hérité de son père l’amour de la terre et des bêtes. Dans ce village du Calvados, la Grande Guerre, comme partout, a mobilisé les hommes mais aussi les chevaux. Ainsi, Pompon, fier percheron avec lequel Pauline a grandi, est sur le front pour tirer les trains d’artillerie. Une déchirure pour la jeune fille.
C’est aussi le cœur chaviré qu’elle revoit par hasard Henri, amour secret et impossible, la veille de son départ pour la Somme.
Une lettre du jeune homme qui va décider de son destin…
En côtoyant au plus près la guerre et tout ce qu’elle pulvérise – l’espoir, les vies, les familles –, Pauline, enrôlée comme infirmière, peut-elle encore croire aux miracles ?

Le résumé du 2ème tome – La Chanson de Julien : En 1927, dans l’Eure. Pauline, épouse d’un ancien soldat au visage dévasté, et mère comblée, découvre les autres ravages de la Grande Guerre… Qui occupe la ferme familiale et prétend s’appeler Julien, comme son frère adoré ?
Eté 1927. Unie à Henri par une passion toujours intacte, Pauline mène une vie douce entre les siens et le haras des Tilleuls, un des plus réputés de l’Eure. Seule ombre : la crainte mêlée d’aversion de Fanfan envers son père en raison de son visage mutilé par la Grande Guerre. Ce bonheur presque tranquille vole en éclats pour Pauline lorsqu’elle intercepte une lettre de l’hôpital Sainte-Anne à Paris : un patient amnésique et paralysé à la suite d’un traumatisme de guerre affirme s’appeler Julien Vautier. Dès lors, d’anciens soupçons de Pauline renaissent : celui qui habite la ferme familiale, Julien, son frère chéri, serait-il un imposteur ?
Pour la première fois depuis son mariage, Pauline agit en cachette d’Henri. Bientôt, la jeune femme est placée devant un cruel dilemme…

Je remercie très sincèrement le blog NetGalley et les éditions PRESSES de la CITE que j’apprécie beaucoup, ainsi que l’auteure, Catherine BOISSEL, pour ce service de presse. Merci infiniment…