La cuisinière de Mary Beth KEANE

Le résumé des éditions 10-18

Immigrée irlandaise courageuse et obstinée arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent caché pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent. Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie. Au contraire, sa robustesse est presque indécente. Des médecins finissent par s’intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu’on l’observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer. Pourquoi la traite-t-on comme une malade alors qu’elle est en parfaite santé ? Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse décident de l’envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour Mary Mallon, femme indépendante, un combat à armes inégales pour sa liberté…

Comme tous les romans de vie, histoire vraie, ce livre m’a touchée et me restera gravé dans la mémoire. L’existence de Mary « typhoïde » m’a surprise. C’est une lecture boulversante que je vous conseille.

Très proche des personnages principaux que je côtoie dans mes lectures romancées, j’offre mon empathie assez facilement à ces portraits féminins qui peuplent mes soirées. Mary, la blanchisseuse par défaut et cuisinière par passion n’échappe pas à la règle. Je mise tous mes espoirs sur sa bonne volonté, sa loyauté et sa conscience personnelle. Il me paraît impensable qu’une femme aussi dévouée ait une quelconque responsabilité sanitaire dans la société américaine du début du XXème siècle.  Je lutte, je critique… et pourtant les faits sont là,   incriminants et réels. Mary fut traquée, jugée, bannie, isolée. Elle s’obstina dans sa conviction et dans son désir absolu de concocter des petits plats savoureux. 

L’auteure, Mary Beth KEANE, avec neutralité, me livre une aventure toute personnelle, dans un monde encore novice du point de vue de l’hygiène, société cruelle où la survie est un combat. J’ai beaucoup aimé ce récit de société, ce combat psychologique et cette aspiration toute féminine. 

Un livre incontournable et touchant.

Mon évaluation : ♡ ♡ ♡ ♡

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