Une Vita pas si Dolce de Mélanie Taquet


Une Vita pas si Dolce est un roman que je qualifierai « hors des sentiers battus », différent… Pourtant, en regardant la couverture, je m’attendais à une histoire Chick-lit, une romance légère, un moment de plaisir sans « prise de tête ».

Je me suis trompée ! Le roman de Mélanie TAQUET est vrai, prenant, allant percuter mes opinions et déranger mes préjugés. Il m’incite à réfléchir, il me questionne, il est profond et incontestablement original. Voici mon avis…

Une vita pas si dolce.jpgLe résumé de l’éditeur LIBRINOVA

Quand Nina s’envole pour l’Italie sur un coup de tête, elle frappe à la porte de La Dolce Vita, un Bed & Breakfast tenu par Hannah, sa meilleure amie de fac.
Mais les retrouvailles des deux femmes ne sont pas à la hauteur de leurs espérances : Hannah est aux prises avec sa sorcière de belle-mère et ses problèmes de couple ; quant à Nina, elle refuse d’expliquer les raisons de sa venue et semble fuir la réalité, préférant se laisser distraire par les délices florentins au bras de Marco, un Napolitain pensionnaire du B&B.
Pourquoi Nina a-t-elle quitté la France aussi subitement ? Quels secrets tente-t-elle de dissimuler ?
Sous le soleil de Florence, les parts d’ombre et de lumière de chacun se révèlent tour à tour.

Plongez dans ce roman choral éblouissant : une escapade en Italie dont vous ne voudrez plus revenir

Des attentes… mais pas les bonnes !

Je suis sûre que vous vous attendez à un roman chick-lit ou tout au moins à une romance contemporaine pétillante et légère ! Non ? Alors vous êtes une lectrice ou un lecteur plus fin que moi. Je n’ai pas relevé le titre. Je me suis laissée berner par ses longues jambes fines, très sensuelles mais aussi par cet éclat de soleil qui rend la vie moins difficile, en apparence… J’aurais dû prendre avec sérieux le titre qui agit comme un avertissement, ainsi que ce jeu d’équilibriste au-dessus de la ville, si belle soit-elle.

Des rencontres humaines…

Cette ville, c’est Florence, envoûtante, magnifique, artistique, brillante. Nina (c’est cette femme qui agit sur un coup de tête et qui joue les funambules) y rencontre des personnages, tous très différents, tous chargés d’histoires, d’expériences et de problématiques. La plus touchante, selon moi, c’est la belle-mère d’Hannah, cette vieille femme aigrie. Je n’en dis pas plus !

Vous vous attendez à des protagonistes caricaturaux, accompagnateurs mais sans essence et sans subtilité ? Non, ils sont vivants, bourrés de qualités et de défauts, très réalistes, aussi. Je pensais que tout tournerait autour de Nina. Ils existent en dehors d’elle. Ils ont des relations, ils s’affrontent, ils s’écoutent, ils s’imaginent…

Un nouveau terreau de réflexion…

Je visite Florence, l’Italie, Rome, ses rues et ses places. On voyage dans ce livre. On sent, on touche, on entend comme un vrai voyageur, avec la même passion. J’ai aussi emprunté des chemins incongrus : la déroute des attitudes, le tracé tortueux des sentiments, des contradictions, la piste des provocations. L’auteure et son héroïne m’ont choquée parfois (gentiment, je vous rassure, tout est dosé !) : un mot, un acte, une idée, une pensée… Par l’interaction de l’aventure de Nina, ses gestes et la plume de Mélanie TAQUET, je me suis questionnée et j’ai interrogé le message que les mots me transmettaient. Pourquoi cette attitude ? Pourquoi cette folie ? Pourquoi ce rejet ? Pourquoi cet éloignement ? Forcément, Nina était une victime, selon moi… Et bien non. Elle est l’auteur de son mal-être. Voilà ce qui est différent et dérangeant… Je suis allée jusqu’au bout. J’ai eu raison.

Certains avis de lecteurs peuvent être contrariés par les décisions des uns et des autres personnages dans ce roman : la fuite, l’adultère, l’irresponsabilité… On condamne. On rejette. C’est évident ! Pourtant, cette histoire personnelle m’amène à envisager la différence, à chercher des personnalités et des réponses à la vie, autres que les miennes, habituelles et conventionnelles. Peut-être serais-je comme Hannah, je ne pardonnerais jamais. Oui, peut-être… Mais est-ce pour autant qu’on ne peut pas concevoir que les êtres humains sont dissemblables, en apparence, en réactions et en sentiments ?

En bref…

Une Vita pas si Dolce décrit le cheminement assez particulier d’une jeune femme qui a tout laissé derrière elle. Elle a décidé de tirer un trait sur son passé. Cet oubli s’avère difficile et impossible. Nina doit s’assumer, passer par des comportements transitoires, se chercher et se redéfinir.

Une Vita pas si Dolce n’est pas un récit essentiellement centré sur ce seul personnage, Nina. Il est riche de relations humaines. Il est un panel de visages et de personnalités, de rencontres aussi.

Il m’a divertie. Il a eu cet atout supplémentaire, celui de me questionner sur les autres.

Voici une belle expérience qui est loin d’être légère et superficielle. Une très bonne lecture, en résumé !

Mon évaluation : ♥ ♥ ♥ ♥

NetGalley

Je remercie le site NetGalley pour ce service de presse, pour sa confiance. Je suivrai avec attention cette auteure, Mélanie TAQUET et ces éditions LIBRINOVA qui m’ont interpelée, émerveillée, touchée… A très bientôt.

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