Peut-on vivre sa passion aveuglément ?

Vous m’avez soumis cet auteur, Stefan ZWEIG, dans vos blogs et dans vos commentaires. challenge classique LiliaJ’ai donc décidé de lire Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme. C’est un roman court, une nouvelle, un classique aussi de la littérature allemande. Littérature romantique, je
peux ajouter cette expérience à mon parcours de lecture

Voici donc ma deuxième lecture d’un classique, je valide donc mon objectif dans le cadre du Challenge Classique, pour le mois de mars.

Je n’ai pas l’habitude de lire des petits livres. En cette période, j’aime pourtant cette idée de parcourir assez rapidement un univers et une histoire. Je manque de temps, entre les contraintes quotidiennes, le travail, le sport… Bon, bref, je déteste quand un livre traîne 24 h dans la vie d'une femmetrop longtemps sur ma table de nuit. Je perds le fil de l’intrigue… Celui-ci était donc parfait !

Voici maintenant mon avis :

C’est une belle histoire que nous narre cette vieille femme : une rencontre hasardeuse, un moment de compassion, une passion et la vie qui reprend un cours tranquille mais  bouleversé.

Contrairement à mes petites expériences en matière de nouvelles, je pensais lire un récit percutant, rapide, intrigant. Ce fut différent. Stefan ZWEIG se montre pointilleux et extrêmement précis si bien que mon impatience monte crescendo. Je tourne les pages. Je voudrais aller rapidement au nœud du problème. Stefan ZWEIG maîtrise parfaitement l’écriture, c’est avec emphase et une légère exaltation qu’on est plongé dans cette expérience du passé…

Le vocabulaire utilisé est raffiné. Tout est minutieusement décrit : des mains, aux doigts, à la peau… Les sentiments et les angoisses transpirent dans des endroits que je n’aurais pas suspectés.

La main est au centre du roman. Elle donne, elle lie, elle est tendue, elle reçoit, elle est l’exécutrice du corps, elle possède et elle prend, désespérément. Elle est magnifiquement décrite. Ce fut une belle peinture, des instants uniques gardés sur le papier… Elle laisse à réfléchir. Elle sera aussi et surtout tentatrice.

Mes attentes de lecture prévoyaient ce bref rapport passionné (tout est dit dans le titre). Cette histoire retrace, en effet, un espace temps éphémère entre deux êtres. On pense ne pas être surpris par la tournure des événements. Tromperie ! La chute est intense. Elle blesse. Elle est douloureuse et différente de mes suppositions. Je la trouve réaliste, véritable, tellement possible et humaine.

J’ai été passionnée par l’intensité de la rencontre dans la deuxième moitié du livre. J’ai adoré la fin.

J‘ai apprécié ce moment de lecture. J’aurais souhaité être éprise de ce jeune homme ; il ne m’a pas séduite. Je ne me serais pas attachée à lui : sa dépendance, sa non-expression (voulu par l’auteur et la narratrice) et cette impuissance à se démêler seul de ses problèmes sont autant d’entraves à mon attachement. La narratrice dresse pourtant un portrait fidèle et réussi… envoûtant.

Mon avis copie

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥

En bref : C’est donc une lecture intéressante sur la forme, l’écriture de Stefan ZWEIG est admirable et sur le fond avec l’histoire d’une rencontre, d’une faiblesse, d’une dépendance, d’une envie de vivre intensément sa vie. Je suis contente d’être entrée dans ce genre littéraire et dans ce classique. Merveilleuse aventure !

Je tenterai donc une autre nouvelle de cet auteur pour me faire une seconde idée de sa plume et de son univers.

Je ressors de ce livre avec un questionnement (celui de l’auteur, précisément) : peut-on vivre sa passion aveuglément ?

Résumé de l’éditeur :

Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée. Seul le narrateur tente de comprendre cette  » créature sans moralité « , avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. Ce récit d’une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

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